Cyberharcèlement. Tout ce qu’il faut savoir pour y faire face

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Avec des violences en ligne contre les mineurs ayant augmenté de plus de 50 % en 2020, le cyberharcèlement est plus que jamais une menace d’actualité. Comment y faire face ?

Cyberharcèlement : de quoi parle-t-on ?

Si le développement d’Internet a procuré une multitude d’avantages pour nos sociétés, il a cependant vu en parallèle l’arrivée de pratiques nettement moins louables. Le cyberharcèlement (ou harcèlement en ligne) en fait partie.

Dans un premier temps, il s’agit de définir ce qu’est le harcèlement. Selon les services de l’État, le terme désigne « le fait de tenir des propos ou d’avoir des comportements répétés ayant pour but ou effet une dégradation des conditions de vie de la victime. Cela se traduit par une dégradation de la santé physique ou mentale de la personne harcelée (anxiété, maux de ventre….) ». De plus, le harcèlement est déterminé par la fréquence des propos et leur teneur insultante, obscène ou menaçante.

Aussi, le cyberharcèlement s’effectue donc en ligne, que ce soit sur sur un réseau social, un forum, un jeu vidéo multijoueurs ou un blog. Les propos en cause peuvent être des commentaires d’internautes, des vidéos, des montages d’images, des messages sur des forums…

Comment (se) protéger face au harcèlement en ligne ?

Avec près de 78 % des 12-17 ans propriétaires d’un smartphone ayant au moins un compte sur les réseaux sociaux, les adolescents français sont fortement exposés à ce type de malveillances.

Par ailleurs, le cyberharcèlement remet aussi au premier plan pour les parents la question d’offrir un smartphone à leurs enfants durant leurs jeunes années.

D’autre part, une personne victime de cyberharcèlement peut également agir directement auprès d’intermédiaires tels que les administrateurs d’un forum ou les responsables d’un réseau social. Sur ces derniers, si les formulaires sont parfois disponibles pour demander le retrait d’un contenu, cette suppression n’est pas réglementée par la législation française. De quoi compliquer un peu plus la tâche de la personne harcelée.

Plus généralement, pour éviter de se retrouver dans une telle situation, il est recommandé d’appliquer une série de conseils relevant du bon sens. À commencer par restreindre au maximum la divulgation d’informations personnelles en ligne, notamment des photos et des vidéos. Un rôle de contrôle revenant aux parents mais que ceux-ci ont trop souvent tendance à négliger.

Toujours dans cette optique, il est aussi nécessaire de bien gérer les paramètres de confidentialité sur les réseaux sociaux. Pour les mineurs, il est conseillé de paramétrer un maximum d’éléments au niveau le plus restrictif. La sécurisation des mots de passe permet également d’éviter les mauvaises surprises.

Enfin, lorsqu’un cyberharcèlement survient, la victime doit éviter de répondre à ses harceleurs tout en enregistrant et imprimant les éléments concrets constitutifs du harcèlement (captures d’écrans des messages injurieux, photos, sms, emails…).

Quelles sanctions contre le cyberharcèlement ?

Sur le plan pénal, le harcèlement en ligne est puni que les échanges soient publics (sur un forum par exemple) ou privés (entre amis sur un réseau social). Toutefois, des nuances existent puisque les sanctions varient suivant que l’auteur et la victime soient majeurs ou non. Dans tous les cas, ce sont les parents des auteurs mineurs, quel que soit leur âge, qui seront responsables civilement. Ce sont eux qui devront indemniser les parents de la victime.

Dans le cas d’un auteur de cyberharcèlement majeur, celui-ci risque 2 ans de prison et 30 000 € d’amende si sa victime a plus de 15 ans tandis que la peine maximale est portée à 3 ans de prison et 45 000 € d’amende si la victime a moins de 15 ans.

À savoir qu’il existe aussi un numéro vert, le 3020, contre le harcèlement à l’école. Gratuite et anonyme, cette ligne d’écoute et de prise en charge est destinée aux enfants, aux jeunes, aux parents et aux professionnels confrontés à des situations de harcèlement, en tant que victimes ou témoins. Les personnes qui répondent sont des psychologues, des professionnels de l’éducation, qui connaissent bien le système scolaire et son environnement. La ligne du 3020 est ouverte du lundi au vendredi, de 9 h à 20 h, et le samedi, de 9 h à 18 h.

Autre possibilité, le numéro vert national Net Ecoute 0800 200 000 est disponible pour accélérer la procédure si un contenu signalé n’est pas rapidement supprimé par le site.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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