Patrimoine. « Traoù Kozh, objets populaires de la Bretagne ancienne », livre indispensable sur ces « vieilles choses » ayant rythmé la vie de nos ancêtres

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Qu’ils furent nombreux ces objets, désormais tombés dans l’oubli, à avoir rythmé le quotidien de nos aïeux Bretons. En publiant « Traoù Kozh, objets populaires de la Bretagne ancienne », Korantin Denis offre aux curieux et aux profanes une plongée dans cette vie bretonne des siècles passés par l’intermédiaire de ces accessoires ayant eux aussi, à leur manière, contribué à façonner notre identité.

Traoù Kozh, ces « veilles choses » qui ont marqué la vie en Bretagne

C’est un ouvrage remarquable qui a été publié voilà quelques semaines par Korantin Denis sur une partie souvent méconnue de notre patrimoine breton. « Traoù Kozh, objets populaires de la Bretagne ancienne » vient ainsi retracer l’histoire de ces « vieilles choses » qui ont accompagné le quotidien de nos aïeux par le passé.

Les textes de ce livre sont, pour la plupart, issus de la rubrique mensuelle Traoù Kozh du magazine Bretons auquel l’auteur contribue régulièrement et permettent ainsi de partir à la découverte de ces objets du patrimoine qui, faisant désormais office de curiosités, connurent jadis une grande popularité auprès de nos ancêtres.

Ce bel ouvrage de 228 pages en format 21 x 21 cm passe donc en revue une multitude d’objets, tantôt connus, tantôt surprenant pour nos contemporains, qui présentaient à l’époque une utilité dans la Bretagne paysanne d’antan.

Si, par exemple, la cuillère de mariage sculptée en bois est un objet dont de très nombreux Bretons ignorent aujourd’hui jusqu’à l’existence même, elle fut par le passé un symbole important dans les cérémonies, étant censée représenter un signe d’opulence d’une famille ou d’une personne.

Traoù Kozh
L’auteur Korantin Denis. Source : Le Salon Beige

Une cinquantaine d’objets pour s’approcher de « l’âme bretonne »

Au total, le lecteur découvrira, à travers la présentation d’une cinquantaine d’objets ayant rythmé le quotidien des Bretons, les croyances, les traditions et plus généralement la vie de notre péninsule au cours des siècles précédents. En résumé, « Traoù Kozh, objets populaires de la Bretagne ancienne » est donc l’occasion de cerner, via cette plongée matérielle, une partie de « l’âme bretonne ».

Traoù Kozh
Extrait du livre « Traoù Kozh, objets populaires de la Bretagne ancienne ». Source : argedour.bzh

L’ouvrage, d’une haute tenue quant à la qualité des illustrations et au contenu restant accessible au grand public, reconstitue ainsi cette atmosphère d’une Bretagne où s’entremêlaient un quotidien rude rythmé par le travail et une foi ardente, terreau de ce que l’on nommera plus tard la « culture bretonne ».

Avant-propos du livre :

Traoù kozh ! Ainsi s’exprimaient les anciens Bretons à propos des « vieilles choses », ces objets remisés qui avaient passé de mode.

Et les hommes passent. Tandis que les objets fabriqués de leurs mains survivent parfois à l’éphémère. Ils se transmettent, ou se maintiennent dans l’oubli, par-delà les générations. Si leur intégrité perdure aux déprédations des siècles, ils conservent leurs cicatrices d’usage, leurs raccommodages même, obtenant la grâce de s’ennoblir avec la patine du temps. Reliques souvent négligées d’une civilisation rustique et révolue, porteuses malgré tout d’une partie de l’« âme bretonne », il appartient à qui veut de les interroger.

Le patrimoine matériel s’est toujours doublé d’un patrimoine immatériel qui lui donne sens. Le vaste domaine des arts et traditions populaires, d’expression si loquace pour qui sait être attentif, permet d’apprendre à se connaître soi-même. On emprunte là l’édifiante trajectoire du questionnement des racines, de l’héritage, de l’identité. On en tire des enseignements de vie, des émerveillements pour l’esprit aussi bien que des ravissements d’ordre esthétique.

Productions originales de l’artisanat souvent le plus humble, ce sont les derniers artéfacts d’une société organique qui avaient en commun valeurs et croyances, partageant une même vision du monde. Le chercheur fraye la voie aux confidences, dresse l’inventaire, reconstitue des typologies cohérentes parmi les collections dispersées. Il se laisse surprendre par l’imprévu des collectes sur le terrain, acquisitions marchandes ou enquêtes menées au gré des rencontres. L’historien du terroir documente l’objet ethnographique afin d’en restituer l’ancrage et les particularismes qui lui insufflèrent sa vitalité. Objets d’étude, ils permettent la méditation. Objets témoins, ils provoquent en nous des échos évocateurs. En écoutant les résonnances, en se réappropriant les leçons du passé, nombre d’objets de la Bretagne ancienne demeureront d’autant plus émouvants qu’ils ne cesseront de délecter leurs dépositaires.

Le livre « Traoù Kozh, objets populaires de la Bretagne ancienne » est notamment disponible chez Coop Breizh ou à commander en ligne ici.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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1 COMMENTAIRE

  1. rien ne vait un objet fabriqué en chine qui ne dure que l’espace d’un matin à une vieillerie traditionnelle !
    ça c’est eux qui le disent mais vous ne pouvez pas faire autrement, on ne vous donne pas le choix, du passé il faut faire table rase, de l’histoire aussi et maintenant de son sexe (genre disent ils) si on n’est pas déconstruit

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