Les Alsaciens ont réglé la question de la capitale

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Les élus bretons – régionaux et départementaux – gagneraient à s’intéresser à ce qui se passe actuellement en Alsace. Le droit à la différenciation vient d’y être appliqué. À défaut d’y figurer dans la Constitution, cette novation devrait constituer l’armature du projet de loi dit « 4 D » présenté fin janvier en conseil des ministres.

Si la question de la réunification avançait un jour sérieusement, un obstacle de taille surgirait immédiatement : le chef-lieu de la Bretagne réunifiée : Nantes ou Rennes ? Les élites de la première ville refusant de la voir perdre son statut de capitale régionale que lui confèrent les « Pays de la Loire ». La classe dirigeante de la seconde  considérant avoir des « droits historiques » depuis la création de la « commission de développement économique régional ». Le 19 décembre 1964, les 48 membres de la CODER de Bretagne tiennent leur première réunion sous la présidence de René Pleven. À Rennes, évidemment. Aujourd’hui, le conseil régional de Bretagne est solidement installé dans la ville de Nathalie Appéré.

L’exemple de la « Collectivité européenne d’Alsace »

Un système bicéphale règlerait la question. C’est ce qui vient de se passer avec la création de la « Collectivité européenne d’Alsace ». Nouvelle structure née de la fusion des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’État apportant quelques compétences supplémentaires.

« Chef de file pour les relations avec les voisins allemands et suisses, la CEA pourra signer des accords y compris sur l’apprentissage transfrontalier. La loi du 2 août 2019 délègue aussi à la CEA l’entretien des routes non concédées, avec la possibilité de tester une redevance pour réguler le trafic de poids lourds. Elle assurera la promotion du bilinguisme. Les ligues sportives et les organisations professionnelles pourront se réorganiser au niveau de l’Alsace, tout comme la chambre des métiers » (Le Figaro, jeudi 31 décembre 2020).

Reste la question du chef-lieu : « Dans l’immédiat, Colmar devrait héberger le siège politique de la CEA et Strasbourg son siège administratif. Quant à l’exécutif de la nouvelle collectivité, la présidence étant promise à Frédéric Bierry (précédemment président du conseil départemental du Bas-Rhin), 7 vice-présidences devraient revenir à des élus du Bas-Rhin et 8 au Haut-Rhin, dont la première vice-présidence à l’actuel président de ce département, Rémi With. » (Le Monde, jeudi 31 décembre 2020).

Voilà une affaire qui devrait inciter les élus bretons à réfléchir à un partage du « gâteau ». Ce serait également un bon prétexte  pour l’état-major de l’hôtel de Coucy (présidence du conseil régional de Bretagne) de discuter avec Johanna Rolland, maire de Nantes, de l’«avenir ». En effet, en cas de réunification, les maires de Nantes et de Rennes se trouveront en première ligne. Leurs intérêts sont évidents : le nombre d’emplois – surtout supérieurs – qui dépendent du conseil régional.

Bernard Morvan

Crédit photo : DR
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4 Commentaires

  1. Et pourquoi Collectivité « Européenne » et non Française ? Toujours cette volonté allemande de découper l’Europe en Lander… comme si elle n’était qu’une grande Allemagne – et cela sous le prétexte de respecter les diversités régionales, alors que la volonté est de faire toujours un pas de plus vers le mondialisme !

  2. le partage du gâteau n’est-il pas une manière de multiplier le nombre de postes d’élus de façon à se partager entre copains le gâteau des indemnisations, comme ils se le partagent déjà au niveau des regroupements de communes, des pays de et autres façons d’augmenter le nombre de fonctions, donc d’indemnisations.

  3. Nous avons le problème aussi en Moselle avec ce grand EST !
    dont nous ne voulons pas et qui ne ressemble a rien.
    Magouilles  » yeuropeyennes » de mou du genou (2012-2017).

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