Pr Maurice Berger : « Une incompatibilité entre notre culture occidentale et le fonctionnement clanique ou tribal de certains membres d’autres cultures »

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Comment endiguer l’explosion de la violence gratuite en France ? Tout d’abord, en comprenant d’où elle vient, et quels en sont les germes. C’est à ce travail que s’est attelé dans un livre Maurice Berger, pédopsychiatre, psychanaliste, ex-professeur associé de psychologie de l’enfant. Il travaille en Centre Éducatif Renforcé et enseigne à l’École Nationale de la Magistrature. Il vient de publier, Sur la violence gratuite en France. Adolescents, hyperviolents, témoignages et analyses (L’Artilleur, 2019)

Un livre essentiel pour comprendre la barbarie qui nous attend demain si les pouvoirs publics ne prennent pas la mesure de ce qui est en train de se passer sur notre territoire. Un livre rédigé par un homme qui est en première ligne face aux acteurs de cette violence, et qui sait donc, plus que beaucoup d’observateurs politiques ou de bonnes âmes moralistes, de quoi il en retourne.

Le Pr Maurice Berger a accepté de répondre à nos questions en cette fin d’été, afin d’évoquer son livre et l’explosion de la violence en France. Entretien choc.

Breizh-info.com : Breizh-info.com : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Pr Maurice Berger : Je suis un médecin pédopsychiatre. Pendant mon internat, entre 1971 et 1974, j’ai pratiqué bénévolement de nombreux avortements illégaux et l’ai fait savoir afin de créer un état de fait avant le vote de la loi Veil en 1975. Il était insupportable de voir des femmes mourir d’avortements clandestins. J’étais sur la liste des médecins qui devaient être interdits d’exercer la médecine si la loi n’était pas passée. Par la suite, j’ai créé et dirigé entre 1979 et 2014 le seul service de pédopsychiatrie dédié à la prise en charge des enfants extrêmement violents enfants âgés de 3 à 12 ans, qui ne pouvaient plus vivre dans leur famille, ou dans une famille d’accueil, ou dans une institution du fait de leur comportement.

Depuis 2014, je travaille dans un Centre éducatif renforcé (CER) qui reçoit des mineurs délinquants et le plus souvent violents, la plupart originaires des « quartiers » de la région Rhône-Alpes. Le directeur est franco-algérien et 80 % de l’équipe est originaire du Maghreb. Ceci montre que de nombreuses personnes appartenant à cette culture ont un fonctionnement compatible avec le respect des règles légales de la société. Dit autrement, on nait d’abord dans une famille qui transmet-ou non- des valeurs éducatives avant de naître dans un « quartier ».

Enfin, j’ai été professeur associé de psychopathologie de l’enfant pendant 11 ans, et comme chercheur, j’ai publié plusieurs livres et de nombreux articles.

Breizh-info.com : Dans votre livre, vous balayez le fait que la violence gratuite serait 
due à une ségrégation sociale. Pouvez-vous revenir là-dessus ?

Pr Maurice Berger : J’ai constaté que dans beaucoup de familles où il y a des sujets violents règne un fonctionnement clanique. Ce n’est heureusement pas le cas de toutes les familles maghrébines en France, où prime la solidarité, et où la culture d’origine et celle du pays d’accueil sont compatibles dans l’esprit d’une même personne. Un fonctionnement clanique, c’est un corps dont chaque individu est un membre, sous l’autorité d’un patriarche ou d’une matriarche. Si un sujet s’éloigne géographiquement, ou se met à penser différemment, le groupe se vit comme amputé d’un membre et va chercher à le récupérer. Alors que le but d’une famille devrait être que les parents cherchent à ce que leur enfant se construise une pensée personnelle et puisse s’éloigner d’eux pour bâtir un projet de vie personnel, dans une famille clanique le mode de pensée est indifférencié, le but n’est pas qu’un sujet pense par lui-même, son identité est d’abord d’appartenir au groupe.

Ainsi 50% des jeunes admis au CER ont pour projet de vivre à l’âge adulte dans l’appartement familial ou dans le même immeuble. Dans ce cadre indifférencié, certains parents me déclarent avoir décidé de ne jamais dire non à leur enfant ! Les conséquences de ce fonctionnement sont d’abord que les codes du groupe priment sur la loi extérieure. Et la représentation que ces jeunes ont de la relation n’est pas de personne à personne mais de groupe à groupe. Si l’un d’eux est en difficulté dans une relation, il rameute son groupe : « mes frères vont venir te tuer ».

Le terme de ghettoïsation est donc inexact car on est enfermé dans un ghetto alors qu’ici au contraire, la contrainte est intérieure, autosécrétée, car c’est l’éloignement qui est angoissant, en pensée, ou physiquement hors du territoire. De plus, s’il y a un problème, il est toujours attribué à l’extérieur du clan ; si un élève d’une telle famille frappe un autre élève, c’est « forcément » parce qu’il a été provoqué…Un proverbe maghrébin dit « moi contre mon frère, moi et mon frère contre mon cousin germain, moi, mon frère, et mes cousins contre le reste du monde ».
Ce fonctionnement clanique est reproduit dans le quartier qui a ses codes, affirmation de la masculinité, code de l’honneur familial, loi du plus fort.

Breizh-info.com : Comment expliquez-vous dès lors que l’intégralité des « politiques de la ville » en banlieue aient, depuis des décennies, été basées sur ce constat que vous ne faites pas ? N’est-ce pas une perte d’argent gigantesque pour les contribuables ?

Pr Maurice Berger : Les politiques de la ville partaient de bonnes intentions. Mais l’augmentation de la délinquance à Quétigny alors que l’urbanisation est de très bonne qualité, l’incendie volontaire à Chanteloup les Vignes, les destructions d’écoles montrent que tant qu’on n’a pas compris les processus à l’origine de la violence sur les personnes et les biens, ce n’est pas par-là que passe la solution des problèmes de violence. Cela ne signifie pas qu’il faut laisser se dégrader les zones problématiques, mais pour le moment, tout projet encourt le risque d’être détruit ou vain.

Un autre élément souvent avancé pour la mise en place des politiques de la ville est celui de la précarité, le quartier « déshérité ». Elle ne joue qu’un rôle mineur. On peut donner 3000 euros à une famille très dysfonctionnelle, cela n’améliorera pas ses capacités éducatives, un homme n’arrêtera pas de battre sa femme pour autant, et certaines mères continueront à ne mettre aucun interdit leur garçon petit, à se laisser apitoyer par lui et à l’excuser.

Dit autrement, ces politiques de la ville ont été mises en place sans analyse approfondie des causes de la violence, et leurs concepteurs n’ont pas su éviter une triple déni.

Un déni sociologique, celui qui a forgé le concept de  « sentiment d’insécurité » alors qu’il y a une insécurité réelle, avec une violence gratuite toutes les 44 secondes en France en 2018 selon l’INSEE.

Un déni médiatique, que je combats depuis 1992 lorsque j’ai décrit pour la première fois cette violence dont je commençais à voir l’augmentation dans ma pratique médicale, et où j’indiquais que nous allions avoir des milliers d’adultes violents dans vingt années à venir. En 2008, dans mon livre « Voulons-nous des enfants barbares ? Prévenir et traiter la violence extrême », j’ai consacré un chapitre à la nécessité de comprendre les processus menant à la violence chez les adolescents maghrébins. Aucun des nombreux journalistes qui m’ont interviewé à propos de cet ouvrage n’a voulu évoquer ce chapitre, en m’expliquant que ce n’était pas politiquement correct.

Un déni politique aussi, le principe étant « après moi, le déluge ».

On constate dans l’actualité quotidienne le résultat logique de ce triple aveuglement.

Breizh-info.com : Comment évolue cette violence gratuite actuellement ?

Pr Maurice Berger : Dans la violence gratuite, le but n’est pas de voler, l’agresseur frappe pour un supposé mauvais regard, le refus d’une cigarette, de manière impitoyable et parfois jusqu’à la mort. Je constate une augmentation des violences commises uniquement pour le plaisir. Des individus sortent armés d’un couteau avec l’envie de se battre et vont chercher n’importe quel prétexte pour le faire. On est alors au-delà des notions déjà inquiétantes de « se faire respecter », ou défendre « l’honneur de sa famille ».

L’étude récente d’Alain Bauer et Christophe Soullez, « Le grand retour de l’homicide? » (2020)  montre une augmentation du nombre des homicides en France après une baisse de 60 % entre les années 1994 et 2014. Les chiffres de 2018 sont de 845. Ceux de 2019, autour de 950, donc une augmentation de 8,5 % en un an. Ce chiffre de 2019 est supérieur à celui de 2015 (872, incluant les 130 morts de l’attentat du Bataclan) et à celui de 2016 (892, incluant les 86 morts de l’attentat de Nice).

Les auteurs concluent : « En tout état de cause, un profond mouvement de retour à la violence physique semble se produire en Occident, ignoré, volontairement ou involontairement, ou sous-estimé (…), ce qui remet en cause un acquis fondateur : le droit de vivre ». Le crime est donc devenu un mode de traitement des litiges.

Breizh-info.com : Quelles sont les causes de cette violence gratuite?

Pr Maurice Berger : Actuellement, le nombre de mineurs violents qui ont été soumis au spectacle traumatique de violences conjugales pendant leur petite enfance est de 80 % parmi ceux que je reçois. Cette violence est très rapidement intériorisée par l’enfant, et si ces scènes se produisent dans tous les milieux, elles sont plus fréquentes dans les cultures où il existe une inégalité homme-femme.

De nombreuses autres causes sont décrites dans mon livre : la maltraitance et la négligence dans les premières années de la vie, l’absence d’interdits cohérents dans la famille, les troubles psychiatriques de certains parents, l’incapacité de reconnaître les expressions faciales d’autrui (« il m’a jeté un mauvais regard alors je l’ai planté »), des difficultés à organiser sa pensée, un tempérament très impulsif dès la naissance, etc.

Un facteur important est que les mineurs violents n’ont pas acquis la capacité de faire semblant. Les parents ne jouent jamais avec leur enfant petit (les jeux vidéos ne sont pas de vrais jeux). Ces enfants n’apprennent jamais le faire semblant, Quand on n’a pas joué à faire des accidents avec des petites voitures, ou avec des figurines de pompiers qui viennent éteindre le feu en faisant « pim pom », on ne sait jouer qu’en vrai.

Un jeune m’explique « on s’ennuyait, alors on a mis le feu à un entrepôt (coût 1.700.00 euros totalement remboursés par les assurances responsabilité civile scolaires). Pas de « comme si » signifie que tout mot peut être pris au sens littéral et entraîner une « embrouille », c’est-à-dire une rixe : « il m’a mal parlé, donc je l’ai planté ». Ces adolescents ne comprennent pas le mot « rêvasser ». Quand je demande ce qu’ils feraient s’ils gagnaient un million d’euros au loto, rêverie universelle, la réponse est « votre question est bête, je n’y penserai que lorsque j’aurai le million posé devant moi ». Dans ce contexte, détruire, comme frapper (« j’adore me battre »), est le jeu de ceux qui n’ont pas d’imagination. Faire venir les pompiers pour les attaquer n’est pas une révolte contre l’uniforme en général, c’est un jeu des plus sommaires, qui peut être à « mort réelle ». Et avec les policiers, c’est le jeu des gendarmes et des voleurs.

Breizh-info.com : Vous insistez également sur la fracture culturelle qui amène des comportements violents que notre société occidentale ne peut pas 
comprendre ni traiter. Pensez-vous que le comportement familial clanique que vous exposez soit résorbable dans une société comme la nôtre qui n’exige plus rien des individus qu’elle abrite ?

Pr Maurice Berger : Je pense qu’il y a une incompatibilité structurelle entre notre culture occidentale qui inclut l’égalité homme-femme, la croissance d’individus ayant une autonomie de pensée, et le fonctionnement clanique, ou tribal et polygamique de certains membres d’autres cultures. Par exemple, à propos de la mort dramatique d’Axelle Dorier à Lyon dont la justice précisera les circonstances exactes, concernant l’auteur je propose une hypothèse qui ne sera probablement pas explorée lors du procès.

Le conducteur d’origine maghrébine est confronté à une jeune femme, d’origine européenne de surcroît, qui se met en travers de la route pour le faire s’arrêter, c’est-à-dire se soumettre. Dans la culture d’Afrique du Nord, comme l’indique la sociologue Nassima Driss, l’espace est genré, l’espace public est masculin alors que la place de la femme se situe au sein du foyer. Il y a là une différence anthropologique de représentation de l’espace. Pour cette jeune femme, on doit agir en être responsable et donc discuter. Pour l’auteur, cela a peut-être été impensable car c’est l’homme qui commande.

L’immigration n’est donc pas « par principe » une chance pour la France. Ce peut même être une malédiction pour certains citoyens de la société d’accueil.

On assiste parallèlement, notamment dans la ruralité, à une forme de mimétisme, de singerie, d’imitation au sein de la jeunesse qui tend à  vouloir copier les codes et les rites de celle de banlieue, pourtant aux antipodes culturellement. N’est-ce pas là aussi un danger important ? Les autorités n’encouragent-elles pas cela en promouvant la « culture de la cité » ?

Je travaille trop peu en milieu rural pour répondre. Mais il est certain qu’il y a partout une crise de l’autorité familiale avec une incapacité de beaucoup de parents à dire « non » de manière ferme. Il s’est développé une mentalité de groupe dans laquelle les interdits structurants sont tournés en dérision par les médias. Sur internet, on relate les « exploits » de mineurs violents, mais la même publicité n’a pas lieu concernant les peines prononcées ensuite contre eux. Je pense que la loi devrait être modifiée pour les peines prononcées contre les mineurs de plus de 15 ans soient publiées sur internet par le Ministère de la Justice chaque fois qu’il y a eu atteinte à l’intégrité physique : « name and shame ».

Breizh-info.com : Vous avez été confronté durant toute votre carrière professionnelle à 
la violence de jeunes très souvent livrés à eux-mêmes (et qui, pour 
beaucoup dites-vous, ont connu des violences conjugales dans 
leurs deux premières années de vie). Au-delà du traitement individuel 
que vous vous êtes employé à mener durant votre carrière, est-ce qu’il 
y a, collectivement, quelque chose à faire pour endiguer l’explosion 
de cette violence gratuite, ce phénomène dont les conséquences sanglantes se lisent chaque jour actuellement dans nos journaux ? Par 
quelles mesures ? Y’a-t-il de la matière à optimisme ?

Pr Maurice Berger : Matière à optimisme, non, mais je pense qu’il y a des mesures à prendre qui peuvent empêcher l’augmentation de la violence, puis la réduire. Ceci nécessiterait la construction d’un véritable « plan violence » incluant de nombreuses dimensions, pédagogiques, légales, pénales, et autres.

Par exemple, il serait nécessaire de mettre fin au collège unique et de proposer une pédagogie spécifique pour les mineurs qui sortent de l’école primaire et qui sont incapables de suivre en sixième. Ils s’ennuient, donc font du bruit, provoquent, insultent, finissent par se faire renvoyer et se retrouvent happés par le trafic de drogue dans les cités. Ils disent eux-mêmes « j’ai besoin qu’on me montre avec des gestes pour apprendre », ils ont besoin de notions concretes.
On peut aussi mettre en place des actions de prévention avec des groupes de jeu « mère- petit enfant-professionnelles », mais les familles à fonctionnement clanique ne souhaiteront pas forcément y participer.
Il faudrait aussi repérer tous les points faibles de la chaîne pénale détruite par la vision angélique de nos deux dernières ministres de la justice, mettre fin à l’excuse de minorité à partir de 15 ans (car j’observe de plus en plus d’atteintes graves aux personnes dès cet âge).

Des peines plancher seraient indispensables sans attendre la récidive, car leur aspect prévisible permettrait à l’auteur d’anticiper les conséquences de ses actes. Mais ceci peut aller à l’encontre de l’individualisation de la peine reconnue comme un droit par le Conseil constitutionnel depuis juillet 2005.

En fait, il faut effectuer de nombreux changements de paradigmes. Par exemple :

  • Là où nous en sommes avec certains sujets, la réinsertion dans la société doit-elle toujours être un des buts d’une décision judiciaire, ou doit-on plutôt privilégier la protection de la société  et l’exemplarité de la peine?
  • l’importance d’une butée matérialisée doit être beaucoup plus intégrée dans les raisonnements judiciaires. Aucun des mineurs délinquants violents que j’ai rencontrés n’éprouvait de sentiment de culpabilité et n’avait d’ empathie pour leur victime quels qu’aient été les dommages corporels infligés.

Ainsi je demande à un jeune qui a mis un adulte dans le coma pour un supposé mauvais regard, pourquoi il n’a pas tué sa victime. Réponse : « parce qu’un copain m’a tiré en arrière par mon sweat ». Je l’interroge sur ce que cela aurait fait à la mère de sa victime si son fils était mort. « Elle aurait été triste un moment, puis il faut passer à autre chose, ne pas s’apitoyer toute sa vie, c’est ballot. Il aurait dû mourir un jour de toutes manières ». C’est très déstabilisant pour les professionnels. De plus, beaucoup de mineurs n’ont pas la loi dans la tête, certains me disent que les lois ne servent à rien, et ils ont besoin d’un interdit d’agir réel et non symbolique, d’une butée matérialisée, pour comprendre que la loi a une existence et arrêter de commettre des actes au moment-même où cela leur vient à l’esprit. Nous avons du mal à réaliser qu’il faut d’abord empêcher ces sujets d’agir pour qu’ils se mettent à penser. La décision judiciaire est très souvent le seul repère qui fournit à un jeune un reflet de la gravité de ses actes. La progressivité de la sanction prive certains de ce miroir nécessaire qui leur indique ce qui est permis ou défendu, sans même parler de ce qui est bien ou mal. Et certains jeunes ne profitent du travail éducatif qu’après un passage dans un lieu de privation de liberté, privation de la liberté de frapper. La question n’est pas la prison en soi mais la qualité de contenance et de pensée qui peut y être proposée. Les sursis sont souvent compris par ces sujets non pas comme une dernière chance, mais comme un effacement de l’acte illégal, comme s’il ne s’était rien passé. Ceci est loin d’être compris par beaucoup de responsables politiques et judiciaires.

Je pense que nous avons trop favorisé la justice de l’auteur qui analyse la personnalité de l’auteur, son histoire, par rapport à la justice de l’acte qui tient compte de la gravité des faits : pour une victime, quelle différence cela fait-il d’avoir eu le cerveau abimé
par un primo délinquant ou par un multi récidiviste ? Quand on constate comment certains auteurs de dégâts physiques majeurs et définitifs sont condamnés à une peine avec sursis, on a l’impression que la vie restante de la victime est démonétisée.
Autre point important, il faut commencer par arrêter de laisser grossir la quantité de sujets problématiques, sinon les professionnels comme moi ont le sentiment de vider la mer avec une petite cuillère. Je ne vois pas comment éviter une remise en cause temporaire de la CEDH et de son dogme du regroupement familial qui est à l’origine de « l’importation » de fonctionnements claniques.

Il y aurait beaucoup d’autres mesures à prendre pour créer un abord cohérent et efficace du problème de la violence en France, mais la question de fond est de savoir s’il existe une personnalité politique capable d’incarner l’autorité et de répondre au besoin de sécurité des citoyens autrement que par de l’indignation ou des rodomontades.

Propos recueillis par YV

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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