Pour l’historien Patrice Gueniffey « le visage de la société française est en train de changer »

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Lundi 1er mars, Guillaume Erner, animateur des Matins de France culture, avait invité l’historien Patrice Gueniffey pour traiter du sujet : « Commémorer Napoléon : Gouverner par la mémoire ».

Si Guillaume Erner, promoteur de la « Cancel culture », a tout tenté pour traiter le sujet dans cet esprit déconstructeur de l’histoire, Patrice Guéniffey n’est pas entré dans cette orientation idéologique rappelant que : « L’histoire en noir et blanc, ça n’existe pas », avant d’expliquer que le débat actuel est le fruit du changement de la société française : «  Le visage de la France est en train de changer ».

Une commémoration contestée par les tenants de la « Cancel culture »

Pour les idéologues de la déconstruction de la société, très actifs parmi les collaborateurs de Radio France, cette commémoration pose problème. La présentation du sujet sur le site de France culture l’illustre :

« la mémoire de Napoléon, qui mit fin à la liberté de la presse et rétablit l’esclavage entre autres fait, divise aussi beaucoup alors que la société civile est occupée à débattre de divers enjeux mémoriels. Pour certains, si l’imaginaire napoléonien se porte toujours si bien, c’est aussi en l’absence d’une concurrence plus libérale. »

Cependant, cette commémoration  est finalement acceptée pour pouvoir l’utiliser dans les remises en cause actuelles :

«  Deux cents après sa mort, on peut soumettre une hypothèse : au-delà des institutions léguées à la France, c’est la propre destinée de Napoléon, à travers, et les débats passionnés qu’elle entraîne, qui nous est utiles pour comprendre nos préoccupations politiques et sociales. »

La mémoire n’est pas l’histoire

Patrick Guéniffey va bien distinguer la différence entre la « Mémoire », construction idéologique et l’histoire, qui donne les faits : « L’histoire avec ses faits est une chose, la mémoire en est une autre… l’histoire n’a pas à être revisitée, l’histoire c’est l’histoire.. ».

Il va constater que l’histoire n’est plus traitée comme le patrimoine de tous les Français, car « le visage de la société française est en train de changer »

Il précise : « L’histoire de la France que nous commémorons n’est plus l’histoire des Français. En France l’histoire a toujours été un champ de bataille. On est un pays qui a une histoire qui divise et Napoléon divise, car il revient contre les valeurs dévirilistes et pacifistes d’aujourd’hui. »

Cette dérive est aussi la conséquence de la volonté d’exprimer des jugements moraux sur la politique :

« Pendant longtemps on a dissocié la morale de la politique. C’est très récent de les associer. Morale et politique ne font pas bon ménage. […] L’histoire vieillit et les passions s’éteignent avec les gens qui les ont connues. C’est le mouvement même des sociétés que leur histoire cesse de faire polémique. […] Je ne pense pas que l’histoire doit être revisitée par le prisme de nos valeurs ».

Ce débat participe de l’objectif des tenants des  » studies « , issues de la cancel culture, venue des USA, de couper les Européens de leurs racines et de les culpabiliser pour qu’ils renoncent à défendre leur héritage historique et leur civilisation. De plus, il confirme que l’évolution de la population, qui vit en France, y contribue.

Jean Theme

Crédit photo : DR
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2 Commentaires

  1. « la morale et la politique ne font pas bon ménage » C’est tellement vrai si l’on considère que l’immoralisme n’est pas de la morale. Ce n’est pas vrai si l’on considère que le politique doit être « laïque » en matière de morale, c’est à dire ne pas juger en moraliste. Mais le peuple est moralisant, il analyse les choses sous un angle émotionnel et le gouvernement est gravement immoral et ils ne font effectivement pas bon ménage. Divorce?
    Napoléon a trouvé la France en morceaux. Il les a rassemblés, il a écrit les pages les plus glorieuses et les plus tristes de notre histoire. Il a toujours été grandiose même dans le mal. Il a été banni, il est revenu mais l’Europe s’est à nouveau liguée contre lui. Contre la France et les Français qui avaient abattu la royauté. Napoléon a propagée les idées révolutionnaires, il a hérité des guerres de la révolution, il n’a certes pas été ménager du sang français mais on ne lui laissait pas d’autre choix que la guerre. Les morts de l’Empire sont des morts de l’EUROPE.
    Il n’a pas RETABLI l’esclavage, il l’a laissé perdurer en Martinique pour des raisons politiques. Il l’a ABOLI durant les 100 jours.
    Si l’on veut revisiter l’histoire au travers du prisme d’aujourd’hui: il faut condamner L’EUROPE qui nous a tué des millions de Français avant, pendant et après l’Empereur!

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