Lanfains (22). En décembre 2020, un homme est mort d’un arrêt cardiaque suite à une hémorragie… après avoir appelé 5 fois les secours

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Le système de secours ne tient pas à grand chose en France, nous l’avons déjà dit et répété sur breizh-info. Outre les hôpitaux, qui ont de moins en moins de moyens, les services d’urgences, qui ne peuvent plus, notamment dans la ruralité, répondre à plusieurs urgences vitales au même moment, du côté des pompiers, les effectifs sont de plus en plus restreints (et la crise du Covid ainsi que la tyrannie sanitaire n’ont rien arrangé). Si en plus, l’erreur de jugement et d’interprétation s’en mêle, alors on va droit à la catastrophe.

Une catastrophe intervenue en décembre 2020, à Lanfains, et révélée aujourd’hui par Le Télégramme. Un quinquagénaire qui s’était accidentellement entaillé une main dans sa cuisine, est décédée à l’arrivée des secours, trois heures après son premier appel. Il en a passé 5 au total.

« Il est 20 h 36, ce jour-là, quand le centre de traitement de l’alerte (CTA) des pompiers costarmoricains reçoit l’appel d’un quinquagénaire, domicilié à Lanfains, une commune d’un peu plus d’un millier d’habitants située à 25 km au sud-ouest de Saint-Brieuc. Une heure plus tôt, celui-ci s’est profondément entaillé une main, en voulant séparer, avec un couteau, deux morceaux de viande congelée. Malgré ses efforts, il ne parvient pas à interrompre le saignement, qui « sort en jet ». indique le quotidien. Un saignement sortant en jet est une hémorragie grave, qui doit être traitée comme une urgence vitale, y compris si la victime semble calme au téléphone.

Ce n’est pas ce que fera l’opérateur du CTA ce soir là. Il annonce un départ d’ambulance, et transfert l’appel au Samu. « La victime aurait alors protesté, estimant qu’elle n’avait besoin que de points de suture. L’opérateur se ravise donc, mais confie l’appel au Samu, avec le commentaire « Coupé entre le pouce et l’index ». Le médecin régulateur du Samu opte finalement pour l’envoi d’une ambulance privée. Il est alors un peu moins de 21 h. Elle n’arrivera sur site que 2 h 30 plus tard. Selon nos informations, celle-ci aurait été déroutée, à la demande du Samu, sur une intervention jugée plus urgente »

Au final, personne ne s’est soucié de la victime par la suite. Il y a eu quatre nouveaux appels, de plus en plus inquiétants, mais « régulés » par le Samu, expliquant qu’une ambulance arriverait (des pompiers sont à 10 minutes du domicile de l’individu, et n’ont jamais été informés). Ce sera seulement à 23h00 qu’une équipe médicale est engagée (en l’occurrence une ambulance privée) et qu’elle découvre la victime en arrêt cardiaque. Malgré le massage cardiaque, la victime décède, après s’être vidée de son sang.

« Aucune enquête n’est ouverte. Les circonstances de la mort de la victime ne sortiront pas d’un petit cercle d’initiés. Pourtant, en interne, « tout le monde a su, et tout le monde en parle encore », souffle un autre pompier qui souhaite, lui aussi, rester anonyme » indique Le Télégramme.

Samu et pompiers se renvoient la balle de la responsabilité. Le Samu avait l’expertise médicale (un médecin qui évalue l’urgence), tandis que les pompiers pouvaient prendre l’initiative, puisqu’il s’agissait d’une hémorragie grave.

On ne sait pas pour le moment les suites qui seront données à cette tragique affaire. Une affaire de négligence, de mauvaise interprétation, qui au final, a coûté la vie à un homme de 51 ans.

Crédit photo : DR
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2 Commentaires

  1. Dans le milieu médical, depuis quelques temps, le mot « responsabilité » n’a plus cours. On se cache derrière un autre mot qui, celui-là est sacré: le « protocole ». Cela devient catastrophique, nous ne sommes plus soignés…

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