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Le journal Causeur, par la plume d’Erwan Seznec, vient de faire des révélations troublantes à propos de la nouvelle égérie des médias mainstream et des Antifas, Assa Traoré. Le journal révèle que la demi-soeur d’Adama Traoré, décédé en 2016, aurait milité durant trois ans et demi alors qu’elle était officiellement en arrêt maladie.
Travailleurs sociale, elle encadrait des adolescents, travaillait pour l’Oeuvre de protection des enfants juifs (Opej), un acteur du social avec délégation de service public.
Voici ce qu’écrit le journaliste de Causeur :
« Assa Traoré n’est pas retournée travailler après le décès de son demi-frère. Elle s’est mise en arrêt maladie. Un arrêt qui s’est prolongé, nous a-t-elle précisé, jusqu’en décembre 2019. La nature exacte de sa maladie ne regarde qu’elle, mais n’importe qui peut facilement vérifier qu’elle a fait preuve durant ces 41 mois d’un allant formidable, enchainant les meetings, les déplacements et les interviews. Elle reçoit Libération pour un portrait publié en septembre 2016. Le 13 octobre suivant, elle répond à Jeune Afrique. Le 5 novembre, porte-voix en main, elle anime un petit cortège place de la République, à Paris. Le 17 novembre, elle se manifeste au conseil municipal de Beaumont-sur-Oise, pour réclamer la vérité. Le 31 décembre, elle met en ligne ses vœux en vidéo sur Médiapart, à l’invitation du site. En janvier 2017, elle tient la vedette dans l’émission La Clique, de Mouloud Achour. En 2018, elle parle à Bastamag et Reporterre, elle se déplace en banlieue. Elle fait un entretien croisé avec Angela Davis, publié par la revue Ballast, en janvier 2019. Elle est en Une des Inrocks en avril 2019 et annonce qu’elle relance sa ligne de vêtements, dans la rubrique « Où est le cool ? ». En avril 2019, elle publie un second livre chez Stock, avec l’universitaire Geoffroy de Lagasnerie. Elle termine l’année 2019 comme vedette d’une soirée de soutien réunissant l’écrivain Edouard Louis, l’économiste Thomas Porcher, l’ex-footballeur Vikash Dhorasoo, la chanteuse Camélia Jordana, la militante Rokhaya Diallo, etc »
Et le journaliste de s’interroger sur la conformité de tout cela avec le repos que suppose un arrêt maladie
Pour rappel légal :
« Outre le devoir d’information, le salarié en arrêt maladie doit respecter les prescriptions du médecin, se soumettre aux contrôles organisés par le service du contrôle médical, s’abstenir de toute activité non autorisée et se conformer aux heures de sortie accordées par le praticien. Le médecin doit mentionner sur l’arrêt de travail si les sorties sont autorisées ou pas. Si elles le sont, vous devez néanmoins être présent à votre domicile de 9 heures à 11 heures et de 14 heures à 16 heures, sauf en cas de soins ou d’examens médicaux à l’extérieur. Ces règles s’appliquent également le week-end et les jours fériés.
Notez toutefois que si votre état de santé le justifie, votre médecin peut vous autoriser à sortir n’importe quand au cours de la journée (aucune présence obligatoire au domicile), à condition toutefois d’indiquer les raisons d’ordre médical justifiant cette autorisation »
Causeur s’interroge à savoir si Assa Traoré n’aurait pas bénéficié d’un arrêt de travail de complaisance et de sommes « qui bouleversent les grands équilibres de l’assurance-maladie » tout en rappelant qu’en septembre 2016, la cour d’appel de Paris a confirmé la condamnation d’un salarié de la RATP qui avait fait campagne pour les municipales à la Courneuve pendant un arrêt maladie.
La conclusion du journaliste de Causeur est incisive : « Sur le plan symbolique, enfin, ce passage de la biographie d’Assa Traoré détonne. Le comité Vérité pour Adama regorge de militants antisionistes dénonçant le racisme structurel de l’État français. Ils affectionnent les raccourcis-chocs, en voici un: leur égérie a bénéficié de la générosité de l’État en question pendant des années, avec le concours des Rothschild. Ils sont partout »
Illustration : wikipedia commons (cc)
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Une réponse à “Arrêt maladie et militantisme. Les révélations explosives de Causeur sur Assa Traoré”
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