Hommes clefs de la campagne Zemmour, Guillaume Peltier et Olivier Ubéda dans le collimateur de la justice. Tout sauf un hasard ?

Alors que syndicats de magistrats, médias et politiques dénoncent les trop longs délais des procédures et la surcharge de travail des magistrats, certains juges se montrent très disponibles en période électorale pour ouvrir des enquêtes sur les hommes politiques et leurs collaborateurs qui gênent le Système. Tout sauf un hasard ?

Derniers exemples en date, les enquêtes diligentées contre deux membres importants de la campagne d’Eric Zemmour : Guillaume Peltier et Olivier Ubéda.

Enquête sur l’utilisation de fonds publics par Guillaume Peltier

Le 9 janvier, Guillaume Peltier a quitté le parti LR pour soutenir Eric Zemmour.

Le 24 janvier, le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Blois, Frédéric Chevallier, annonce l’ouverture d’une enquête pénale préliminaire  afin de faire vérifier les conditions exactes d’utilisation de fonds publics par les micro-partis du député Guillaume Peltier.

Comme trop souvent cette décision fait suite à un dossier publié par Médiapart, média d’extrême gauche spécialisé dans les dénonciations. Médiapart prétend que Guillaume Peltier aurait payé ses collaborateurs avec des fonds reçus de l’Assemblée nationale et de la région Centre-Val de Loire.

Aussitôt, Guillaume Peltier a récusé cette décision :  » Enquête de vérification ? Avec la justice politique, quand on est de droite, 100% de chance d’être poursuivi par un procureur avant une élection. Personne n’est dupe : c’est une manœuvre, j’avais déjà déposé plainte pour diffamation. Aucun procès politique ne nous fera taire.« 

Son avocat Maître Alexandre Varant clame l’innocence de son client. Il met en cause la démarche du procureur Frédéric Chevallier :

« Il prend pour argent comptant tout ce qui est dit sur ce site (Mediapart). On aurait préféré que la main de la justice soit plus circonspecte, plus patiente, et qu’elle ne vienne pas troubler la démocratie. »

Plainte pour « viol » contre Olivier Ubéda, directeur des événements de la campagne Zemmour

Cette enquête aurait été ouverte le 10 décembre 2021 suite à une plainte déposée  par un jeune homme de 18 ans. Cette affaire n’avait pas fait la une des médias.

Ce n’est que le 31 janvier que Le Monde écrit  : «  Le parquet de Paris a confirmé, lundi 31 janvier au Monde, ( souligné en gras par nous ) l’ouverture d’une enquête à la suite d’une plainte pour viols à l’encontre d’Olivier Ubédia, directeur des événements de la campagne d’Eric Zemmour et proche conseiller du candidat d’extrême droite. »

Information reprise aussitôt par tous les médias mainstream…

Un coup monté ?

Olivier Ubéda conteste cette accusation considérant qu’il s’agit d’« un coup monté comme on en fait en campagne ». 

Dans un premier tweet, il écrit : « Travailler pour Z” [Zemmour] : un, on vire ton épouse de son job ; deux, le fisc fait du zèle ; trois, on t’accuse de viol… rien que ça. Le scénario est bien foutu. Ça ne repose sur rien de réel. Les médias adorent. »

 Dans un second, il y voit « dénonciation calomnieuse » dont le but est de « vouloir casser ce qui marche. Salir pour empêcher. A vomir. Qui est dupe ? A qui le tour ? ».

Bonne question.

JF Lebreton

Crédit photo : DR

[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

5 réponses

  1. En cette période de violences politiques on a droit à toutes les accusations de caniveaux pour faire taire, salir et discréditer l’adversaire au non de la Morale.
    Les médias et procureurs aux ordres n’ont pas encore pensé à parler d’ EXIHIBITIONNISME. Mais ça pourrait venir.

  2. De grâce !
    Comme pour M. Fillon, M.
    Peltier a déjà été poursuivi pour pratiques corruptives et quand bien même ces poursuites judiciaires arriveraient à point nommé, cela ne saurait « blanchir » l’un et l’autre car, que cela plaise ou non aux Zemmouriens de Breizh, les faits qui leur
    étaient reprochés étaient avérés et sanctionnables, ce que les deux personnalités savaient pertinemment.
    Qu’on se garde de victimiser n’importe comment, Mesdames et Messieurs les journalistes de BI ou thuriféraires de « l’union des droites », n’est-ce pas M. Ménard (silence poli de B I vis à vis des propos calomnieux portés contre MM. Dupont-Aignan et Philippot).

  3. cousu de fil blanc enfin plutot gris !
    déjà zemmour avait été suspecté de déviances sexuelles, c’est le plus facile à instiller

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