Sondage sur le communautarisme. 25% des lycéens musulmans n’expriment pas une condamnation totale de l’assassin de Samuel Paty

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4% des lycéens musulmans ne condamnent pas l’assassin de Samuel Paty, 12% partagent ses motivations tout en condamnant, et 9% sont indifférents à ce qu’il s’est passé. 75% le condamnent totalement et donc 25% ne condamnent pas totalement ou expriment un « oui mais ».

C’est l’un des enseignements d’un sondage commandé par la LICRA et son magazine DDV à l’Ifop, enquête visant à évaluer dans quelle mesure les lycéens sont confrontés dans leur scolarité à ces entorses au principe de neutralité religieuse. A noter que la LICRA elle même n’hésite plus à poser la question de la race, l’IFOP ayant demandé aux sondés de se définir entre Blancs et non Blancs.

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 006 personnes, représentatif de la population lycéenne âgée de 15 ans et plus.

Tablées, toilettes ou robinets séparés en fonction de la religion des élèves, cours sur l’égalité des sexes contestés au nom de la religion, refus de donner la main à un(e) camarade, requêtes de menus conformes aux normes confessionnelles…le communautarisme islamiste progresse largement en France.

Au regard de cette étude, force est de constater que les manifestations islamistes (essentiellement) qui affectent la vie scolaire sont loin d’être un phénomène marginal : plus de la moitié des élèves inscrits dans le second cycle du second degré y ont déjà été exposés au moins une fois et leur exposition à ces problèmes est encore plus massive dans les établissements marqués du sceau de la relégation sociale ou scolaire. Ces jeunes, et tout particulièrement les lycéens musulmans et/ou scolarisés dans les lycées classés « prioritaire », se distinguent aussi par un fort attachement au « respect » des religions et donc par une forte réticence à toute forme d’irrévérence envers les dogmes et personnages religieux.

Lire le sondage en intégralité ici

Les dix chiffres clés de l’enquête, expliqués par l’IFOP 

  1. Plus d’un lycéen sur deux (55%) a déjà été confronté à une forme d’expression du fait religieux en milieu scolaire, les plus répandues étant les demandes de menus « confessionnels » (47%), les refus d’activités pédagogiques des jeunes filles au nom de leur religion – 31% pour des cours de natation et 26% pour des cours d’EPS mais aussi un rejet des références religieuses de certaines activités pédagogiques (24% de refus d’entrer dans un édifice religieux) ou des moments de vie scolaire (27% de contestations des repas de Noël).
  2. D’autres expressions des identités religieuses illustrent une forme de « séparatisme » d’une partie des élèves ou, du moins, une volonté d’entre-soi durant certains moments de vie scolaire. En effet, 16% des lycéens du public ont déjà constaté l’organisation à la cantine de tables en fonction de la religion (33% dans les lycées classés « prioritaires »), 15% des WC séparés en fonction de leur religion (30% en milieu « prioritaire ») et 13% l’institution de robinets réservés aux élèves en fonction de confession (32% en milieu « prioritaire »).
  3. De manière générale, les lycées situés dans des banlieues sensibles semblent particulièrement exposés à ces formes d’expressions du « religieux » : 63% des lycéens inscrits dans un établissement classé « prioritaire » en ont déjà observé au cours de leur scolarité. Et la différence d’exposition avec les autres établissements est souvent significative comme par exemple pour les refus de donner la main à un(e) camarade, rapportés par 46% des lycéens en milieu « prioritaire » contre seulement 15% dans les autres établissements.
  4. Près d’un lycéen sur deux du secteur public (48%) rapporte avoir aussi déjà observé des élèves contester le contenu même des enseignements au nom de leurs convictions religieuses. Et il n’y a pas vraiment de cours qui soient beaucoup plus affectés que les autres : environ trois lycéens sur dix en ont déjà constaté lors d’un cours d’EMC (34%) ou évoquant la laïcité (30%), lors de cours sur des questions liées à la mixité (32%) ou consacré à l’égalité filles-garçons (31%) ou encore lors de cours d’éducation physique et sportive (29%).
  5. Là-aussi, ces tendances nationales affectent plus lourdement les espaces de relégation sociale et scolaire. Ainsi, les élèves inscrits dans un établissement classé « prioritaire » (selon l’OZP) sont beaucoup plus nombreux (74%) que les autres (44%) à avoir déjà observé au moins une forme de contestation d’un cours. Cette surexposition se retrouve notamment dans la contestation des cours portant sur la mixité filles-garçons (rapportés par 51% des élèves en milieu « prioritaire) ou les cours d’éducation sexuelle (58% en milieu « prioritaire »).
  6. Dans leur ensemble, ces différentes formes de contestation des cours au nom de la religion ne sont soutenues que par une minorité de lycéens : seuls 21% des lycéens ont déjà partagé personnellement le fond de ces revendications identitaires. Cependant, certaines fractions de la population lycéenne partagent beaucoup le point de vue des élèves à l’origine de ces contestations, au premier rang desquels les élèves musulmans (49%), ceux appartenant à une minorité ethnique (49%) ou inscrits dans un établissement classé « prioritaire » (53%).
  7. De même, si les différentes formes d’expression du religieux pouvant affecter la vie scolaire ne sont soutenues que par un lycéen sur quatre (26%), elles le sont dans des proportions beaucoup plus fortes par les élèves musulmans (40%), « non-blancs » (49%) ou inscrits dans un lycée « prioritaire » (53%). Ces revendications semblent bien le produit d’une demande sociale qui s’exprime partout mais particulièrement dans les quartiers socialement défavorisés caractérisés par une faible mixité sociale et culturelle.
  8. Le soutien de ces élèves à ces expressions de religiosité en milieu scolaire tient sans doute beaucoup au « respect » qu’ils accordent aux religions. L’idée selon laquelle « les règles édictées par leur religion sont plus importantes que les lois de la République » est par exemple beaucoup plus partagée par les lycéens (43%) que les adultes (20%) : les élèves musulmans se distinguant eux-mêmes des autres élèves par un niveau d’adhésion massif à cette idée (65%).
  9. Ce clivage entre jeunes et moins jeunes d’une part, et entre les jeunes musulmans et le reste de la jeunesse d’autre part, se retrouve dans le soutien plus fort que les lycéens (39%, contre 18% des Français adeptes d’une religion) apportent à l’idée selon laquelle leur « religion est la seule vraie religion, sachant que là aussi, les élèves musulmans se distinguent en partageant très largement ce point de vue (65%, contre seulement 27% des catholiques).
  10. Enfin, la question du droit à la critique des religions à l’Ecole met encore plus en exergue le fossé existant entre les élèves musulmans et les autres sur ces sujets. En effet, alors que la majorité des lycéens (61%) soutiennent le droit des enseignants à « montrer (…) des caricatures se moquant des religions afin d’illustrer les formes de liberté d’expression », ce n’est le cas que de 19% des musulmans.

Crédit photo : DR
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