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Laurent Ozon est un intellectuel écologiste (un vrai pour le coup) et localiste français. Il intervient fréquemment via son compte twitter désormais, au sujet de l’actualité, avec un regard particulièrement incisif et percutant, sur ce qui se passe autour de nous. Nous vous proposons de découvrir son analyse sur deux actualités récentes : La fabrication médiatique du culte d’Assa Traoré et de sa famille mais aussi la percée de EELV (Europe-écologie-les Verts) aux élections municipales.
Deux évènements d’actualité récents, dans l’air du temps, décryptés en quelques tweets, que voici ci-dessous.
Le Vote EELV, un vote de fonctionnaires et de bourgeois
« Bio dans les cantines, vélo, espaces verts, convivialité et circuits courts. Le vote #EELV dans les grandes villes est principalement un vote de fonctionnaires et de bourgeois pour plus de confort, de sens et de qualité de vie. Un vote à gauche sur des instincts conservateurs » indique Laurent Ozon dans un tweet du 29 juin avant de poursuivre :
« Les thématiques sociétales, climatiques et immigrationniste sont présentes comme fond moral commun superficiel . Les mégalopoles après s’être vidées de leurs classes moyennes et pauvres, restent peuplées de néobourgeois et de leur personnel uberisé logé à proximité immédiate ».
Et de couper court à d’autres analyses qui pourraient être réalisées sur le sujet :
« Je vois d’ici-là les droitards interpréter le vote EELV des grandes villes comme un vote islamo-gauchiste ou simplement gauchiste. Une bonne façon de ne pas se remettre en question et de pratiquer la sociologie électorale pour neuneus qui leur réussit si bien depuis des années. La population des coeurs de grandes villes qui vote EELV n’est pas gauchiste ni islamo-gauchiste mais éduquée, hypersocialisée, riche (ou protégée) et progressiste. Le vote EELV permet de conjuguer un idéalisme moral de gauche avec des besoins quotidiens conservateurs. Les gens ne votent pas aux municipales pour des idées générales ou des utopies morales mais pour l’effet attendu de leur vote sur leur vie quotidienne. Si l’on perd c’est que l’on n’a pas convaincu sur ce point précis. C’est aussi simple que cela. »
Assa Traoré pour empêcher une 2ème vague internationale de Gilets jaunes ?
Concernant Assa Traoré, nouveau fantasme de la presse mainstream qui multiplie les articles élogieux à son sujet sans jamais évoquer la question de son arrêt maladie étrange, ni du passé judiciaire lourd de son importante famille dans laquelle la polygamie est reine, voici ce qu’indique Laurent Ozon.
« Ils font le job pour placer à la tête de la contestation sociale, une minorité que la majorité n’acceptera jamais de suivre. Tous les médias et transnationales s’y mettent. Un seul objectif : empêcher une 2e vague internationale de #GiletsJaunes » indique-t-il dans un tweet récent.
Ils font le job pour placer à la tête de la contestation sociale, une minorité que la majorité n’acceptera jamais de suivre. Tous les médias et transnationales s’y mettent. Un seul objectif : empêcher une 2e vague internationale de #GiletsJaunes. https://t.co/qsxCLwSS1l
— Laurent Ozon (@LaurentOzon) June 27, 2020
Et de poursuivre le raisonnement : « Simultanément, la classe moyenne est bombardée par une délirante campagne d’épuration/victimisation racialiste, qui alimente l’exaspération et qui finira (ils l’espèrent) par des violences raciales ou xénophobes qui auront pour effet de fragmenter la majorité. Enfin, la campagne contre les #ViolencesPolicières placée entre les mains d’une famille de délinquants africains activement promotionnée, formée et assistée, éloignera par réaction, la majorité de toute contestation se heurtant à la police »
Laurent Ozon livre une marche à suivre pour se prémunir de cette manipulation : « Il faut donc 1- attaquer les joueurs de flûtes (#Traoré) en leur déniant toute légitimité pour remplir le rôle que l’oligarchie leur assigne. 2- éviter toute surenchère racialisante qui fragmentera la majorité par les excès qu’elle produit inévitablement. Ce qui veut dire ne PAS alimenter la compétition victimaire racialiste vers laquelle ils veulent nous entraîner. 3- Ne pas alimenter les campagnes de provocation susceptibles de diviser la classe moyenne productive et majoritaire (la seule classe dangereuse). Et 4- se concentrer sur les médias-milliardaires, les transnationales et l’oligarchie et participer à la reprise de contact sur le terrain autour de thèmes rassembleurs en vue d’actions locales, rassembleuses, conviviales, constructives et capables de résouder la majorité. Un dernier point: ils ont gagné lorsqu’ils ont réussi à faire dévier le mouvement des #GiletsJaunes des rond-points conviviaux, délibératifs, et politiques vers des manifestations de foules pour y provoquer la violence »
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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