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Dimanche 5 juillet 2020, dans les Hautes-Alpes, un loup a été prélevé par des louvetiers et toute la scène a été filmée par un photographe animalier. Il n’en fallait pas plus pour que le journaliste parisien et « défenseur de la cause animale » Hugo Clément déboule et qu’il indique :
Dimanche 5 juillet vers 23h00, un jeune loup a été abattu dans le col du Lautaret, dans les Hautes-Alpes. Il passait à proximité d’un troupeau de moutons, mais n’était pas en train de l’attaquer. Et si nous le savons c’est parce que la scène a été entièrement filmée par un photographe animalier. Voici ses images et ses explications.
Je m’appelle Corentin Esmieu, je suis photographe animalier et accompagnateur en montagne et je suis une meute de loups depuis quatre ans dans une des vallées du Briançonnais. Dimanche 5, je me suis installé avec ma caméra thermique à proximité d’un troupeau pour surveiller ce qu’il se passe et j’ai attendu en fait que le lieutenant de louveterie vienne s’installer. Aux alentours de 23 heures, il y a un loup qui s’est approché du troupeau….[…] Au début le loup est à une vingtaine de mètres , les louvetiers ne l’avaient certainement pas vu. Le troupeau était protégé par des filets, par des chiens, des patous et il y’avait également un âne. Le loup s’est approché discrètement, il a fait partir une partie des brebis, les chiens n’ont pas réagit, et le loup, il a vite compris qu’entre les chiens,l’âne et le filet, il s’est dit: « je n’ai rien à faire là, cela craint, » cela a totalement dissuadé le loup. Il n’a rien tenté.Il est parti et au final, il a fait cinquante mètres, les louvetiers l’ont sifflé, ils l’ont éclairé. Ils l’ont tiré, le loup tombe raide. Et puis après, c’était le cri de joie des louvetiers; En plus, ils savaient qu’on étaient là donc c’était pour nous narguer quoi… Et après, on les a vu ramasser la bête comme si c’était un sac de patates à le tirer dans tous les sens, le tirer par la patte, eux, ils s’en foutent ils n’ont aucune estime pour les loups.
Pour Corentin, ce tir n’a aucune justification car le loup était en train de s’éloigner et le troupeau bénéficiait d’une protection efficace. ce loup c’était un jeune loup de l’année dernière qui n’a certainement jamais mangé un mouton de sa vie parce qu’il y a pratiquement jamais d’attaques, cela fait deux ans qu’il y a pratiquement rien dans la vallée. Donc en fait, on a tué un loup, qui, au final, n’a jamais attaqué un loup de sa vie, qui allait peut-être jamais en attaquer. On tire, on tire, on tire, mais on ne sait pas ce que l’on tire mais on tire. Au final, cela sert à rien, quoi. On tue des loups, on tue des loups dans le vent. Cela fait quatre ans que je suis une meute, vraiment, je me suis attaché à eux, je vois grandir les louveteaux, c’est la période qui est à la fin de l’été qui est toujours incroyable. Chaque année, il y a des accidents, chaque année il y a des tirs. Maintenant ils ne sont plus que trois loups, ça va être plus compliqué pour attaquer les cerfs, ça va être plus compliqué pour manger du chamois. Et qu’est ce qu’ils vont faire au final? Et bien, ils vont venir et ils vont se rabattre sur les moutons. C’est fatiguant parce que chaque année, c’est pareil, chaque année il y a des tirs; il va rester le couple alpha de vivant, si on a de la chance, et si j’ai de la chance, il y a des louveteaux qui sont nés quelque part et cela va pouvoir assurer la survie de la meute. S’ils ont pas fait de louveteaux, la meute, elle est cuite, c’est foutu.
HC: Nous avons contacté la préfecture qui confirme le tir de dimanche, selon elle, il a été effectué dans les règles et même s’il n y a pas eu d’attaque, il serait justifié, je cite, par le fait que des éleveurs ont aperçu des loups à plusieurs reprises à proximité de leurs troupeaux. Mais pour Corentin, le tir présentait des risques pour les campeurs présents juste à côté. Dessous les louvetiers, à même pas cinq mètres, on voit un autre véhicule et encore un peu plus sur sa droite il y a une tente à même pas dix mètres du 4×4. Il y a peut-être une cinquantaine de camping-cars au col du Lautaret en ce moment et ils sont avec des armes à feu là-haut. Mais c’est ultra dangereux. Selon la préfecture, la gendarmerie a informé en amont sur les aires de stationnement présents situées près de la zone de tir. L’élimination d’un loup par les services de l’état n’a rien d’exceptionnel en France. L’espèce a beau être protégée et menacée de disparition 98 loups ont été abattus dans notre pays officiellement pour protéger les troupeaux.
Voici la réponse, claire, nette et précise, du berger…au journaliste militant. Attention KO technique.
Crédit photo : DR
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