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Le 5 mai 1821, Napoléon mourait en exil, sur l’île de Sainte-Hélène. Deux cents ans plus tard, le bicentenaire de sa mort va être célébré à travers de nombreuses manifestations organisées partout en France, par des passionnés notamment, mais aussi par de nombreux historiens et chercheurs qui, notamment au sein de la fondation Napoléon, mènent un travail historique remarquable au sujet de l’histoire napoléonienne.
Parmi ces personnalités qui oeuvrent au sein de la fondation, on retrouve Pierre Branda. Directeur du patrimoine de la Fondation Napoléon, Pierre Branda vient de faire paraître « Napoléon à Saint-Hèlène » aux éditions Perrin.
L’épopée napoléonienne ne s’est pas terminée à Paris avec l’abdication du 22 juin 1815. Dans un tout autre cadre, un rocher au milieu de l’Atlantique-Sud, et dans un registre intime, celui du confinement de quelques Français dans une demeure humide, elle s’est poursuivie pendant six années, dont Las Cases, dans le Mémorial de Sainte-Hélène, n’a donné qu’un aperçu biaisé sur les premiers mois. Ce ne fut pas une extinction lente et passive. Jusqu’à sa mort le 5 mai 1821, Napoléon mena un combat rude et solitaire contre la fatalité. Jamais, placé dans des circonstances exceptionnelles, il ne renonça à l’espérance et à la gloire, qui l’avaient animé toute sa vie. En dépit de la paranoia de ses geôliers et des petitesses de son entourage, il ne renonça à rien, et suscita aussi des complicités inattendues, au point que sa captivité aurait pu tourner autrement. L’empereur n’aimait pas les histoires écrites d’avance. Sans doute est-ce pour cela aussi qu’il continue de fasciner.
A partir de sources ignorées ou inédites, Pierre Branda traite des différents aspects matériels, politiques et moraux, de l’existence de l’illustre exilé et de ce qui s’y rattache. Tous les acteurs du drame, des compagnons les plus proches aux témoins les plus humbles, des gouvernants aux anonymes, prennent consistance et mouvement, à Sainte-Hélène mais aussi à Londres, à Paris, et partout où le sort de Napoléon obsède, inquiète ou apitoie. Toutes les situations, tous les incidents, sont passés au peigne fin et rendus à leur signification véritable. Il en ressort des éclairages insolites, des portraits toujours justes et parfois sévères, des remises en perspective et, au fil de jours parfois interminables, un récit saisissant, comme si le lecteur n’en connaissait pas la fin.
Pour évoquer ce livre, nous nous sommes entretenus avec Pierre Branda, à écouter ci-dessous.
Crédit photo : DR
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