Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 60 000 euros
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L’Arlequin est depuis longtemps une adresse réputée dans la région vannetaise. Manuel Caradec en cuisine et son épouse en salle veillent au grain. Constants et exigeants, ils ont fait de leur établissement une table incontournable pour une clientèle de connaisseurs.
Le site, une zone d’activités entre Vannes et Arradon, est hélas dépourvu de tout romantisme. La décoration intérieure du restaurant le fait vite oublier. Moderne et chaleureuse, elle joue habilement des façades vitrées zigzagantes et du parquet de bois clair. Un service alerte et souriant fait le reste.
Au menu tradition à 27,80 euros, ce jour-là, figurent en entrée un sablé parmesan/noisette ou une poelée de noix de pétoncles et saucisse bretonne. Entre le registre craquant et le registre onctueux, le choix s’avère difficile, mais on ne peut pas se tromper.
Viennent ensuite un paleron de veau rôti ou un retour de pêche – et même deux : l’un propose une lotte au bouillon de céleri, l’autre un rouget barbet au beurre blanc noir. Tous deux sont parfaitement exécutés. Le mystère du beurre blanc noir s’éclaircit vite, si l’on peut dire : l’encre de seiche lui apporte non seulement sa couleur sombre mais aussi une pointe iodée parfaitement adapté à la finesse du poisson.
Le dessert enfin est à choisir dans une liste pas très longue mais séduisante, avec un kouign aman à la pomme, une tarte à l’orange, un finger au chocolat noir, etc. D’excellents amuse-bouche servis à point nommé (très bonne note pour la compotée d’abricots) apportent une touche ludique et généreuse.
Une carte des vins bien composée, qui pourrait l’être encore mieux
À la carte des vins, un valençay de Pascal Lacour et un cheverny Domaine de Léry, tous deux impeccables et à prix modérés, répondent à la finesse des poissons. On regrette tout de même l’absence totale de muscadet. Parce qu’on n’en demandait pas, plaide la charmante sommelière. Mais ça, c’était avant ! Les progrès accomplis ces dernières années par le vin breton mériteraient bien une petite action pédagogique auprès des clients.
L’Arlequin propose aussi un intéressant menu affaires entrée-plat-dessert à 21 euros le midi, 24 euros le soir, et un très alléchant menu gourmand à 36 euros. On y lorgne l’aïoli de rouget barbet, le foie gras frais aux chips de potimarron et la poitrine de pigeonneau, mais il est sans doute raisonnable de réserver la découverte pour une journée à l’après-midi totalement libre. Ou alors, doubler le café : il est excellent.
L’Arlequin, 3 Allée Denis Papin, 56610 Arradon. Téléphone : 02 97 40 41 41
Illustrations : photos BI, droits réservés
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