Médicaments sans ordonnance et compléments alimentaires : pourquoi faut-il être sur ses gardes ?

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Les médicaments sans ordonnance et les compléments alimentaires doivent faire l’objet de précautions particulières pour différentes raisons selon une enquête. Tour d’horizon.

Des médicaments sans ordonnance mais pas sans risques

Peut-on se ruer sur un médicament ou un complément alimentaire au prétexte qu’il est accessible sans ordonnance ? La réponse est clairement négative si l’on se réfère à une enquête réalisée par le magazine 60 Millions de consommateurs et publiée le 15 octobre. Après avoir passé à la loupe 60 médicaments vendue sans ordonnance et 72 compléments alimentaires, l’association de défense des consommateurs alerte sur les risques que ces produits font encourir, de la présence de substances dangereuses en passant par les fausses allégations et les risques d’effets secondaires mais également les interactions, les dosages excessifs, le manque de clarté de certaines notices ou encore l’absence de mention ou de logo signalant les risques.

Sur l’ensemble des produits étudiés, la publication indique que seulement 10 % des médicaments vendus sans ordonnance passés au crible sont à conserver. Pour 90 % restants, la balance bénéfices-risques s’avère défavorable et, pour certains de ces produits, il est même question de la présence de substances pouvant causer de graves effets indésirables.

Deux médicaments vendus sans ordonnance sont ainsi pointés du doigt par 60 Millions de consommateurs : « La pseudoéphédrine, destinée à atténuer des symptômes du rhume, peut entraîner parfois des problèmes cardiovasculaires. L’oxomémazine utilisée pour soulager la toux peut entraîner des convulsions ou des risques de somnolence ».

Plus de la moitié des compléments alimentaires à proscrire

En ce qui concerne les compléments alimentaires étudiés, le magazine précise que 55 % d’entre eux sont à proscrire tandis que 25 % peuvent être utilisés faute de mieux. Avec seulement 20 % de produits conseillés sur l’ensemble, la vigilance est donc, là aussi, de mise pour le consommateur.

Tout comme pour les médicaments, certains compléments alimentaires contiennent en effet des substances apparemment « anodines » pouvant toutefois engendrer des effets indésirables tandis que leur efficacité n’a pas été démontrée. Ainsi, alors que la mélatonine est présente dans plus de la moitié des compléments alimentaires « sommeil » scrutés dans l’étude, elle peut occasionner des risques potentiels pour le rythme circadien ou encore provoquer vertiges et convulsions.

Médicaments sans ordonnance : additifs cancérogènes et perturbateurs endocriniens

Pour ce qui est des risques possibles liée aux médicaments sans ordonnance, il est notamment question de problèmes cardiovasculaires comme dans le cas de la pseudoéphédrine, censé atténuait les symptômes du rhume. Mais il peut aussi s’agir de convulsions ou de risque de somnolence concernant l’oxomémazine, un médicament proposé afin de soulager la toux.

La surconsommation de paracétamol, à savoir plus de 3 à 4 g par jour chez l’adulte, peut avoir des conséquences destructrices sur le foie. Des conséquences que l’on retrouve aussi lorsque ce médicament est associé à l’alcool. Enfin, il est à noter que cette surdose de paracétamol est actuellement la première cause de greffe hépatique d’origine médicamenteuse en France…

Toujours à inscrire au tableau noir des médicaments sans ordonnance, des excipients problématiques tels l’antioxydant E320 (dans Maalox, lequel est classé cancérogène possible, ont été détectés dans certains produits par l’étude. C’est aussi le cas du E218 possiblement perturbateur endocrinien (dans Bronchokod sans sucre) ou encore du E110, un colorant susceptible de provoquer des réactions allergiques (dans Maxilase).

D’autres médicaments tels les sirops pour la toux présentent pour leur part un niveau de sucre ou d’édulcorants important avec les risques potentiels sur le cœur que l’on connaît. Des risques qui, par ailleurs, ne sont pas toujours mentionnés explicitement sur les notices.

Enfin, dernier point, le recours à certaines plantes peut avoir des effets annihilants lorsqu’il intervient en parallèle à la consommation de certains médicaments. C’est notamment le cas du millepertuis présent dans certains produits destinés à favoriser le sommeil : il peut, dans le même temps, réduire l’effet des contraceptifs oraux. Un double effet loin d’être anodin.

AK

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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1 COMMENTAIRE

  1. Tout cela est connu, archiconnu. A doses ÉLEVÉES le paracétamol est toxique pour foie, les AINS (comme l’ibuprofène) sont toxiques pour les reins. Il est bien connu aussi que le millepertuis – qui est un antidépresseur naturel réellement actif – peut (entre autre) interférer avec le métabolisme des contraceptifs hormonaux (qui eux-même exposent à des effets secondaires parfois graves et ont déjà été mortels).
    Décidément certains journalistes jouent les vierges effarouchées. Tous les médicaments ont des effets secondaires parfois graves à des doses suffisamment élevées.
    Cela relève de l’agit-prop ou de la propagande mensongère comme celle honteusement faite à propos de l’hydroxychloroquine (parce qu’elle est efficace et pas chère). Big pharma défend comme d’habitude ses intérêts financiers.

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