L’État en profondeur: l’ingénierie sociale. Entretien avec Monsieur K

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Ci-dessous nous vous proposons le travail d’étudiants de l’Université d’Academia Christiana qui s’est déroulée du 16 au 22 août, étudiants qui ont participé à des ateliers sur la rédaction et le journalisme. Ci-dessous un article extrait du journal rédigé en interne intitulé L’ETINCELLE.

Ci-dessous une interview de Monsieur K, que les lecteurs de Breizh-info.com connaissent peut être déjà (voir son interview précédente ici, et sa chaine Telegram ici)

Comment définir l’ingénierie sociale ?

Monsieur K : L’ingénierie sociale est une expression étrange qui allie deux mots qui en soit n’ont rien à voir ensemble. D’un côté « l’ingénierie » qualifie une activité industrielle qui consiste à l’organisation de la matière. De l’autre, le qualificatif « social », qui renvoie plutôt à l’activité humaine, gouvernée par la complexité des relations, et le désordre de la vie. L’ingénierie sociale prend principalement ses racines dans la cybernétique, c’est-à- dire la science des organisations. Elle est une activité qui consiste à démolir ce désordre naturel de la vie, à la réagencer avec une intention nouvelle. Deux étapes : la démolition puis la reconstruction sur des bases nouvelles.

Quelles différences sont nées entre l’ingénierie sociale d’il y a quelques siècles et celle mise en place aujourd’hui ? Si oui, à quel moment a eu lieu la rupture pour l’élévation d’un nouveau pouvoir, la création de cette nouvelle race de l’homme aliéné ?

Monsieur K : Il est vrai que cette réorganisation au départ apparaissait comme positive, avec la fondation de réelles communautés autour des mêmes coutumes, de mêmes mythes fédérateurs. La France de ce fait est une construction politique, résultat brillant de cette ingénierie. Aujourd’hui elle prend une connotation négative. Sous des termes tels que : « fabrication du consentement », « manipulation politique », elle a plutôt mauvaise presse comme l’illustre le livre d’Edouard Bernez Propaganda. Jadis les entités politiques étaient au service d’un peuple sur un territoire, alors qu’actuellement cette science de la réorganisation des groupes humains ne vise plus le bien commun mais s’apparente plutôt à des opérations de guerre hybride contre les populations. L’idée de sentiment d’appartenance ne fait plus partie de la finalité du processus. Cette rupture a eu lieu à la Révolution dans notre civilisation, mais nous la retrouvons déjà dans l’Antiquité.

L’ingénierie est mauvaise dans son essence, ou est-elle juste un outil ?

Monsieur K : L’ingénierie sociale agit à deux niveaux. Dans un premier temps, elle détruit les affiliations naturelles du peuple : la famille, la commune, le métier, la patrie. Dans un second temps, elle transforme ses formes naturelles en formes artificielles, marchandes et pauvres. L’ingénierie sociale s’apparente donc plutôt à un fusil de longue portée qu’à un outil pour le bien. Si partout il y a de l’ingénierie sociale aujourd’hui, c’est que partout la vie s’appauvrie après une démolition organisée et contrôlée de la société.

Les politiques de communication qui accompagnent l’instauration du passe sanitaire sont-elles un usage grossier d’ingénierie sociale ? L’État ne risque pas de se griller ?

Monsieur K : Les citoyens ne verront pas la domination presque exclusive de l’ingénierie sociale sur leur vie. Ce qui me fait penser cela, c’est l’épisode ahurissant du port du masque pour les enfants dans les écoles primaires, qui n’a suscité aucune réaction. Même si, il faut le dire, quelques uns ouvrent les yeux sur la tyrannie biopolitique mise en place… Lucien Cerise disait à ce propos, « on s’achemine vers un grand remplacement ». Ici des hommes libres ! Pas des hommes confinés, prisonniers, mais aussi des hommes dominés par les machines. Pour sortir de ces dépendances un seul mot : le bioconservatisme ! C’est-à- dire, faire des bébés bio, dans des mamans bio, accouchés à la maison dans des fermes bio !

Propos recueillis par Mathilde Cabrières

Crédit photo : DR
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