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La Bretagne possède depuis 1988 un Centre de l’imaginaire arthurien. Elle pourrait avoir en 2028, à Nantes, un centre de l’imaginaire vernien. Perdue l’élection, reste l’imagination : après le score de 1,75 % réalisé à l’élection présidentielle par la candidate dont elle était directrice de campagne, après le laminage de son parti, le P.S., aux élections législatives, Johanna Rolland préfère oublier – et faire oublier – une réalité cruelle. Le 30 juin, elle va demander au conseil de Nantes Métropole de lancer le projet de la « Cité des imaginaires ».
En réalité, ce projet à 50 millions d’euros est bien antérieur à la débandade électorale. Il porte sur un bâtiment bien connu des Nantais, Cap 44, qui se dresse dans le Bas-Chantenay, à l’ouest de Nantes, au-delà de la butte Sainte-Anne, juste en face du nouveau Jardin extraordinaire, parc public aménagé dans l’ancienne carrière de Miséry.
C’est à l’origine, en 1895, un bâtiment industriel, la minoterie des Grands moulins de la Loire. Transformé en immeuble de bureaux dans les années 1970, il est revêtu d’un bardage métallique bleu unanimement considéré comme très laid. Désaffecté, il devient un énorme squat d’immigrants illégaux voici quelques années. Après son évacuation, Nantes Métropole Aménagement le rachète à son propriétaire, le groupe Axa, pour 1,250 million d’euros, soit moins de 200 euros le m² : un prix d’ami pour un bâtiment situé en bord de Loire avec vue imprenable sur la pointe de l’île de Nantes, ex-île Sainte-Anne, et sur le village de Trentemoult.
Pas grand chose de neuf sous le soleil pour la Cité des imaginaires
On le croit alors voué à la démolition, comme le grand parking aérien voisin. Mais c’est le premier grand bâtiment construit selon le procédé de François Hennebique (1842-1921), ingénieur normand inventeur du béton armé. Il présente donc un intérêt pour l’histoire industrielle ; des architectes, des ingénieurs, des historiens préconisent de le préserver. Dès son rachat, en 2018, Johanna Rolland annonce qu’il sera conservé pour l’essentiel (mais raboté en partie) et dédié « à l’imaginaire et à l’univers de Jules Verne ».
Il aura donc fallu à peine quatre ans pour passer du rachat de l’immeuble à l’adoption d’un projet, ce qui représente une célérité inhabituelle pour Nantes Métropole. « C’est un projet profondément nantais dans son histoire, dans ce qu’il dit de notre rapport à la culture, aux autres », assure pourtant Johanna Rolland, sans préciser davantage cette pensée… elliptique.
En réalité, l’aspect essentiel du projet est le transfert du musée Jules Verne existant dans des locaux plus vastes. On lui adjoindrait un local d’exposition temporaire, une bibliothèque, un espace de création, un restaurant, une terrasse et une boutique. Rien que du classique pour un musée moderne : en matière d’imaginaire, tout reste à faire. L’imagination n’est pas incluse dans l’enveloppe financière prévue, soit 50 millions d’euros.
Illustration : Breizh-info, droits réservés
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4 réponses à “Nantes Métropole réfléchit à une Cité des imaginaires”
Un immeuble sans intérêt dans sa forme actuelle… Il faudrait le débarrasser des ses bardages des années 70.
MAIS surtout, il faut espérer que l’Arbre au Héron se fasse bien.. Un projet qui attirera des touristes du monde entier.. Une très bon investissement pour Nantes.
Il me semble que c’est prévu : l’immeuble devrait être réaménagé pour mettre en valeur la structure en béton armé. Pour l’Arbre aux Hérons, je ne suis pas aussi sûr que vous qu’il attirerait « des touristes du monde entier ». C’est ce que ses auteurs ressassent, mais les Machines de l’île, réalisées par les mêmes, devaient déjà attirer « des touristes du monde entier ». Faut-il les attirer deux fois ? Ou bien les Machines ne sont-elles pas si attractives que ça finalement, et alors pourquoi l’Arbre le serait-il davantage ? D’autant plus que son site est moins bien placé. En tout état de cause, le projet semble mal parti.
A la Butte Sainte-Anne, qui autrefois allait jusqu’à Loire, c’est la reconquête des bords de Loire version « écologie » de la mairie : dans la carrière : escalier métallique, cascade et mares artificielles. Bientôt ce sera l’arbre aux hérons métallique lui aussi.
Quel imaginaire en face dans le cap 44 ? On peut être inquiet.
Après son passage éclair inexistant dans la campagne de son amie espagnole de paris , il faut maintenant qu’elle réapparaisse et fasse parler d’elle et rien n’est trop beau pour ce genre de machin avec l’argent du con tribuable .