Arnaque en Bretagne. Le Gwen Ha Du flotte sur la mairie de Nantes, métropole de moins en moins bretonne… [L’Agora]

A LA UNE

Qu’est-ce qui est plus gogo qu’un militant breton, hormis un autre militant breton peut être ?

Ainsi donc, les voici qui se félicitent tous parce que notre Gwen Ha Du, notre drapeau national breton, a été apposé par Johanna Rolland et son équipe municipale (majorité PS) sur le fronton de la mairie.

Pourtant, il s’agit uniquement de communication, on pourra même dire de foutage de gueule ou d’arnaque, c’est au choix.

Car cela ne change absolument rien au fait qu’actuellement, Nantes est la capitale des Pays de la Loire, et que depuis des décennies qu’ils sont aux manettes dans la ville, et au Département, les élus n’ont jamais fait le moindre coup de force pour réintégrer la Loire-Atlantique à part entière en Bretagne.

Le Gwen ha Du déployé par la métropolitaine Johanna Rolland, cela fait penser à ce touriste parisien qui débarque dans une crêperie d’Audierne en marinière, en disant « Kenavo » croyant ainsi saluer la patronne.

Les militants hors sol de l’UDB sont contents, voilà qui justifie enfin leur fidélité permanente au Parti Socialiste.

Ils vont pouvoir bomber le torse lors des prochains cours de breton dans une métropole qui, dans la réalité, porte de moins en moins la Bretagne en son sein.

Nantes Métropole, c’est en effet loin, bien loin de Nantes cité de Ducs de Bretagne. A côté du château, les chevaliers bretons ont en effet laissé place progressivement, avec la bénédiction des mêmes qui agitent le Gwen ha du, à de grands explorateurs venus d’ailleurs, de lointaines contrées au sud de la Mer Méditerranée.

Des explorateurs partis pour rester (car incités à le faire) et qui, démographiquement, prennent une place de plus en plus importante, les statistiques le démontrent. Pas certain que pour eux, la différence entre Bretagne et Pays de la Loire compte vraiment.

Disons que le terme Sarrasin pourrait être employé à Nantes, mais avant tout pour rappeler les origines d’une partie de la population qui y a été fraichement implantée, plutôt que  pour la céréale peuplant les cuisines des quelques crêperies qui restent encore debout malgré les saccages multiples du centre-ville, malgré la tyrannie sanitaire, malgré les contraintes administratives permanentes visant les commerçants nantais, malgré l’enfer progressif que devient la vie dans cette capitale historique de la Bretagne et qui pousse de plus en plus des autochtones à quitter cette ville.

Non, franchement, le Gwen Ha Du arboré en mairie de Nantes ne me passionne pas plus que cela.

D’autant plus lorsqu’il est entouré, comme pour se justifier, d’une ribambelle de drapeaux de la République française, cette République dont se revendiquent sans cesse nos dirigeants, celle qui accouche semaine après semaine de mesures liberticides, sécuritaires, totalitaires visant à déraciner, à rééduquer, à interdire, à opprimer les hommes libres d’Europe qui refusent de se mettre à genoux (devant qui que ce soit).

Quiconque revient à Nantes aujourd’hui après des années passées ailleurs pourrait bien trouver adéquate le mot cloaque pour qualifier cette métropole, qui s’étend, qui s’étend, grappillant sans cesse du terrain sur la ruralité, faisant le lit du copinage et du réseau « métropolitain » dans lequel les petites communes n’ont plus voix au chapitre.

Si le Gwen Ha Du flotte un instant sur la mairie de Nantes, combien de drapeaux étrangers, Maliens, Kurdes, Turcs, Algériens, Tunisiens… flottent par ailleurs, dans les yeux, dans les coeurs et dans les quartiers de plus en plus violents de la cité d’Anne de Bretagne ? Sans doute un peu plus que le nôtre.

Doit-on vraiment se réjouir que notre capitale historique de la Bretagne soit devenue une ville rongée par la délinquance, les fusillades, les trafics en tout genre ?

Une ville où les femmes s’inquiètent, y compris dans le riche centre-ville, de savoir si elles rentreront chez elle saines et sauves ?

Une ville où la jeunesse autochtone ne peut même plus se payer un appartement – si ce n’est un logement social dans un quartier dit « sensible » – parce que les socialistes n’ont jamais rien fait pour empêcher des promoteurs immobiliers de multiplier les constructions hors de prix dans toute la ville ?

Ou parce que ces mêmes élus font des pieds et des mains pour attirer les parisiens qui fuient déjà, eux aussi, l’immonde métropole qu’ils ont saccagé en quelques décennies et qui font exploser les prix ?

Non non, un peu de sérieux. Redescendons sur terre. Enlevez vos oeillères.

Nantes, c’est la Bretagne. Point final. Et il n y a pas besoin que des petits fonctionnaires de la République française valident cela pour le savoir. Ni d’un référendum d’ailleurs.

La seule question que les militants bretons devraient se poser aujourd’hui c’est de savoir quel projet de société ils ont à opposer concrètement à celui imposé depuis trop longtemps par les autorités françaises. Aujourd’hui, force est de constater qu’hormis défendre les valeurs « universelles » de la République (et ses maux) parfois encore plus fort que les autres Français, plus rien ne distingue les militants et patriotes Bretons des habitants de l’hexagone.

Morvan Marchal, s’il revenait demain à Nantes, s’il se promenait en centre-ville avec ses amis nationalistes bretons d’antan, ou bien aux Dervaillères, ou à Bellevue, aurait certainement honte que des élus de la République français osent se servir du drapeau national breton qu’il a inventé.

Ils osent tout vous dites ? Mais il parait que c’est à cela qu’on les reconnait…

Julien Dir

Précision : les points de vue exposés n’engagent que l’auteur de ce texte et nullement notre rédaction. Média alternatif, Breizh-info.com est avant tout attaché à la liberté d’expression. Ce qui implique tout naturellement que des opinions diverses, voire opposées, puissent y trouver leur place.

Illustrations : DR
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3 Commentaires

  1. Bonjour,
    Bien évidemment que ce hissage de Gwen Ha Du en mairie de Nantes est une opération de communication mais que font les autres bretons pour que Nantes et le 44 reviennent en Bretagne? Depuis l’effectivité de l’amputation de la Bretagne que s’est-il passée (environ depuis 65 ans) rien puisque la situation est inchangée. Oui les gouvernements français se moquent de cet état de fait du 44 (le vouloir des habitants du 44- 105 000 signatures ignorées) mais au moins certains font quelque chose et je pense à Bretagne réunie. Il y a bien sur de la politique la dessous (UDB et autres) mais ils agissent à leur façon. Pourquoi les quatre autres département ne se manifestent pas plus fort hormis quelques reconnaissances sporadiques en faveur de la réunification qui pour l’instant n’ont débouché sur rien. Voilà les vrais questions mais arrêtons de juger les uns ou les autres ce n’est pas efficace et la situation de la ville des Ducs de Bretagne est égale à d’autres métropoles françaises ce n’est pas le problème. Cordialement.

  2. Le Gwenn ha Du ne va pas changer grand chose mais au point où on en est… Je ne mets pas le drapeau kurde tout à fait sur le même plan que les drapeaux « turc » ou « algérien ».

  3. C’est très Français de se plaindre. L’analyse me paraît injuste, car elle fait peser sur les militants bretons une responsabilité qu’ils n’ont pas.

    L’immigration de masse est un problème OCCIDENTAL
    – piloté par les plus grandes instances internationales,
    – mu par les dynamiques du capitalisme,
    – et permis par la décadence de l’occident.
    Même nos cousins d’Irlande sont affectés par ce déferlement. Glasgow, Cardiff, Bilbao, Ajaccio, ont tous leurs ‘quartiers’ d’immigrés et tout ce qui va avec.
    Même la Pologne, que l’on croit « résistante » a donné, en 2019, 4 millions de permis de travail à des étrangers (elle ne résiste qu’aux musulmans).

    Qui peut croire que la Bretagne, toujours subjuguée, peut résister contre cette déferlante, contre ce bazar international, alors que les plus opposés en sont réduits à accompagner le mouvement ? Ce serait aussi stupide que de croire que la Bretagne, parce que c’est la Bretagne, peut intégrer des foules d’étrangers sans les problèmes rencontrés partout ailleurs.

    Mais c’est précisément dans ce chaos qu’il faut « planter son drapeau ». Marquer les lignes de front pour ne plus reculer.
    C’est la moindre des choses que la mairie de Nantes fasse flotter le drapeau de la patrie qui l’a construite et la défend !
    Mais ce ne sont certainement pas les ennemis de l’Europe qui ont voulu le Gwen-ha-du ! Ce sont des sympathisants qui ont tracté, collé, pétitionné, qui ont envoyé des courriers, des courriels, des commentaires, qui ont téléphoné, interpellé, discuté et convaincu.
    Ils ont rappelé au Breton subjugué que les SYMBOLES ont une force, une force qui transcende les boutiques partisanes.
    Sans ces symboles la Bretagne n’existerait déjà plus.

    Ce sera aux jeunes générations de redonner un sens à ces symboles transmis de haute lutte.

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