Fausse écologie. Les éoliennes, tueuses de chauves-souris ?

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Comme de nombreuses espèces animales, les chauves-souris sont en danger. Selon un rapport de l’Office national de la biodiversité (ONB), leur population a diminué de près de 40 % en dix ans en France. Des chiroptères qui après l’homme et d’autres animaux, doivent faire face depuis quelques années à un ennemi pour le moins mortel. Il s’agit des parcs éoliens qui se développent un peu partout sur le territoire.

Les éoliennes, jouets préférés des faux écologistes et de quelques firmes millionnaires sont elles des tueuses de chauves-souris ? C’est en tout cas ce que dénoncent des associations de protection des chauves-souris qui alertent a les autorités concernant l’influence des éoliennes sur la mortalité de ces espèces protégées.

Voici ce que dénoncent et proposent les associations de protection des chauves-souris notamment en Bretagne, associations qui se soumettent toutefois à la religion de l’éolien en déclarant : « L’éolien est en effet une des ­réponses à l’enjeu de la ­transition ­énergétique. Il est une ­alternative à l’énergie nucléaire et aux ­centrales thermiques qui sont catastrophiques pour le ­climat, la ­biodiversité et les ­générations futures.
C’est pourquoi les associations de ­protection des chauves-souris du grand ouest de la France sont ­favorables au développement des énergies renouvelables… mais dans un cadre prenant en compte les menaces que les parcs éoliens font peser sur les populations de chauves-­souris. Nos associations se ­mobilisent donc pour faire connaître cette problématique ­méconnue et ­demandent ­instamment à ­l’ensemble des acteurs (État, élus, ­développeurs, exploitants…) une réelle prise en compte de ces ­espèces protégées et menacées par cette industrie »

La mortalité des chauves-­souris due à l’énergie éolienne dans le monde est un fait avéré depuis plus de vingt ans. Les différentes études de ­mortalité réalisées ces dernières années en France et en Europe montrent que celle-ci peut être très importante (…) Une synthèse réalisée à partir d’études de suivis de ­mortalité conduits en Loire-Atlantique vient ­récemment de confirmer les craintes des associations de protection de la nature. Ce travail réalisé par les associations a permis de ­lister 11 espèces de chauves-­souris victimes des ­éoliennes pour une ­mortalité estimée d’environ 5 000 ­chiroptères (chiffre sous-­estimé) tués en 10 ans sur ce seul ­département. La ­Noctule ­commune (Nyctalus ­noctula), une ­espèce ­régulièrement victime des pales ­d’éoliennes et ­classée ­vulnérable sur la Liste Rouge des Mammifères menacés de France, pourrait disparaître à court ou moyen terme.

Concernant les éoliennes, les associations demandent :

  • La mise en place de zones ­d’exclusions imposées à l’éolien ­(massifs forestiers, zones de ­présence de la Noctule commune et sites ­d’importances pour les chiroptères),
  • La mise en œuvre de bridages (période d’arrêt des éoliennes) plus contraignants pour limiter les ­impacts sur les populations,
  •  L’interdiction des modèles ­d’éoliennes à faible garde au sol ­(inférieure à 30 m),
  • L’obligation de l’obtention de ­dérogations de destruction d’espèces protégées pour tous les parcs.

Ces dernières s’inquiètent d’ailleurs de l’autorisation récente donnée au projet de parc éolien en forêt de Lanouée (Morbihan), le deuxième plus grand massif forestier de Bretagne.

Sur le site éolien-biodiversité, voici ce qu’on peut lire par ailleurs :

Quelles qu’en soient les réelles causes, l’analyse des mortalités permet de constater que les espèces les plus touchées sont celles qui chassent en vol dans un espace dégagé, ou qui entreprennent à un moment donné de grands déplacements (migrations).

Le taux de mortalité par collision / barotraumatisme est évalué entre 0 et 69 chauves-souris par éoliennes et par an. Les facteurs qui influencent ce taux ne sont pas encore bien connus.

Les comparaisons avec d’autres types d’aménagements ne sont pas aisées en raison du manque d’études sur le sujet. Néanmoins, le trafic routier est, comme pour les oiseaux, reconnu pour causer la mort de nombreuses chauves-souris (entre 15 et 30 % de la mortalité totale).

Au-delà de la mortalité générée par les éoliennes en mouvement, comme tout autre aménagement humain, les gîtes de repos ou de reproduction, les corridors de déplacement et les milieux de chasse ne sont pas à l’abri d’une destruction / perturbation liée à la phase de travaux (défrichement, excavation, terrassement création de chemins d’accès, câblage….).

Le pouvoir attractif des éoliennes sur les chauves souris est pressenti. Les hypothèses sont variées à ce propos. On peut évoquer la curiosité supposée des pipistrelles, la confusion possible des éoliennes avec les arbres, l’utilisation des éoliennes lors de comportements de reproduction, l’attraction indirecte par les insectes eux même attirés par la chaleur dégagée par la nacelle ou l’éclairage du site…

A noter qu’il est tout de même intéressant de constater que la disparition et la mortalité des chauves-souris en raison de l’éolien intéresse beaucoup plus, en ce qui concerne la sauvegarde de l’environnement, que ses conséquences sur les populations humaines qui vivent à proximité, tout comme sur notre patrimoine…

Crédit photo : DR
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5 Commentaires

  1. Macron et sa clique ont acté l’octroi de 150 milliards d’euros à la filière renouvelable (éolien-photovoltaïque) à raison de 7,5 milliards d’euros par an pendant 20 ans. Cette aubaine va dans la poche de sociétés essentiellement étrangères (chinoises, canadiennes, allemandes, danoises…) à qui l’Etat déroule le tapis rouge et qui, de surcroît, bénéficient du rachat garanti de leur électricité « renouvelable » (qu’on en ait besoin ou pas) à des tarifs démentiels : jusqu’à 250 euros le MWh pour l’éolien en mer contre 0.50 € le MWh pour l’électricité conventionnelle.
    Et tout ça payé par le quidam sur sa facture d’électricité et sa feuille d’impôt !…
    Et ensuite ces incompétents au pouvoir offrent une aumône humiliante aux Français de 100 € pour pallier l’inflation et la hausse du carburant. Nous sommes vraiment dirigés par des incapables !

  2. Chiffres de la LPO: Une éolienne tue de 0 à 18.3 volatiles par an (sans trier espèce protégée ou pas), la moyenne est de 15 volatiles par éoliennes… Un chasseur tue 7 volatiles par an, normalement il trie ce qu’il tire. Sur les sept volatiles qu’il tue, il y en a trois qui sont lâchés quelques jours avant l’ouverture de la chasse pour amortir le permis de chasse… Une éolienne est donc trois à quatre fois plus dangereuse qu’un chasseur pour la faune sauvage… Pour avoir l’équivalent d’un groupe nucléaire, il faut un peu plus de 3000 éoliennes, cela représente déjà une belle armée de chasseurs… Et de nombreux volatiles morts….

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