Brexit. Contrairement à Boris Johnson, l’Écosse veut garder le programme européen Erasmus

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L’Écosse ne veut pas priver ses étudiants du programme européen d’échanges universitaires Erasmus que le Royaume-Uni a décidé de quitter suite au Brexit. Une décision d’autant plus mal perçue qu’elle vient contredire les promesses de Boris Johnson.

Brexit : l’Écosse ne veut pas être privée d’Erasmus

Parmi les conséquences de l’entrée en vigueur du Brexit le 1er janvier dernier, il y a notamment la fin du programme européen d’échanges universitaires Erasmus au Royaume-Uni. Une perspective à laquelle l’Écosse ne veut pas se résoudre. Dans cette optique, le gouvernement écossais tente donc de négocier avec la Commission européenne la poursuite de ces échanges universitaires malgré le départ de Londres.

Le ministre écossais de l’Enseignement supérieur Richard Lochhead serait donc actuellement en pourparlers avec la Commission européenne afin de maintenir le programme Erasmus, lancé en Europe en 1987.

Pour formuler cette demande de ne pas subir les dommages du Brexit, l’Écosse n’est pas seule puisqu’une centaine de députés européens ont écrit de leur côté une lettre de soutien à cette dernière destinée à Mariya Gabriel, commissaire à l’Education à Bruxelles, et à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission. La rédactrice du courrier Terry Reintke, une eurodéputée verte allemande ayant bénéficié elle aussi du programme Erasmus qui l’aura conduit à étudier à Edimbourg, a jugé ce séjour comme étant « l’une des périodes les plus formatrices de ma vie ».

14 000 étudiants écossais concernés en 4 ans

En Écosse, la décision du gouvernement de Boris Johnson passe très mal, à tel point que la Première ministre Nicola Sturgeon, dont les relations avec ce dernier n’ont jamais été très chaleureuses, a dénoncé un « vandalisme culturel » lors de l’annonce de l’abandon du programme Erasmus par le Royaume-Uni. Pour Richard Lochhead, la fin de ces échanges universitaires représente surtout « un coup dur pour les milliers d’étudiants écossais qui ne peuvent plus vivre, étudier ni travailler en Europe ». À savoir que ce sont 14 000 étudiants écossais qui ont pu découvrir des universités et des villes européennes entre 2014 et 2018 à travers le programme Erasmus.

Quant à l’avancée des discussions avec la Commission européenne sur le cas écossais, le ministre de l’Enseignement supérieur a rapporté : « Nous sommes tombés d’accord sur le fait que le retrait d’Erasmus est très regrettable et pour continuer à étudier les moyens de renforcer l’engagement de l’Écosse dans le programme. »

Cependant, si certains pays ne faisant pas partie de l’UE tels la Suisse, l’Islande, la Norvège ou encore le Liechtenstein ont malgré tout accès au programme Erasmus pour leurs étudiants, les Écossais vont avoir du mal à court-circuiter Londres et Boris Johnson.

La décision de ce dernier de rompre l’adhésion du Royaume-Uni au programme Erasmus laisse l’Écosse d’autant plus amère qu’elle constitue un revirement de la part de Boris Johnson, qui avait rassuré les Britanniques en janvier 2020 en assurant que les échanges universitaires seraient maintenus.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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