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Ces lignes sont extraites de l’ouvrage « La guerre des monnaies » paru en anglais sous le titre « currencies war » en 2007, de Hong Bing Song (Editions le retour aux sources)
Lors d’une visite en Angleterre en 1763 de Benjamin Franklin, le responsable de la Banque d’Angleterre lui demanda la raison de la prospérité économique des colonies américaines.
C’est très simple, dans les colonies, nous émettons notre propre monnaie, appelée « billets coloniaux », que nous émettons à proportion des besoins du commerce et de l’industrie. Ainsi, les produits passent très facilement des mains des producteurs à celles des acheteurs. En créant de cette manière notre propre papier monnaie et en garantissant son pouvoir d’achat, nous (le gouvernement) n’avons pas besoin de payer d’intérêt à qui que ce soit.
Les colonies américaines s’affranchissaient ainsi de la Banque d’Angleterre. Les banquiers privés qui la détenaient entrèrent dans une rage folle et imposèrent le vote du « Currency Act » qui interdisait aux colons d’émettre leur propre monnaie.
« En seulement un an, la situation (des colons) s’est inversée, les temps prospères sont révolus, la récession économique s’est répandue dans les rues où le chômage sévit. »
Ecoutons maintenant Benjamin Franklin parler douloureusement des conséquences de cette loi sur l’économie des colonies :
« Si l’Angleterre n’avait pas privé les colonies du droit d’émission de la monnaie, creant ainsi du chomâge et mécontentement,leurs membres auraient été heureux d’ajouter une petite taxe sur le thé et d’autres produits. L’incapacité des colons à être investis du pouvoir d’émettre leur propre monnaie en s’affranchissant d’une façon permanente de Georges III et des banques internationales, est la principale raison de l’éclatement de la guerre d’Indépendance américaine. »
Les « pères fondateurs » étaient parfaitement conscients du rôle que la Banque d’Angleterre exerçait déjà sur le gouvernement britannique et des injustices que cela entraînait pour le peuple anglais
Thomas Jefferson (3ème président des Etats-Unis) qui avait rédigé une partie de la déclaration d’Indépendance, véritable socle de la future constitution américaine, s’exprimait ainsi en 1791 sur ce sujet :
« Si les colonies américaines permettent d’aventure aux banques privées de contrôler l’émission de la monnaie, alors ces banques passeront par l’inflation puis la déflation pour priver le peuple des ses biens jusqu’à ce qu’un matin, ses enfants se réveillent en ayant perdu leur maison et les terres que leurs pères avaient exploitées. »
Avec deux siècles de recul, il est difficile de ne pas admirer l’éclatante justesse de ces prévisions.
De nos jours, les banques privées américaines émettent 97% de la monnaie américaine en circulation et la dette du peuple américain envers ces mêmes banques privées approche les 50.000 milliards de dollars. Pourtant, la sagesse des pionniers les avait conduit à inclure dans leur Constitution, dès l’article premier (section 8,§5)
« Le Congrès aura le pouvoir de battre monnaie, d’en déterminer la valeur et de fixer le taux du crédit »
Malheureusement, à quelques rares exceptions près, tel ne fut jamais le cas et toute l’histoire de la jeune nation américaine a été très fortement marquée par cette lutte prolongée entre les banquiers privés et la Maison Blanche, dont les occupants fidèles à Jefferson tentèrent par tous les moyens de faire appliquer la Constitution. Cependant, les banquiers gagnèrent de haute lutte après avoir imposé le « Féral Réserve Act » le 23 décembre 1913.
Toute l’histoire du XXème siècle, y compris la 1ère guerre mondiale, est en relation directe avec cet événement.
En France, la loi du 03 janvier 1973, en interdisant au Trésor Public de « présenter ses effets » à la Banque de France, a obligé notre pays à se financer, (avec intérêt, bien sûr) auprès des marchés financiers privés. Cela explique le montant astronomique de notre dette.
Sur un plan plus général, tous les peuples qui ont perdu le contrôle exclusif de leur monnaie ont fini par le payer très cher, et généralement au prix de leur liberté car, comme le rappelait Bonaparte,
« la main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit ».
En ces temps où la souveraineté est mise à toutes les sauces, il faut se souvenir que l’un des attributs essentiels de cette souveraineté est le droit de battre monnaie
Jean Goychman
Crédit photo : DR
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Une réponse à “La guerre des monnaies. Personne ne devrait ignorer ces lignes”
Pour celles et ceux qui voudraient creuser la question de la lutte entre les banquiers et la Maison Blanche, cette vidéo de Pierre Hillard :
https://www.medias-presse.info/pierre-hillard-a-la-journaliste-ying-huang-le-mondialisme-est-dessence-satanique/156469/