Régionales 2021. La Bretagne a besoin d’une liste autonomiste, identitaire et pro-vie

A LA UNE

Les élections régionales et départementales auront lieu en 2021, notamment en Bretagne. L’occasion peut être, pour les acteurs politiques en Bretagne, de monter une liste, au moins pour les régionales, qui soit une liste autonomiste, identitaire, pro-vie, c’est à dire en réalité qui corresponde aux attentes d’une partie significative de la population.

Pour cela, il faut en finir avec les vieilles lunes. Avec les partis (Breizhistance, UDB, Parti Breton, Oui la Bretagne, Adsav…) qui ont tous échoué, depuis des années, à fédérer la population derrière un projet d’avenir. L’Emsav, le mouvement breton, a lui même tué, par son autisme politique, la possibilité qu’il avait d’attirer à lui des centaines de milliers de nos compatriotes.

La priorité de la population bretonne aujourd’hui n’est en effet pas de savoir qui remportera le collier de l’hermine, ou même si la mairie PS de Nantes autorisera, après moultes courbettes, le Gwen Ha du à flotter sur la mairie de Nantes. Ni même si la langue bretonne sera enseignée dans toutes les écoles de Bretagne (y compris dans des territoires qui n’ont jamais parlé breton, mais plutôt gallo).

Non la priorité de la population bretonne est plurielle, si l’on en croit les sondages, mais aussi les récentes expressions électorales.

Les Bretons veulent pouvoir vivre, habiter, et travailler au pays.

Concrètement, pour que cela ne reste pas qu’un slogan, cela passe par une initiative qui propose la création d’un statut de résident breton, comme les Corses, eux aussi, le demandent. Il n’est pas normal que des Parisiens fortunés, pour ne citer qu’eux, paniqués par le confinement durant le Covid-19, se précipitent pour acquérir de l’immobilier en Bretagne en reléguant une fois de plus la jeunesse autochtone dans les terres, loin des côtes, faute de pouvoir s’y loger et y acquérir des biens immobiliers. Partout où le pouvoir d’achat parisien passe, la population locale trépasse, et ce ne sont pas les Provençaux qui vous diront le contraire.

Cela passe aussi par un peu de courage de la part d’élus qui, plutôt que d’aller faire de la publicité pour la Bretagne dans le métro parisien et de tout faire pour que Paris (et ses maux) se rapproche sans cesse de nous, s’occupent d’aménager convenablement notre territoire. Cela passe notamment par la réactivation des anciennes voies ferrées pour permettre de traverser la Bretagne rapidement, de fond en comble. Cela passe par l’affirmation ferme et déterminée que nos routes ne seront jamais monnayables à quelqu’entreprise qui soit. Cela passe, aussi, par le déploiement de la fibre optique dans toutes les communes de Bretagne, y compris dans les endroits les plus reculés.

Cela passe également par la lutte acharnée que doivent mener des élus régionaux contre la métropolisation de la Bretagne. Il faut empêcher Rennes, Nantes, Brest de devenir des petits Paris qui ne cessent de s’agrandir au détriment de la ruralité, au détriment également des communes limitrophes étouffées, asphyxiées par les ambitions démesurées des poulains d’Anne Hidalgo (Appéré, Cuillandre, Rolland…)

Cela passe enfin par l’encouragement (fiscal, éducatif, social) à l’artisanat, à l’entrepreunariat et à la préférence régionale à l’embauche. Pour chaque offre d’emploi disponible en Bretagne, les Bretons doivent être prioritaires, et protégés socialement des tentatives de chantage sociaux (« votre concurrent accepte d’être moins bien payé »).

Les fortes mobilisations en faveur des Bonnets rouges comme des Gilets jaunes témoignent d’une appétence pour les libertés locales, pour l’esprit d’entreprendre, et pour la justice sociale.

Les Bretons veulent pouvoir être Maître chez eux

Il faut être aveugle ou malhonnête pour ne pas voir que nos métropoles, et même nos campagnes, évoluent, ethniquement parlant sans que les populations autochtones aient été consultées.

Que la qualité de vie, dans les métropoles, rennaises, brestoises, nantaises, se dégrade fortement, depuis des décennies qu’elles sont livrées au bon vouloir de partis politiques qui ne rêvent que de singer Paris, et de conserver leurs baronnies élections après élections.

Ces individus ont permis que des « mineurs isolés étrangers » vrais ou faux, que des migrants pénètrent sur notre territoire et sèment la terreur dans le centre-ville, quand ils ne vendent pas tout simplement de la mort pas chère à nos enfants. Ils doivent être sanctionnés et démis de leurs fonctions. Ils ne doivent plus pouvoir nuire à la population bretonne.

Etre maître chez soi, c’est être en capacité de choisir qui rentre dans sa maison, qui reste à la porte, qui fait demi-tour. Etre maître chez soi, c’est exiger de la Justice et de la police en qui vous confiez l’usage de la violence et de la condamnation légitime, à en faire justement bon usage. Sinon cela s’appelle la tyrannie, et cela autorise la population à appliquer elle même sa justice.

La progression constante du vote Rassemblement national en Bretagne lors des dernières échéances électorales réside, comme souvent, dans le rejet de l’immigration (ceux qui habitent loin des villes et qui parfois les ont quitté ne veulent pas que cette immigration déferle sur leur ruralité sacrée) et de l’islamisation (voir la progression de l’attribution des prénoms musulmans en Bretagne ces 10 dernières années) bien plus sans doute que dans le déclassement social.

A contrario, sa faiblesse en Basse-Bretagne réside, non pas dans le fait que la population accepterait massivement l’immigration, mais dans le fait que ce parti, par son jacobinisme forcené, ne parvienne pas (il n y parviendra jamais) à capter l’âme bretonne. Christian Troadec, si il tenait un discours anti-immigration, serait non seulement toujours maire de Carhaix, mais aurait un impact bien plus important qu’il ne l’a aujourd’hui dans le Finistère.

Au Conseil régional, il faut que des élus puissent bloquer toute subvention visant à déposséder les Bretons de leur identité au profit de « l’autre », il faut que ces derniers favorisent, par leurs votes, la préférence bretonne, et dissuadent les populations non désirées de s’installer au pays, y compris en engageant des bras de fer avec l’Etat lorsque nécessaire.

Les Bretons sont attachés à la vie, à la foi, à leurs traditions

La Bretagne est historiquement une terre catholique, au sein de laquelle la population est attachée à des rites, à des croyances, à des traditions. Moins pratiquants au sein d’une Eglise qui semble parfois ne plus savoir elle même plus où elle va, les Bretons n’en sont pas moins fidèles à leurs pardons, à leurs calvaires, à leur spiritualité qui réside dans le pays depuis des siècles et des siècles.

Ils sont par ailleurs attachés à la vie dont la famille traditionnelle est l’incarnation (puisque sans un père et une mère qui font des enfants, en quelques générations, la société s’écroule, à moins de vouloir un monde de robots transhumanistes comme certains l’appellent de leurs voeux en validant GPA et PMA notamment).

C’est sans doute aussi parce qu’il a rejeté le catholicisme breton au profit d’une autre religion, celle du républicanisme, que le mouvement breton, l’Emsav, s’est coupé d’une partie de ses fidèles potentiels. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’en son temps, le mouvement Feiz ha Breiz, foi et Bretagne, rencontrait une audience bien plus importante d’ailleurs que ne rencontrèrent à l’époque les nationalistes bretons.

Le combat autonomiste breton – qui doit par ailleurs cesser de se revendiquer en permanence d’un décolonialisme qui ne parle à personne au pays – ne peut passer que par des revendications qui défendent à la fois l’esprit et l’enracinement catholique et celtique de la Bretagne, la tradition familiale, et l’attachement à la vie.

Il est temps qu’émerge une liste autonomiste bretonne qui en finisse avec l’allégeance religieuse à la République française et à ses dogmes.

Vivre, se loger et travailler au pays. Etre maître chez soi et décider de qui rentre, et de qui reste à la porte. Vivre en famille selon ses traditions, ses racines, sa culture. Voici quelles doivent être les priorités d’une liste qui prétende réellement être aux côtés de la population.

La réunification de la Bretagne, la TV bretonne, la généralisation de la langue bretonne ou du gallo dans tous les établissements, tout cela ne découlera que de la rupture mentale et intellectuelle définitivement actée d’avec la République française (qui n’est pas la France, quoi qu’en disent les maîtres actuels des lieux).

Il y a du pain sur la planche non ? De leur côté, des Irlandais sont déjà en train de tenter le coup, sur la même ligne, avec l’Irish Freedom Party.

Qui relèvera le défi pour la Bretagne ?

YV

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