Hongrie. Très forte hausse de la pression migratoire aux frontières de Schengen

Hongrie

La route migratoire des Balkans occidentaux est de nouveau prise d’assaut par les clandestins extra-européens cherchant à gagner l’espace Schengen. Sur leur chemin, les policiers frontaliers de Hongrie ont arrêté deux fois plus de migrants illégaux depuis le début de l’année qu’au cours de la même période en 2021.

Les frontières hongroises de nouveau sous pression

Avec des conditions météorologiques favorables, les flux de clandestins souhaitant franchir les frontières de l’espace Schengen frappent de nouveaux à la porte de la Hongrie. Ainsi, pour la seule journée du 13 juin dernier, les policiers frontaliers ont arrêté un total de 579 individus et empêché 258 personnes d’entrer illégalement dans le pays selon les chiffres des autorités hongroises.

Selon de récentes déclarations du principal conseiller du Premier ministre Viktor Orbán en matière de sécurité intérieure, le maintien d’une forte protection des frontières est clairement justifié, notamment en raison d’une « situation complexe et difficile » aux frontières de la Hongrie et d’une pression considérable aux frontières méridionales du pays.

György Bakondi a affirmé dans une interview au quotidien Magyar Nemzet qu’en date du 13 juin, les policiers frontaliers avaient arrêté plus de 94 300 contrevenants ayant tenté d’entrer illégalement en Hongrie depuis le début de l’année 2022, contre 41 244 l’année dernière à la même période, soit plus du double.

György Bakondi. Source : Visegrád Post

Des clandestins afghans et pakistanais surreprésentés ?

Quant à l’origine des migrants illégaux appréhendés, les autorités hongroises ont indiqué qu’elles avaient recensé parmi eux des ressortissants érythréens, turkmènes, palestiniens, algériens, syriens, irakiens, marocains, tunisiens, afghans, indiens, libyens, pakistanais, népalais ou turcs. Toutefois, ces individus n’ont pas été en mesure de fournir de preuves crédibles de leur identité, comme ils ont été dans l’incapacité de justifier la légalité de leur séjour en Hongrie.

Conformément à la législation hongroise applicable, ils ont été reconduits par la police au poste frontière de sécurité temporaire. Toujours en début de semaine dernière, des procédures pénales ont été engagées dans neuf cas de trafic d’êtres humains sur le territoire hongrois. Depuis le début de cette année 2022, ce sont 705 passeurs de clandestins qui ont été visés par des procédures pénales, contre 376 à la même période l’année dernière.

Par ailleurs, de toutes les nationalités citées précédemment, ce sont actuellement les Afghans, Pakistanais et Indiens qui sont les migrants les plus nombreux à se présenter aux frontières de la Hongrie.

Toujours selon György Bakondi, « il n’y a aucun signe de diminution ou d’arrêt de l’immigration » en direction de la Hongrie. « Étant donné qu’il n’y a pas eu de changements majeurs dans les politiques de l’Union européenne dans ce domaine, c’est aux États-nations de décider ce qui se passe aux frontières », a-t-il ajouté.

Route migratoire des Balkans occidentaux : Frontex confirme la hausse

Cette pression migratoire accrue sur la Hongrie est confirmée par Frontex. L’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes a indiqué le 13 juin que les arrivées de clandestins par la route des Balkans occidentaux avaient connu une augmentation significative au cours de la première partie de 2022.

Frontex a ainsi enregistré une augmentation des entrées irrégulières dans l’UE en provenance des Balkans occidentaux. Selon ses dernières données, 86 420 franchissements illégaux ont été détectés entre janvier et mai de cette année aux frontières extérieures de l’Union européenne. C’est 82 % de plus qu’au cours de la même période l’année dernière.

De plus, toujours à titre de comparaison, en ce mois de mai 2022, Frontex a enregistré environ 23 500 franchissements irréguliers, soit 75 % de plus que le même mois en 2021.

L’agence a déclaré que, compte tenu de ces données, la route des Balkans occidentaux est redevenue l’une des routes migratoires les plus actives vers l’UE, avec les routes de la Méditerranée centrale et de la Méditerranée orientale.

Frontex a ajouté que la plupart des personnes détectées se trouvaient déjà dans les Balkans occidentaux depuis un certain temps avant de chercher à entrer dans l’UE et qu’elles venaient pour la plupart de Syrie ou d’Afghanistan.

Hongrie
Source : frontex.europa.eu

Enfin, il faut préciser que les personnes fuyant l’Ukraine et entrant dans l’UE par les points de passage frontaliers ne sont pas compris dans les chiffres des entrées illégales détectées. Selon les dernières données de Frontex, plus de 5,5 millions de citoyens ukrainiens sont entrés dans l’UE depuis l’Ukraine et la Moldavie depuis le début de l’invasion russe en février dernier.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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2 réponses

  1. hausse de l’invasion migratoire ! ça continue !
    les amérindiens (combien sont ils aujourd’hui?) doivent se lamenter d’avoir nourri des migrants , idem pour les aborigènes d’australie, en forte minorité dans leur pays; en guyane les créoles sont depuis dix ans minoritaires chez eux!

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