Sur les traces de Cathelineau. Une randonnée le 14 juillet en Anjou

L’association Anjou Pèlerinage organise une randonnée, le 14 juillet 2022 pour marcher sur les traces de Cathelineau le « Saint de l’Anjou » et le prier. « Nous partirons du Pin-en-Mauges, lieu de naissance du chef vendéen, pour rejoindre St Florent-le-Vieil où il fut enterré. Exemple de combativité et de piété, nous vous invitons à marcher en son honneur afin de prier pour la France et pour l’Anjou » indiquent les organisateurs qui ont mis un lien d’inscription, ici.

Cathelineau et la grande armée catholique et royale

Jacques Cathelineau, né le  et mort le fut, au cours de la guerre de Vendée, pendant la Révolution française, le premier généralissime de l’Armée catholique et royale.

L’insurrection vendéenne, déclenchée par Jacques Cathelineau en mars 1793, fut provoquée par le décret de la Convention du 24 février 1793 sur la levée de 300 000 hommes, qui intervenait dans un climat déjà alourdi par des difficultés économiques et l’hostilité des Vendéens à la Constitution civile du clergé. Fils d’un simple maçon et colporteur de son état, Jacques Cathelineau était dénommé « le saint de l’Anjou », réputation qui explique peut-être le succès immédiat de son entreprise, dont il est cependant difficile de dire s’il la préparait depuis de longs mois ou si elle fut spontanée.

Le 12 juin 1793 à Saumur, Cathelineau, personnage charismatique, est désigné par les seigneurs vendéens comme le premier généralissime de la « grande armée catholique et royale ». Après quelques victoires contre les républicains facilitées par sa connaissance du monde rural, il organise l’attaque de Nantes, afin de pouvoir disposer d’un port. Son armée sera repoussée et il mourra le 14 juillet à Saint-Florent des blessures reçues pendant ces combats. Sa disparition et les rivalités entre chefs vendéens et angevins seront à l’origine de la défaite de Cholet (17 octobre).

Crédit photo : DR
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Une réponse

  1. Attention aux exagérations hagiographiques ! L’insurrection vendéenne n’est pas « déclenchée par Jacques Cathelineau ». Il semble qu’il n’a même pas participé à la première émeute de Saint-Florent le 10 mars 1793 — or des émeutes ont aussi lieu ailleurs ce jour-là, dans le Poitou (Beauvoir…) et en Bretagne dans le Pays de Retz (Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Brains, Chauvé…). Et l’appellation « saint de l’Anjou », qualifiée de « légende » par Chassin, n’est attestée qu’à partir de la Restauration. Ce qui n’ôte rien aux mérites de Cathelineau, bien entendu.

    A propos, en plus du « saint de l’Anjou », les guerres de Vendée ont eu leur « saint du Poitou » (Lescure). Mais il est intéressant de noter que personne n’a imaginé de désigner un « saint de la Bretagne ». Et pour cause. Charette et ses troupes de « paidrets » ou de « gâs du Loroux » n’ont jamais été considérés comme de bons chrétiens. Y voir la raison pour laquelle ils ont résisté trois fois plus longtemps serait sans doute excessif.

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