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À Saint-Malo, une violente rixe entre deux bandes rivales a fait plusieurs blessés, notamment à coups de couteau. Quand, du côté de Vannes, c’est une nouvelle fois le trafic de drogue qui occupe l’actualité judiciaire.
Saint-Malo : coups de couteau et de marteau à la Découverte
L’ensauvagement de la Bretagne se poursuit, y compris dans des villes plutôt épargnées par le phénomène. C’est le cas de Saint-Malo, où un violent règlement de comptes entre plusieurs individus a eu lieu samedi 6 février en milieu d’après-midi. La scène s’est déroulée rue du Poitou, à proximité du quartier de la Découverte. Ce dernier, longtemps réputé sensible avant de connaître un vaste plan de rénovation urbaine, n’en a donc visiblement pas terminé avec ses vieux démons.
À l’origine de cette rixe, il y a l’arrivée d’une dizaine de « jeunes » en voiture depuis Rennes et venus s’en prendre à une bande rivale, poursuivant leur cible jusque dans une cave. Loin d’être une simple algarade, les assaillants se battent à coups de couteau, de marteau ou encore de batte de base-ball tandis que les affrontements se termineront devant la gare située non loin de là.
À l’issue de cette attaque, trois individus mineurs âgés de 16 à 17 ans seront transportés à l’hôpital Saint-Malo. Si deux s’en sortiront avec des durées d’Incapacité Temporaire Totale (ITT) de cinq et 15 jours, un troisième était toujours hospitalisé le 7 février suite à des blessures au dos et à la cuisse. Et a écopé quant à lui de 21 jours d’ITT.
En parallèle, trois autres mineurs ont été interpellés par la BAC (Brigade anti-criminalité) puis placés en garde à vue, laquelle a été prolongée de 24 heures par le parquet de Saint-Malo ce même 7 février. Les individus sont poursuivis pour « violences avec armes en groupe, ayant engendré plus de 8 jours d’ITT » précise Christine le Crom, procureure de la République de Saint-Malo citée par France 3.
Si les raisons de ce règlement de compte sont encore obscures, une dette sur fond de trafic de stupéfiants n’est pas à exclure.
À Vannes, un réseau « Uber shit » démantelé
De trafic de stupéfiants, il en a aussi été question à Vannes la semaine dernière, lorsque la brigade de la police de la ville a démantelé un réseau « Uber shit » le 2 février. Le principe était simple et plutôt bien rodé : la drogue proposée via le réseau social Snapchat était ensuite acheminée aux clients par un service de livraison dans un rayon de 50 km autour de la préfecture morbihannaise.
Après une enquête préliminaire ouverte au mois de novembre dernier, les investigations ont donc permis l’interpellation de trois individus âgés de 19 ans à 23 ans à leur domicile tandis que les perquisitions réalisées ont conduit les policiers à mettre la main sur de la drogue et de l’argent liquide. Au total, les enquêteurs ont saisi 700 g de résine de cannabis, 200 g de d’herbe, une balance électronique mais aussi des sachets de conditionnement ainsi que des documents de commande et de comptabilité. Plus surprenant, 3 500 € en espèces ont également été découverts au domicile de deux parents des interpellés. Des parents qui connaissaient la provenance de cet argent…
Cette entreprise de livraison de drogue à domicile comptait plus d’une cinquantaine de clients selon les informations retrouvées par les policiers. De quoi assurer aux trafiquants un chiffre d’affaires évalué entre 500 et 800 € par jour.
Tandis que les trois interpellés, déjà défavorablement connu des services de police et ayant entre-temps reconnu l’intégralité des faits, devaient passer en comparution immédiate devant le tribunal de Vannes le 5 février, l’affaire a finalement été renvoyée à leur demande.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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