Les « Gaulois réfractaires » ont-ils renoncé à lutter contre Macron ?

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Par Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples et La Nouvelle guerre des mondes ♦ Il est courant, dans les allées du pouvoir, de gloser sur les « Gaulois réfractaires ». Mais ces fameux Gaulois ont à l’évidence disparu… D’abord en 2019, pour cause de répression policière, et surtout en 2020, pour cause de Covid-19.
Les néo-gaulois, qui les remplacent, n’inquièteront plus le Pouvoir. Ce sont désormais des réfractaires en peau de lapin, ou plus exactement en peau de mouton. Déjà mûrs pour une nouvelle dhimmitude. Car, en 2020, les néo-gaulois, en se soumettant à la dictature sanitaire, ont envoyé un message clair à l’oligarchie : « Nous nous soumettrons à tout ».

Le ciel sur la tête

Les Gaulois, peuple fier, ne craignaient qu’une chose : que le ciel leur tombe sur la tête.
Mais leurs très lointains descendants, les néo-gaulois de 2020, sont terrorisés par un virus qui tue moins de 1 % de la population et, pour plus de la moitié, des personnes dont le pronostic vital était déjà engagé au titre d’autres pathologies. Et des personnes dont ils avaient de toute façon l’habitude de les remiser dans les EPHAD.

Rivés à leurs écrans, les néo-gaulois croient tout ce que leur disent les augures cathodiques.

Des dizaines de millions d’entre eux, paraît-il, regardent Emmanuel Macron ou Olivier Véran annoncer périodiquement le renforcement de la dictature sanitaire au prétexte de prédictions catastrophiques.

Les néo-gaulois vivent dans la peur.

Les néo-gaulois acceptent tout

En 2020, les néo-gaulois ont docilement tout accepté : le couvre-feu, le port du masque, la « distanciation sociale », les attestations de déplacement, les fermetures de commerces, de restaurants et de cinémas, les enterrements en catimini, les églises cloitrées, les interdictions de fêtes et de rassemblements, les tests imposés, les repas de famille réglementés, les queues devant les magasins…

Ils acceptent même d’être les cobayes d’une thérapie génique aux effets encore mal mesurés et pour laquelle le fameux principe de précaution n’a curieusement plus cours.

Pire, ils en rajoutent dans la soumission : en portant un masque quand ce n’est pas obligatoire, en affublant de cet accessoire leurs enfants dans les rues, en se précipitant pour se faire tester, en dénonçant leurs voisins qui reçoivent plus de convives qu’autorisé.

Avec le virus, chacun devient le censeur de son voisin, comme aux « heures les plus sombres de notre histoire ». La dictature sanitaire, mais en mode collaboratif !

Les néo-gaulois mûrs pour la dictature

Le Covid confirme une vieille sagesse : la liberté ne va pas de soi, il faut du courage pour la défendre.

Pour cette raison, les néo-gaulois, qui manifestement en manquent, paraissent déjà mûrs pour la dictature.
Ils acceptent déjà le bouleversement des institutions et que des comités Théodule, n’ayant aucune légitimité démocratique, décident de leur sort. Ils ne disent rien quand le Parlement devient la chambre d’enregistrement des diktats d’une partie du corps médical ou de Big Pharma. Rien quand l’exécutif écrase le Parlement. Rien quand on reporte les élections.

Les néo-gaulois acceptent l’avalanche de mesures liberticides que le pouvoir ne cesse de prendre car, en matière répressive, l’imagination est bien au pouvoir en Macronie !

Et il suffit que le gouvernement annonce que des milliers de policiers vont contrôler le respect des mesures barrière ou que les médias mettent en scène le méchant-gendarme-qui-a-verbalisé-une-grand-mère (alors que la plupart du temps on ne voit pas un policier à la ronde), pour que les néo-gaulois se tiennent coi. De simples paroles cathodiques suffisent désormais à les faire rentrer à la niche !

Dans certains pays européens, une partie de la population a protesté contre le confinement imposé par les autorités. Mais en France les néo-gaulois ne manifestent plus.

Le mythe de la guerre civile

On évoque périodiquement dans certains milieux, pour jouer à se faire peur, le risque de guerre civile en France.

Mais soyons sérieux : qui chez les néo-gaulois prendrait les armes pour défendre quoi que ce soit ?
Ceux ne disent rien quand on incendie les églises ? Ceux qui ne réagissent pas quand les islamistes tuent des Français ou prêchent la haine de la France ? Ceux qui croient tous les mensonges du Pouvoir ? Ceux qui se laissent insulter par les furies féministes ou les indigénistes ? Ceux qui rasent les murs devant les racailles ? Ceux qui ont peur de sortir sans masque ?

D’ailleurs, les armes c’est le Pouvoir qui en dispose ainsi que les racailles. Pas les néo-gaulois, déjà désarmés dans leur for intérieur.

Certes les émissions d’Éric Zemmour ont une forte audience. Mais cela réveille-t-il les néo-gaulois ? Compte tenu de ce qui s’est passé en 2020, on peut en douter.

Le Pouvoir passera de bonnes fêtes de fin d’année.
Ce ne sont pas les néo-gaulois qui l’empêcheront de mettre en œuvre son agenda en 2021. D’ailleurs ne nous promet-il pas déjà une « 3e vague » ?

Michel Geoffroy

Michel Geoffroy, ENA. Essayiste, contributeur régulier à la Fondation Polémia ; a publié en collaboration avec Jean-Yves Le Gallou différentes éditions du “Dictionnaire de Novlangue”.
Crédit photo : GrandCelinien/Wikimedia (cc)
Source : Polemia
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2 Commentaires

  1. Pendant 14 mois les gilets jaunes de bandes d’ARRÊT D’URGENCE, hommes et femmes, ont manifesté tous les samedis pour obtenir ce que De Gaulle avait proposé le 7 juin 1968.

    De Gaulle a un entretien radiodiffusé avec Michel Droit, où il donne son interprétation de la crise de civilisation que le monde traverse, et où il explique les mesures – principalement économiques et sociales – qu’il a prises pour y remédier :

    « Il y a une troisième solution [après le communisme et le capitalisme] : c’est la participation, qui, elle, change la condition de l’homme au milieu de la civilisation moderne. Dès lors que des gens se mettent ensemble pour une œuvre économique commune, par exemple pour faire marcher une industrie, en apportant soit les capitaux nécessaires, soit la capacité de direction, de gestion et de technique, soit le travail, il s’agit que tous forment ensemble une société où tous aient intérêt à son rendement et à son bon fonctionnement, et un intérêt direct. » (Discours et Messages.)

    Réponse du Représentant local de la Gouvernance mondiale : rien.

    Dans son discours de Bayeux du 16 juin 1946, De gaulle avait exposé les bases et manifesté l’esprit de la 5ème République, ce qu’il appellera un nouvel appel du 18 juin dans un discours prononcé à Épinal, le 29 septembre 1946, dans lequel il critique le nouveau projet de constitution (À Claude Guy, En écoutant de Gaulle) :
    « Voilà…j’ai parlé ! Il ne me reste plus qu’à me taire et à attendre. Le temps fera le reste. Le 18 juin, les neuf dixième de la nation ne m’ont pas compris. Je viens de faire un nouvel appel du 18 juin (…) Cette même foule qui m’acclame aujourd’hui acclamait Pétain il y a quelques mois. Toutes les villes de France ont successivement applaudi les Anglais, Jeanne d’Arc, tous nos rois, tous nos empereurs, tous nos présidents de la République, Boulanger, Pétain, de Gaulle, est-ce que je sais, moi ?… cela ne signifie rien….Seul l’événement compte. »

    « …Seul l’événement compte. » et l’événement c’est le/la Covid 19 qui a pris la relève des gilets de bande d’ARRÊT D’URGENCE.

  2. Vue lors de notre dernière promenade dominicale, une variante non encore aperçue dans l’espèce : le « néo-gaulois super-mouton » qui, non seulement porte la muselière seul ou en couple en voiture, mais, de plus, roule les vitres baissées (!!!) : le mouton au volant ne prend aucun risque ; si, comme dit dans l’article, il s’empresse même de devancer les contraintes gouvernementales, attendons-nous bientôt à l’obligation de rouler masqués et vitres baissées sous peine des 135 € usuels.

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