Discours de De Gaulle à Quimper en 1969 : coulisses d’un ratage historique

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Le 2 février 1969, Charles De Gaulle prononce à Quimper le dernier discours de sa carrière. Pour la première fois depuis la Duchesse Anne, un chef d’état français place une phrase en breton, avec un accent d’ailleurs pas si mauvais que ça : « Va c’horf zo dalc’het, med daved hoc’h nij va spered, Vel al labous, a denn askel, Nij da gaout e vreudeur a bell. » (1)

Une phrase qui suscite dans l’assemblée quelques rires, puis l’ovation générale. Au-delà c’est l’incompréhension qui domine, même chez les sympathisants gaullistes. Peu saisissent la signification politique profonde du dernier appel du chef des Français libres, peut-être aussi prophétique que celui du 18 Juin 1940. 50 ans après la mort de De Gaulle, les coulisses de l’évènement sont mieux connues, grâce à la publication de sources préfectorales et policières inédites. (2)

Voir toute l’allocution ici

Ils n’étaient que 8000 à Quimper !

En 1969, De Gaulle a surmonté la crise de Mai 68. C’est regonflé à bloc qu’il vient annoncer en avant-première à son auditoire quimpérois la tenue en avril d’un référendum « sur la création des régions et la rénovation du Sénat ».

Au-delà des Quimpérois, c’est tout le peuple français qui est visé par cette annonce. Depuis quelques mois, une initiative politique majeure était attendue de la part du président, qui a emmené dans ses bagages près de 200 journalistes, pour être sûr que le message passe.

De Gaulle veut être confiant : la majorité silencieuse des Français lui sait gré d’avoir résisté aux émeutiers du Quartier Latin et à la tentative de coup d’état du tandem de Charléty, « les politiciens au rencart » Mendès-France et Mitterrand. Le plébiscite du printemps est conçu pour donner un nouvel élan au gouvernement français le plus marquant depuis Napoléon III.

En Bretagne en 1958, on vote à droite à 73.4 % et encore à 68.3 % en 1968 (3). Si le Général a choisi Quimper pour lancer la campagne du référendum, c’est parce que la péninsule armoricaine est associée au régionalisme dans l’esprit des Français. C’est aussi parce que c’est l’une des rares parties du territoire où il est en mesure de faire un bain de foule montrable à la télé. Car en 1969, les forces qui sont hostiles au plus illustre des Français sont mieux organisées et plus décidées que ses soutiens.

Au final, seuls 8000 Bretons se déplacent à Quimper, mais ils compensent en applaudissant à tout rompre. Au fur et à mesure de l’exposé très charpenté, on voit le public perdre peu à peu le fil des idées, certains en arrière-plan se promenant de long en large comme si de rien n’était. Les caméramans de l’ORTF veillent à faire des plans serrés et l’orateur fait bonne figure, comme s’il s’adressait à une foule océanique.

Les centristes de l’Ouest manquent à l’appel

Les RG avaient promis une foule plus considérable. Cette désertion des Bretons s’explique pourtant.

La politique étrangère souverainiste du Général, qui indispose Washington, Bruxelles, Londres, Ottawa et Tel-Aviv ; son projet illibéral d’introduire la participation des salariés dans les entreprises ; ses réformes institutionnelles qui remodèle l’appareil d’Etat jacobin et le Sénat…tout cela dérange l’establishment « républicain », y compris à droite (Lecanuet, Poher, Giscard d’Estaing, Pompidou…). En Bretagne, l’establishment c’est le centre-droit, qui représente alors la moitié des 70 % d’électeurs de la majorité présidentielle, avec Ouest-France comme organe central.
Avant d’arriver dans le Finistère, le Général a pu s’entretenir fructueusement à Rennes avec les notables du CELIB, qui ont inspiré sa politique économique en Bretagne et dont le mode de fonctionnement annonce l’esprit de sa réforme.
Par contre, les électeurs modérés ont dû rester à la maison, peut-être intimidés par les minorités agissantes et l’atmosphère générale.

« De Gaulle au musée ! » : une Bretagne jeune, en ébullition

Parmi les forces plus ouvertement hostiles, on trouve bien sûr les partis de gauche et le mouvement syndical.
Les années 60 en Bretagne sont marquées par l’éveil des luttes paysannes et ouvrières, intenses et souvent victorieuses (prise de la sous-préfecture de Morlaix en 1961).
C’est comme pour y répondre que le discours de Quimper énumère les réalisations spectaculaires de l’Etat stratège gaullien dans la péninsule : la modernisation de l’agriculture, l’industrie automobile à Rennes, le Radôme de Pleumeur-Bodou (1962) et l’électronique dans le Trégor (aujourd’hui en passe d’être délocalisée), la base navale atomique de Brest, les chantiers navals de Saint-Nazaire (le Paquebot France, inauguré en 1960), l’usine marémotrice de la Rance (1966), le campus de Rennes 2 Villejean (1969), le lancement du plan routier breton avec ses voies express sans péage (1969) …
« Du coup, comme le prouvent les résultats du dernier recensement, elle a cessé, pour la première fois depuis des générations, de voir partir de chez elle plus d’hommes qu’elle n’en met au monde… »

Mais précisément cette prospérité insolente suscite l’impatience de la jeunesse et du mouvement social. De plus, la gauche politique et syndicale est sincèrement convaincue de résister à un régime fasciste qui affame délibérément le peuple au profit des classes dominantes (4).

4000 policiers à Quimper pour contenir la gauche « antifa »

En 1969, les états-majors syndicaux bretons de toute tendance et profession (CGT, CFDT, FO, FEN, FDSEA) ainsi que les partis de gauche (SFIO, PSU, UDB, CIR, Ar Falz, JEB, mais pas le PCF) font bloc et donne la consigne de faire le vide autour de la personne présidentielle.
Par ailleurs des provocateurs perturbent en individuels les déplacements de De Gaulle. « Des militants se mêlent à la foule pour crier des slogans, montrer des pancartes, des banderoles, lancer des tracts et agiter des drapeaux rouges et bretons. On entend alors les célèbres : « CRS SS », « de Gaulle au musée », « À bas l’état policier », auxquels s’ajoutent : « Libérez FLB », « Bretagne colonie ». Devant le chef de l’État, c’est symbole contre symbole. À L’Internationale chantée devant la mairie de Brest répond La Marseillaise ; aux slogans « Libérez la Bretagne » et « Nous sommes tous des Québécois » répond « Nous sommes tous des Français » ; aux poings levés répondent le V de la victoire », relève Patrick Gourlay dans son article. (2)

Le ministre de l’intérieur Marcellin a mobilisé 4000 policiers à Quimper, soit un homme en bleu pour deux participants au meeting. « Des CRS en civil venus en renfort, assistés d’hommes du SAC (Service d’action civique), interviennent à la moindre démonstration d’opposition : les contestataires sont interpellés et conduits au commissariat ou à la campagne le temps des cérémonies. Préventivement, des barrages filtrants, à l’entrée de Quimper, avaient permis à la police de refouler au jugé les jeunes. Là encore, la presse régionale donne plus de visibilité aux actions menées par les opposants à Rennes, Brest et Quimper parmi lesquels on note beaucoup de militants régionalistes ». (2)

Les régionalistes bretons à la pointe de la contestation

Parmi les anti-gaullistes les plus acharnés, le mouvement breton : peut-être est-ce une manière de faire ses preuves à gauche, très divisée sur les revendications bretonnes.
Pendant toutes les années 60 et une nouvelle fois en 1969, Kendalc’h, structure qui fédère les cercles celtiques, a décidé le boycott du Général : « Pas de biniou ni de bombardes pour de Gaulle » ! (2)

Il est vrai que ce dernier est ambigu sur la question bretonne. Dans son discours de Quimper, il place Nantes en Bretagne mais ne cite que les 4 départements de la Bretagne administrative. En 1960, Il a laissé son premier ministre, Michel Debré, un jacobin pur et dur (5), séparer Nantes du reste du Duché et tenter de supprimer le breton au baccalauréat.

Tout un pan du discours quimpérois est dirigé implicitement contre l’épouvantail du séparatisme breton : le président de la Vème République met en valeur les héros bretons de l’Antiquité à nos jours, individuels ou collectifs, mais seulement ceux qui ont servi la France.
A la fin de son envolée, au cours d’un aparté non prévu dans son discours écrit, De Gaulle dit de façon spontanée à la foule ce qu’il a sur le cœur. C’est un des seuls moments où l’orateur récupère son auditoire, avec une punch-line qui fait sens pour tout le monde : « Au long du voyage, quelques-uns – je l’ai entendu – nous disaient : « Libérez la Bretagne ». Mais ils oublient que cela été fait il y a quelques vingt-cinq ans. Nous l’avons fait avec beaucoup de bons Français et d’abord avec beaucoup de Bretons. »

C’est une droite contre l’ingratitude des Français oublieux de ce qu’ils doivent au gaullisme ; c’est peut-être aussi une allusion au passé vichyssois ou pro-allemand d’une partie de la mouvance bretonne.

De Gaulle régionaliste ? L’influence de Barrès et de Maurras

Ce qui sépare alors De Gaulle et le mouvement breton, ce n’est pourtant pas la Seconde Guerre Mondiale, mais plutôt l’évolution du courant régionaliste vers le marxisme et la mythologie anticolonialiste. De Gaulle appartient à une autre génération, pour laquelle le régionalisme n’était pas un facteur de contestation et de déconstruction, mais d’harmonie et de réforme.

A Quimper, De Gaulle vante Chateaubriand, le régional de l’étape, mais il se pourrait que son romancier de chevet ait été en réalité un Lorrain, le régionaliste et nationaliste Maurice Barrès (1862-1923). Un goût littéraire largement partagé dans sa génération, y compris à gauche par Léon Blum ou Aragon, mais dans les années 60 passé de mode, malgré les efforts de Philippe Barrès, fils de l’auteur et militant gaulliste de la première heure …

Autre régionaliste influent durant les années de formation du vieux président, dont le père professeur était abonné au quotidien l’Action Française : Charles Maurras (1858-1952). Marqué par la défaite de 1870, cet auteur provençal imaginait un système politique alternatif à la Troisième République, évoquant l’architecture du IIème Reich prussien : un roi puissant à Paris surplombant des mini-républiques provinciales, qui échapperaient à la banalisation, à la désertification et à la bureaucratie.

Le moment précis où De Gaulle rate sa cible

Certains passages du discours de Quimper auraient pu être signés par Maurras lui-même. De Gaulle y explique la centralisation parisienne depuis Louis XIV par le défi des guerres incessantes. Il estime que le pouvoir personnel du président de la Vème République doit maintenant être équilibré, non par un parlement, mais par des régions vivantes. Celles-ci seraient dirigées par des sortes d’états provinciaux modernisés, constitués par « la réunion d’élus, des collectivités territoriales, conseils municipaux et conseils généraux, de délégués des diverses catégories économiques, sociales, universitaires et de députés à l’Assemblée Nationale ».

C’est à ce moment précis que De Gaulle perd complètement son auditoire. Régionalisation, sénat, participation, tout cela dans l’esprit du Général avait une logique imparable et un rapport avec la crise de 1968 : il s’agissait de transformer l’agitation en délibération. Mais seule une relecture à tête reposée du discours, ou à défaut une explication par des médias favorables, aurait permis au peuple souverain de comprendre pourquoi il allait voter au juste.

Le FLB a cru en 1969 à la possibilité d’une paix des braves avec le Connétable de Champagne

Au final, les rapports entre régionalistes bretons et gaullisme restent à creuser.

Né à Lille, où sa mère est retournée accoucher près des siens, issu par son père d’une famille d’ancienne bourgeoisie champenoise, De Gaulle se réenracine en Champagne en achetant la Boisserie, à Colombey-les-deux-Eglises, en Haute-Marne. Cet homme du Nord se sent à l’aise avec les Armoricains. Une sympathie qui semble avoir flatté les militants bretons – et en même temps les a considérablement gênés car tout ce qui venait de De Gaulle suscitait un rejet viscéral en 1968.

La version en couleur du discours de Quimper montre que l’embargo des cercles folkloriques décidé officiellement par Kendalc’h a été contourné : on y voit des enfants et des adultes arborer leur magnifique costume, en l’honneur de l’invité historique.

Il semble aussi que la branche armée du mouvement breton – le FLB, apparu en 1966 – ait, au moins tactiquement, vu en De Gaulle la possibilité d’un changement dans l’attitude de Paris face à ses provinces.
Dans un communiqué de septembre 1968, depuis son QG d’Irlande, le FLB décide la suspension de ses « opérations militaires » pendant la visite du Général : c’est un geste qui traduit pour le peuple breton l’espoir de « l’émancipation politique qu’il a déjà accordée au peuple algérien et qu’il préconise pour les Français du Québec ». Le 27 janvier 1969, à la veille du voyage, nouveau communiqué du FLB : « seul l’octroi à la Bretagne du minimum de libertés demandées par l’opinion bretonne unanime » impliquera un cessez-le-feu définitif. (2)

Dans son dernier discours il y a déjà du Zemmour

La portée de l’appel de Quimper dépasse la question régionale et la Bretagne. Il dépasse aussi la politique courante. C’est toute une conception de l’homme qui s’y exprime.

De Gaulle y félicite les Bretons pour leur authenticité préservée : « Péninsule de notre hexagone, naturellement éloignée du centre, peuplée de CELTES, comme l’était jadis notre pays tout entier, mais dans les origines mieux épargnée des invasions »On croit entendre Eric Zemmour, avec 50 ans d’avance. La continuité avec les ancêtres, l’identité de longue durée, tout cela avait du sens pour l’homme du 18 Juin, comme pour son alter ego Churchill. Ce n’est pas sur la table rase que l’on construit le progrès, mais sur la connaissance de ses déterminismes – une leçon 100 % barrésienne et pas vraiment « républicaine ».

Cette conception héréditaire de la nation s’oppose à la conception purement idéologique qu’a imposé le jacobinisme depuis 1870 et qui postule une humanité indifférenciée et sans frontière. Seraient Français les « républicains » du monde entier qui le souhaitent.

Pour De Gaulle au contraire, la Révolution de 1789 est un moment de la civilisation française, mais pas sa totalité ni même son apogée : « Je n’aime pas la république pour la république. Mais comme les Français y sont attachés, j’ai toujours pensé qu’il n’y avait pas d’autre choix », confie-t-il à son ministre Peyrefitte.

Un rendez-vous manqué avec la Bretagne, mais aussi avec avec la France

Le 27 avril, l’appel de Quimper est rejeté par 52,41 % des Français, il est vrai conditionnés par l’opposition diffuse ou ouverte de la quasi-totalité de la presse, des syndicats et des partis. Mis à part les Côtes-du-Nord et une fraction des centristes, la Bretagne a au contraire répondu présente, avec 56.82 % des voix en faveur du gaullisme. L’île de Sein bat tous les records de fidélité avec 95 % de oui ! (6)

En organisant un référendum sur un sujet folklorique et obscur, De Gaulle se serait fait hara kiri politiquement. Il aurait compris de lui-même qu’il était dépassé et aurait voulu partir sur un coup d’éclat. Telle est du moins l’interprétation courante, contre laquelle argumente le haut-fonctionnaire Arnaud Teyssier, dans son livre récent, « De Gaulle, 1969 ». De Gaulle aurait été au contraire combatif, tourné vers l’avenir, voulant restructurer l’Etat profond jacobin, le mettre au service de la nation, avec la volonté de contrer la crise de civilisation qu’il voyait venir.

Dès l’annonce des résultats du référendum, De Gaulle démissionne et part se ressourcer en République d’Irlande. Dans le livre d’or de l’ambassade de France à Dublin, il écrit : « Rien ne vaut rien, il ne se passe rien, et cependant tout arrive mais cela est indifférent ». Une fois de plus le prophète était resté incompris.

A.T.

  1. « Mon corps est retenu mais mon esprit vole vers vous, comme l’oiseau à tire d’aile vole vers ses frères qui sont au loin ». Ce sont deux vers d’un poème de l’oncle du Général : son homonyme Charles de Gaulle (1837-1880), passionné par la culture celte et bretonnant. Une figure romantique qui éclaire la personnalité parfois fantasque de l’homme du 18 Juin.
  2. « Les voyages du président De Gaulle en Bretagne », Patrick Gourlay, 2012. Cet article dense s’appuie notamment sur des sources préfectorales inédites. https://books.openedition.org/pur/130050?lang=fr
  3. « Les Mutations politiques en Bretagne », Michel Nicolas, Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest, 1991 https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1991_num_98_3_3400
  4. Voir l’article : https://www.breizh-info.com/2020/06/22/146042/les-tartuffes-du-18-juin-en-1947-sur-radio-france-sartre-comparait-de-gaulle-a-hitler/
  5. Michel Debré allait jusqu’à nier l’existence d’une « entité bretonne ». Il n’est pas certain qu’il reflétât la pensée profonde de De Gaulle. Comme l’ensemble de la classe politique jacobine, Debré était hostile à l’indépendance de l’Algérie…que De Gaulle a imposée. De Gaulle était obligé de tenir compte d’un rapport de force idéologique qui lui était défavorable. Les entretiens qu’il a eus avec son ministre Peyrefitte nous révèlent le vrai De Gaulle – et il n’est pas politiquement correct !
  6. 465 oui contre 24 non : résultats cités par le site d’histoire bretonne En Envor : « Le 27 avril, quand la Bretagne a dit oui au président De Gaulle », Yves-Marie Evanno.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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2 Commentaires

  1. Il est bien vrai que ce sont les médias qui, en général, font les élections, non pas sur leurs idées propres, leur responsabilité intrinsèque, mais sous pressions politico-financières et, donc, en dehors de toute éthique, celle que l’on doit respecter lorsque l’on « porte la parole » qui va vers le peuple. La démocratie derrière laquelle ils se planquent pour discourir est ainsi bafouée puisque les peuples n’ont pas la « connaissance », le savoir pour comprendre, sinon interpréter correctement des messages hors de portée de leur entendement. On a coutume de dire que les médias sont le quatrième pouvoir…non, ils sont le premier outil du pouvoir et parfois cumulent les deux…

  2. De Gaulle a laissé une empreinte forte que la génération de 68, au pouvoir depuis plus d’un demi-siècle, n’a pas encore réussi à effacer complètement.

    Pendant 11 ans, de 1958 à 1969, De Gaulle a été la rencontre d’un peuple et d’un homme qui a, en quelque sorte, ressuscité le fil d’Ariane monarchique tissé par les 69 rois qui ont fait la France, de 496 à 1830.

    La République ne s’y est pas trompée et a réussit assez rapidement à se débarrasser de cet opposant à son Empire.

    Dans ses « Écrits de Londres », Simone Weil écrivait :

    « En quoi consiste la relation du général de Gaulle avec la légitimité ? En ceci. Le trésor étant par terre, méprisé de tous, il l’a ramassé, rangé, et a fait savoir publiquement qu’il s’en constituait le gardien, jusqu’au jour où le propriétaire serait en état de le lui réclamer. »

    Actuellement il n’y a plus personne à la tête du pays pour la simple raison qu’il n’y a plus de pays.

    On peut mesurer le chemin parcouru, lorsque l’on considère ce que De Gaulle affirmait à Bayeux, le 8 juillet 1960 :

    « Et maintenant, me revoici, une fois encore, à Bayeux. Notre objectif national, aujourd’hui s’appelle la prospérité. Oui, nous voulons être une grande nation très prospère, d’abord bien sûr pour nos enfants, car il s’agit que chacun des enfants ait sa part de dignité et, par conséquent, sa part de possibilités… » (D’après Paris-Normandie, du 9-10 juillet 1960).

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