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Selon l’INSEE, en avril dernier, les dépenses de consommation des ménages en biens ont chuté de 20,2 % en volume par rapport à mars. Il s’agit du second mois consécutif enregistrant une baisse historique depuis le début de la série en 1980.

Consommation de biens fabriqués en première ligne

Confinement oblige, la consommation des ménages français a très fortement chuté au mois d’avril 2020, après une première baisse importante au mois de mars. Ainsi, selon l’INSEE, la consommation des ménages en France a fondu d’un tiers (33,7 %) au mois d’avril par rapport à celle du mois de février et de 20,2 % par rapport à mars.

« En avril 2020, la consommation de biens fabriqués chute de nouveau très lourdement (-42,6 % entre mars et avril après -42,1 % entre février et mars), les dépenses en énergie chutent fortement (-22,8 % après -10,2 %) et la consommation alimentaire se replie nettement après une forte hausse en mars (-5,4 % après +9,2 %) », note ainsi l’INSEE.

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Et pour cause, sous l’effet combiné de la très forte baisse des achats de biens fabriqués durables, des dépenses en habillement-textile et de la consommation d’autres biens fabriqués, « la consommation de biens fabriqués a dévissé en avril ».

Ainsi, comme le note l’INSEE, « en avril, les dépenses en biens durables ont chuté de nouveau lourdement (-39,2 % après -44,7 %) ». La consommation de matériels de transport a également baissé de 36,4 %, « du fait de la faiblesse exceptionnelle des ventes du secteur automobile ». Les dépenses d’équipement du logement chutent également, en particulier les ventes de meubles et d’appareils électroménagers. Les achats de lunettes sont eux en forte baisse. Même son de cloche du côté des dépenses en habillement-textile qui ont encore diminué fortement par rapport à mars, les ventes de vêtements et de chaussures étant très affectées par la fermeture des magasins.

Diminution par contrecoup de la consommation alimentaire

Du côté des dépenses en énergie, les ménages confinés ont profité de la baisse des prix du pétrole et de leurs moindres déplacements pour diminuer leurs dépenses en énergie : elles reculent ainsi de 22,8 % sur un mois et de 33,2 % sur un an.

Par ailleurs, « la consommation de gaz et d’électricité se replie très nettement, sous l’effet de températures très douces pour la saison ».

La consommation alimentaire, qui avait bondi de 9,2 % sur un mois en mars lorsque les Français avaient stocké des produits alimentaires de base au début du confinement, s’est repliée de 5,4 % en avril. « La consommation de fruits et légumes frais est en nette baisse, tout comme celle d’aliments transformés de l’industrie agroalimentaire », note l’INSEE. Sur un an, la consommation alimentaire continue toutefois à s’inscrire en hausse le mois dernier, de 2,3 %.

AK

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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