Trédias (22) : le projet d’éoliennes annulé, la société se pourvoit en cassation

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La commune de Trédias dans le Poudouvre (22), vibre au gré des rebondissements du projet de parc éolien. Pourtant celui-ci pourrait disparaître des cartons d’ici quelques temps, grâce à la résistance d’une poignée d’irréductibles bretons.

Lancé en 2014, ce projet, combattu par une association locale, a fait l’objet de décisions judiciaires et administratives : en 2016, les conseils municipaux de Trédias et Languédias avaient voté contre le projet. Le 05 mai 2017, le préfet avait pourtant donné son accord suivi en cela le 23 décembre 2019 par la justice qui autorisait le parc. Deux ans plus tard, le 20 juillet dernier, la même justice annulait cependant le permis de construire au motif que les éoliennes produisaient un effet d’écrasement visuel.

Il faut dire que les trois éoliennes devaient culminer à 150m de hauteur et nuire au paysage de huit hameaux et du bourg de Trédias. Pour convaincre les juges du tribunal administratif de Nantes, les habitants de Trédias avaient utilisé des ballons sondes, sous le contrôle d’un huissier de justice, afin de démontrer les nuisances visuelles qui résulteraient de l’implantation des monstres d’acier.

Le plus étonnant est que les travaux avaient déjà commencés puisque les fondations en béton et acier sont déjà coulées ! Baywa-re, la société allemande chargée de la construction du parc a annoncé qu’elle se pourvoirai en cassation, mais ses chances de victoire semblent bien minces. Le feuilleton n’est cependant pas prêt d’être terminé car qui remettra le site en état si le projet est définitivement retoqué ?

Notons que le projet de Trédias a déjà disparu du site internet de Baywa-re France celui-ci affichant habituellement de vibrants plaidoyers pour l’écologie et la lutte contre le réchauffement climatique liés aux différents projets en cours. Le responsable développement et acquisition de Baywa-re France, Corentin Sivy a été, par ailleurs, membre du groupe d’experts du débat sur la transition énergétique lors du débat national de 2013.

Photo d’illustration : DR
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1 COMMENTAIRE

  1. Des grosses merdes qui produisent 6% d’électricité pour 8000 machines actuellement installées sur terre et sur mer et qui sont adossées en permanence à des centrales charbon-gaz. Economie en CO2 = zéro.
    De grosses merdes écolos qui ruinent les consommateurs contribuables et rapportent gros aux sociétés installatrices, le plus souvent étrangères qui viennent bouffer le gâteau. Il faut arrêter cette gabegie prônée par un gouvernement d’incapables.

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