L’Alsace doit-elle sortir du Grand Est et redevenir une région à part entière ?

Alsace

L’Alsace doit-elle sortir du Grand Est et redevenir une région à part entière ? Telle est la question que le président Bierry et la Collectivité européenne d’Alsace proposent dans le cadre d’une enquête à grande échelle aux Alsaciennes et aux Alsaciens, qu’elles ou qu’ils vivent ici en Alsace ou aient des attaches avec elle.

L’initiative citoyenne alsacienne (ICA) qui, dès l’annonce du bouleversement régional qui devait déboucher sur la suppression du Conseil régional d’Alsace, organisait une réunion publique à Sélestat le 26/9/2014 sur le thème « Pour une Alsace une et unie : volonté et nécessité ! » et qui toujours à Sélestat réunissait grands élus et citoyens le 2/9/2017 sur le thème de « l’avenir institutionnel de l’Alsace », une réunion qui a grandement contribué à faire apparaître le « désir d’Alsace » dont le préfet Marx a parlé par la suite, ne peut qu’apporter un grand soutien à l’initiative du président Bierry.

L’ICA invite toutes celles et tous ceux qui ont l’Alsace au cœur à répondre positivement à l’enquête qui leur est présentée.

Elle s’est toujours inscrit en faux contre l’idée que la région française ne devait être qu’un outil institutionnel et non pas un outil de reconnaissance culturel ou historique. Elle a toujours considéré qu’il fallait rompre avec l’esprit jacobin qui se veut d’unir la mêmeté et non la différence, en l’occurrence des clones de « territoires » neutres d’histoires et de cultures propres et donc que le principe d’union dans la diversité restait à inscrire dans l’habitus français.

Parler de l’Alsace, c’est parler de la France et plus encore de l’Europe. Tout ce qui s’est fait en Europe s’est aussi fait en Alsace. L’Alsace est un concentré d’Europe, de ses bonheurs et de ses malheurs. Et comme l’Europe, l’Alsace est une et diverse. La France aussi. L’une de ses diversités a pour nom Alsace. Il reste à la France de la reconnaître entièrement et à l’Alsace d’être en mesure de la vivre pleinement. Pour ce faire, elle a besoin de – Plus d’Alsace -, c’est-à-dire de plus de pouvoirs et de moyens et donc d’exister au travers d’une institution pleine et entière. Le Plus d’Alsace sera alors un vrai plus pour les Alsaciens et pour la France. Le dynamisme des hommes et des sociétés est directement conditionné par leur sentiment d’identité. La reconnaissance de la diversité constitue un puissant moteur de développement pour les individus et les sociétés, en ce qu’elle donne le goût de se distinguer et les forces pour y parvenir.

Faisons un beau cadeau de Noël à l’Alsace et répondons positivement à l’enquête. Répondre positivement n’est pas un acte révolutionnaire,  c’est prôner le retour à une normalité !

Joyeux Noël ! Scheeni Wihnàchte ! Frohe Weihnachten!

Pierre Klein, président de l‘ICA

www.ica.alsace

[email protected]

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Une réponse

  1. Un référendum avait été organisé en 2013 en vue de la fa fusion du conseil régional d’Alsace avec les deux conseils généraux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin.
    Résultat : le taux d’abstention très élevé (37%) a mis le « oui » en échec.
    Vox populi, vox Dei. Ce sujet semble ne pas captiver les Alsaciens.

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