La France sous nos yeux, Kharkov 1942, Les enfers parodisiaques, L’éclipse du sacré, Bretagne colonie : la sélection littéraire hebdo

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La France sous nos yeux, Metrobreizh, Les enfers parodisiaques, L’éclipse du sacré, Bretagne colonie : voici la sélection littéraire hebdo.

La France sous nos yeux

Qu’ont donc en commun les plateformes logistiques d’Amazon, les émissions de Stéphane Plaza, les restaurants de kebabs, les villages de néo-ruraux dans la Drôme, l’univers des coaches et les boulangeries de rond-point ? Rien, bien sûr, sinon que chacune de ces réalités économiques, culturelles et sociales occupe le quotidien ou nourrit l’imaginaire d’un segment de la France contemporaine. Or, nul atlas ne permet de se repérer dans cette France nouvelle où chacun ignore ce que fait l’autre. L’écart entre la réalité du pays et les représentations dont nous avons hérité est dès lors abyssal, et, près d’un demi-siècle après l’achèvement des Trente glorieuses, nous continuons à parler de la France comme si elle venait d’en sortir. Pourtant, depuis le milieu des années 1980, notre société s’est métamorphosée en profondeur, entrant pleinement dans l’univers des services, de la mobilité, de la consommation, de l’image et des loisirs. C’est de la vie quotidienne dans cette France nouvelle et ignorée d’elle-même que ce livre entend rendre compte à hauteur d’hommes et de territoires.

Le lecteur ne s’étonnera donc pas d’être invité à prendre le temps d’explorer telle réalité de terrain, telle singularité de paysage ou telle pratique culturelle, au fil d’un récit soutenu par une cartographie originale (réalisée par Mathieu Garnier et Sylvain Manternach) et des statistiques établies avec soin. Qu’ils fassent étape dans un parc d’attraction, nous plongent dans les origines de la danse country, dressent l’inventaire des influences culinaires revisitées, invoquent de grandes figures intellectuelles ou des célébrités de la culture populaire, les auteurs ne dévient jamais de leur projet : faire en sorte qu’une fois l’ouvrage refermé, le lecteur porte un regard nouveau sur cette France recomposée.

Jérôme Fourquet, auteur de L’Archipel français (Seuil, 2019), est analyste politique, expert en géographie électorale, directeur du département Opinion à l’IFOP.

Jean-Laurent Cassely est journaliste (Slate.fr, L’Express) et essayiste, spécialiste des modes de vie et des questions territoriales.

A commander chez Le Seuil

Kharkov 1942

Que s’est-il passé en mai 1942 dans la steppe autour de Kharkov, en Ukraine ? L’Armée rouge a lancé une offensive qui s’est conclu pour elle par un énorme désastre. Les Allemands étaient une fois de plus les plus forts ! Mais les leçons seront tirées et ce sera le dernier désastre des troupes de Staline.

L’ouvrage Kharkov 1942 décrit, analyse et explique en détail cet énorme affrontement dont l’issue était en vérité imprévisible. Les clés de la bataille, replacées au coeur de la campagne du printemps 1942 et de l’ensemble de la guerre germano-soviétique, sont fournies au lecteur avec un cahier de cartes en couleur qui l’aidera à en suivre les péripéties au jour le jour. Une partie finale expose les conséquences  de cette défaite soviétique, la façon dont les historiens – de l’est comme de l’ouest – en ont rendu compte et en recherchera les traces mémorielles dans l’Ukraine et la Russie d’aujourd’hui. L’écriture est fluide, toujours appuyée sur des sources allemandes et russes de première main.
Tels sont les traits de cette nouvelle collection  « Champs de bataille ». Un texte alerte, une contextualisation intelligente, une méthode historique irréprochable, la recherche de la résonance de l’événement dans la longue durée.

L’objectif ? Rien moins que le renouvellement de l’histoire bataille, favorite du grand public mais qu’il fallait dépoussièrer.

Directeur de la rédaction de Guerres & Histoire, Jean Lopez est l’auteur de nombreux ouvrages dont, chez Perrin, une biographie de Joukov (avec Lasha Otkhmezuri), Les Cent Derniers Jours d’Hitler, Les Mythes de la Seconde Guerre mondiale et Les Grandes Erreurs de la Seconde
Guerre mondiale
 (avec Olivier Wieviorka), enfin Les Maréchaux de Staline (avec Lasha Otkhmezuri). Il a en outre dirigé les albums La Wehrmacht. La fin d’un mythe et La Guerre antique (Perrin-Guerres & Histoire).

A commander chez Perrin

CHRONIQUES D’UNE FIN DE CYCLE : LES ENFERS PARODISIAQUES

Dans le monde d’avant 1968, point de photographie du Président de la République française enlacé par deux jeunes hommes noirs, torses nus ; encore moins de plug anal géant défigurant la très distinguée place Vendôme à Paris. Et s’il n’y avait que cela…

Par quel « sortilège » de telles aberrations se présentent-elles comme banalités quotidiennes aux yeux d’une population aveuglée, presque éteinte ? Notre antique Kalos kagathos (le beau pour le bien) aurait-il été remplacé par « le laid pour le mal » ?

Les êtres différenciés observent que leurs familles, collègues de travail, voisins, semblent avoir perdu tout bon sens. Nous soustraire à ce processus de lobotomisation générale, telle est l’ambition à laquelle aspire l’auteur.

Vivre dans ce monde tout en n’étant pas de ce monde : c’est ainsi que Pierre-Emile Blairon propose au lecteur quelques clefs afin de comprendre le fonctionnement de l’ennemi.

Un ouvrage efficient à l’heure où sida mental et cancer moral semblent s’imposer.

L’auteur :

Né en 1948, Pierre-Emile Blairon réside près d’Aix-en-Provence.

Il partage ses activités littéraires entre deux passions :

– Les spiritualités traditionnelles : il anime la revue Hyperborée qui se consacre à l’histoire spirituelle de l’Europe et à son devenir. Son livre La Roue et le sablier résume la vue-du-monde de l’auteur et des collaborateurs de la revue.

– La Provence : il anime la revue Grande Provence, a écrit plusieurs ouvrages sur la Provence secrète : La Dame en signe blanc, Le Guide Secret d’Aix-en-Provence, Le Guide Secret de la Côte d’Azur et deux biographies sur deux grands Provençaux : Jean Giono et Nostradamus.

A commander chez la Diffusion du lore

L’éclipse du sacré

Que reste-t-il du sacré dans un monde désenchanté, arraisonné par la technoscience et dominé par le fétichisme économique ? C’est à cette question cruciale que s’attellent deux penseurs qui, forts d’une solide amitié intellectuelle, ne s’inscrivent pas moins dans deux traditions religieuses antagonistes : l’une plaçant la divinité dans le monde, jusqu’au cœur de la Cité ; l’autre au-dessus du monde, dans la Cité céleste. Ainsi Thomas Molnar, catholique conservateur, se fait-il l’avocat de la foi chrétienne, là où Alain de Benoist va chercher en aval de la tradition chrétienne une sacralité revivifiée. Immanence ou transcendance, leur dialogue demeure toujours fécond. C’est qu’au-delà des oppositions, tous deux appellent à renouer avec un même sentiment de la vie.

Philosophe et historien des idées, Alain de Benoist est l’auteur d’une centaine d’ouvrages, dont L’Homme qui n’avait pas de père. Le dossier Jésus (Krisis, 2021) et Survivre à la désinformation (La Nouvelle Librairie, 2021).

Philosophe et historien hongrois, Thomas Molnar (1921-2010) a longtemps enseigné aux États-Unis. Il est l’auteur d’une cinquantaine de livres, parmi lesquels L’Américanologie. Triomphe d’un modèle planétaire ? (1991) et L’Hégémonie libérale (1992).

A commander chez la Nouvelle Librairie

Bretagne colonie

« Le titre de Bretagne Colonie n’est pas là pour affirmer une inutile déclamation de radicalité, ni une fastidieuse justification sur la nature ou les degrés des phénomènes coloniaux à travers l’histoire et le monde.

Le but n’est pas de tomber dans une vision binaire selon laquelle quelques critères peuvent prouver ou contredire la réalité coloniale bretonne et donc le droit à l’autonomie ou à l’indépendance qui en découlerait.

On peut lui reprocher, à juste titre, de vouloir choquer et interpeller, car le tabou est de mise pour tout ce qui concerne les idées nationalistes.

Ce titre rappelle avant tout qu’il y a derrière la question bretonne un fait national déjà ancien et que ce pays, s’il reste privé de liberté, finira un jour ou l’autre par s’éteindre car au bout de l’intégration il n’y a plus rien d’autre que la France.

N’ayons plus peur d’être un pays, donnons-nous les moyens, les idées et les stratégies dont nous avons besoin ! »

Militant indépendantiste et membre du mouvement de gauche Douar ha Frankiz – Pour une Bretagne Libre, Alan Le Cloarec mène également des recherches de façon indépendante sur le nationalisme breton, après avoir déjà travaillé le sujet lors d’un doctorat de science politique. En 2016 il a publié chez Coop Breizh « Aux origines des mouvements bretons ».

A commander chez Yoran Embanner

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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Une réponse à “La France sous nos yeux, Kharkov 1942, Les enfers parodisiaques, L’éclipse du sacré, Bretagne colonie : la sélection littéraire hebdo”

  1. patphil dit :

    la france sous nos yeux : le grand remplacement

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