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ADF International, organisation juridique confessionnelle qui protège les libertés fondamentales, alerte sur le cas d’une chrétienne pakistanaise, mariée de force, qui espère un miracle à Pâques.
Maira (Nom modifié pour des raisons de sécurité) aime chanter des hymnes lors des célébrations de Pâques dans son église. Cette année, elle est obligée de se cacher plutôt que de participer aux célébrations. Agée de 14 ans, elle a été enlevée, mariée de force à un homme musulman beaucoup plus âgé, et doit maintenant attendre dans la clandestinité après s’être échappée. La « conversion » forcée par le mariage touche chaque année environ 1 000 filles issues de minorités religieuses au Pakistan.
Maira a elle-même fait l’expérience de cette dangereuse réalité. Elle a échappé à son ravisseur, après qu’il l’ait brutalisée, soumise au chantage, épousée et forcée à quitter sa foi chrétienne. Lorsqu’elle a demandé justice, la Haute Cour de Lahore a d’abord ordonné qu’elle soit rendue à son ravisseur. En collaboration avec l’avocate locale Sumera Shafiq, ADF International cherche à faire annuler son certificat de mariage. Elle se cache avec sa famille depuis plusieurs mois, dans l’attente de nouvelles concernant son appel.
«Personne ne devrait être persécuté à cause de sa foi. Nous avons observé une augmentation de violence contre les minorités chrétiennes autour des fêtes telles que Noël et Pâques. Les femmes sont particulièrement vulnérables. À l’heure où la communauté internationale met l’accent sur la violence à l’égard des femmes, il est essentiel de reconnaître que les femmes chrétiennes sont victimes de violations de leurs droits en raison de leur foi, notamment de violences extrêmes, de menaces, d’asservissement, d’enlèvements, de mariages forcés et de viols. Il est impératif que tout soit fait pour protéger les droits des femmes et des filles vulnérables en mettant fin aux persécutions fondées sur la foi », déclare Tehmina Arora, directrice du plaidoyer, Asie, pour ADF International.
Every year, 1,000 #Christian and #Hindu girls are kidnapped in #Pakistan and forcibly married. These #ForcedConversions were not prevented by the lockdown imposed due to #coronavirus. Maira Shahbaz, a 14-year-old Catholic girl, was abducted in #Faisalabad https://t.co/nWphtex5gn pic.twitter.com/CrDcopM2Rm
— ACN International (@acn_int) May 21, 2020
La communauté internationale doit protéger les filles comme Maira
Le Pakistan est reconnu comme l’un des endroits où il est le plus dangereux pour une femme d’être chrétienne. La pratique des « conversions » forcées touche de manière disproportionnée les minorités religieuses et s’effectue généralement par le biais d’enlèvements, de violences sexuelles et de chantage. Les autorités locales sont souvent complices dans de tels cas. Malheureusement, les tribunaux ont souvent omis de faire respecter la loi sur la restriction du mariage des enfants, qui fixe l’âge légal du mariage pour les filles à 16 ans.
« La communauté internationale doit agir pour empêcher des violations aussi graves des droits fondamentaux au Pakistan. Le cas de Maira est un exemple bien trop fréquent de ce à quoi les minorités religieuses sont confrontées dans le pays. Cela ne peut plus passer inaperçu. Chacun a le droit de choisir et de vivre librement sa foi sans craindre la violence. Tous les États doivent veiller à ce que leurs lois et leurs politiques soient conformes à leurs engagements de protéger la liberté de religion en vertu du droit international », explique Paul Coleman, directeur exécutif d’ADF international.
Crédit photo : ACN
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