La fin d’une dystasie impériale européenne. Le tragique destin des Romanov

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En 1904, le jeune Pierre Gilliard quitte sa Suisse natale pour devenir le professeur de français de la famille impériale russe. Il ignore qu’il va partager son quotidien durant treize ans, jusqu’à la fin tragique des Romanov, sommairement exécutés par les communistes bolcheviques à Ekaterinbourg en juillet 1918.

Peuplée à 80 % de paysans, la Russie d’alors reste fidèle à la trinité « terre-Église-tsar ». Mais l’essor industriel a fait naître un prolétariat urbain et une bourgeoisie qui aspirent à plus de liberté.

Inconscient de ces évolutions, le tsar Nicolas II gouverne en autocrate, avec la bénédiction de son épouse Alexandra, qui a embrassé la religion orthodoxe avec le zèle des convertis, et subira bientôt l’influence de Raspoutine.

Sans partager la vision du monde du couple impérial, Pierre Gilliard va s’attacher aux enfants comme aux parents et gagner leur confiance. En 1913, il devient le précepteur du tsarévitch Alexis, objet d’inquiétudes car il est hémophile, et persuade son père et sa mère d’ouvrir au monde ce jeune héritier surprotégé. Lorsque la famille, qui a repris son nom de Romanov après l’abdication de Nicolas II, est assignée à résidence, Gilliard fait le choix de demeurer prisonnier avec elle. Il échappera au massacre grâce à sa citoyenneté suisse. Fondé sur son journal intime (Treize années à la cour de Russie, publié chez Payot avec succès en 1921) et sur ses excellentes et émouvantes photographies, ainsi que sur des scènes reconstituées, ce documentaire offre un témoignage exceptionnel sur le quotidien de la famille impériale.

Le film replace celui-ci dans le contexte troublé de l’époque, en retraçant avec brio, à l’aide d’archives et d’interviews d’historiens, les affrontements idéologiques qui ont émaillé la première révolution prolétarienne victorieuse de l’histoire.

Crédit photo : DR
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