Pour la Fondation pour l’école, « l’interdiction de l’IEF n’est pas une réponse adaptée aux enjeux de la radicalisation »

A LA UNE

Bain-de-Bretagne. Un patron marocain employait 42 migrants clandestins, fraudant Urssaf et chômage partiel

Un Marocain en situation irrégulière faisait travailler des migrants clandestins dans une société de transport à Bain-de-Bretagne tout en...

Paris. Étudiante en école de journalisme, une jeune Kabyle subit la censure et la pression de sa direction et des autres élèves

Le terrorisme intellectuel et la propagande politique jusque dans les écoles de journalisme. De quoi ensuite ne pas s’étonner...

Covid-19. Janvier 2021, le pire mois de l’épidémie enregistré sur la planète ?

Avant propos Aujourd’hui, quatre sujets seront abordés : 1 – Un premier bilan social et sociétal pour la France; bilan qui...

Réunification de la Bretagne. 150 élus écrivent à E. Macron pour un référendum

Dans une tribune publiée par le « Journal du Dimanche », 150 élus dont sept députés et six sénateurs, demandent un référendum...

Reportage. Une virée à la découverte de la Basse-Normandie et des plages du Débarquement

En ce Dimanche, nous vous proposons un petit reportage touristique à la découverte de la Basse-Normandie et des plages...

La Fondation pour l’école était une nouvelle fois présente lors de la deuxième visioconférence organisée le 27 novembre par Monsieur Richard Senghor, Conseiller spécial de Monsieur Jean-Michel BLANQUER, pour répondre aux questions relatives au projet de loi confortant les principes républicains (anciennement dénommé projet de loi « séparatisme »).

L’Instruction en famille (IEF)

Concernant l’IEF, le ministère de l’éducation n’a malheureusement pas souhaité produire de chiffres pour justifier l’utilité de sa suppression. Le Ministère a de nouveau renvoyé à l’étude d’impact qui n’est toujours pas connue à ce jour et qui, en amont, n’a donné lieu à aucun échange avec les associations de défense de l’IEF.

Ces dernières et leurs partenaires restent donc légitimement persuadés que l’IEF reste un bouc-émissaire et que son interdiction de principe porterait gravement atteinte à la liberté d’enseignement, constitutionnellement protégée, sans pour autant régler la question de la dérive radicale de certaines familles.

Les cours d’enseignement à distance et par correspondance

Alors que les cours d’enseignement à distance (ou par correspondance) sont bien assimilés à des établissements d’enseignement et déclarés comme tels, la Fondation pour l’école déplore qu’ils ne soient considérés que comme de simples supports pédagogiques pour l’IEF.

Si le Ministère considère qu’ils pourront conserver leur activité au profit des seuls enfants scolarisés en famille pour des raisons de santé et de handicap, c’est en fait tout le modèle économique de ces cours qui serait remis en cause par l’interdiction de principe de l’IEF.

Ces cours ont pourtant acquis une très solide expertise en matière de scolarisation à distance, sur laquelle il serait possible de s’appuyer pour favoriser l’éclosion d’acteurs français majeurs en matière de homeschooling.

Les écoles indépendantes

Voici ce qu’indique la fondation pour l’école suite à cette rencontre, concernant les écoles hors contrat :

« La Fondation pour l’école a pu obtenir confirmation que les fermetures administratives des établissements hors contrat pourraient faire l’objet d’un recours devant la juridiction administrative, dans le cadre de la procédure d’urgence du « référé liberté », ce qui devrait permettre la réouverture rapide des écoles fermées de manière abusive.

Répondant à l’interrogation de la Fondation pour l’école sur la nécessaire prise en compte d’enfants qui n’auraient connu que l’IEF et seraient scolarisés du jour au lendemain dans un collège ou lycée qu’ils n’auront souvent pas pu choisir, le Ministère a indiqué que des mesures transitoires seraient prévues pour ces élèves.

Or la Fondation pour l’école s’inquiète des tracasseries administratives d’ores et déjà rencontrées par des familles désirant choisir l’IEF auprès d’académies qui semblent vouloir appliquer dès à présent une interdiction qui n’a même pas encore été discutée devant le Parlement…

Enfin, la Fondation a demandé s’il était envisagé d’élargir les conditions pour pouvoir diriger un établissement scolaire indépendant, de nombreux parents, ne pouvant plus instruire leurs enfants à domicile, seront en effet nécessairement amenés à créer des écoles indépendantes.

Dans certains territoires la création d’écoles pourrait même s’avérer être la seule alternative possible. Mais quid si les conditions pour diriger une école restent inchangées ?

Au regard des conséquences qu’entrainerait immanquablement la suppression de l’IEF, il est plus que jamais nécessaire d’élargir le champ d’expérience actuellement requis pour être directeur d’école indépendante.

La Fondation pour l’école va mener ce nouveau combat pour permettre l’accès à la fonction de directeur d’établissement à des personnes pouvant se prévaloir d’une solide expérience professionnelle par ailleurs »

Voici qui annonce un hiver et un printemps agité autour de ce projet de loi, tentative supplémentaire d’attenter à la liberté des citoyens libres de ce pays.

Illustrations : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

LA QUOTIDIENNE

Recevez chaque matin dans votre boîte mail la Quotidienne de BREIZH-INFO

- Pour soutenir BREIZH-INFO et l'info sans filtre -

Les derniers articles

Faut-il encore investir dans l’immobilier ?

La situation économique mondiale liée à la crise sanitaire nous a montré à quel point l’équilibre financier pouvait être...

Eric Zemmour : « Le gouvernement français n’ose même pas imposer l’interdiction du voile islamique dans l’espace public pour les petites filles »

Eric Zemmour : « Le gouvernement français n’ose même pas imposer l’interdiction du voile islamique dans l’espace public pour...