« Apocalypse climatique » : réalité ou fiction ?

La longue séquence médiatico-électorale, depuis l’automne 2021, entre la campagne présidentielle et celle des législatives, s’est soldée par un échec pour le Président fraîchement réélu. Seulement 245 députés, contre 308 en 2017. Pour le politologue Jérôme Sainte-Marie, « deux blocs sont toujours visibles dans les urnes. Les cadres ont voté pour le président sortant à 35 % au premier tour et 77 % au second, les retraités à 38 % puis 68 %. En sens inverse, 36 % des ouvriers et des employés ont choisi Marine Le Pen le 10 avril, et respectivement 67 % et 57 % deux semaines plus tard »1. Qui plus est, avec une abstention massive. Autrement dit, la gauche (écolo-)sociétale fait figure de marchepied pour la droite libérale, puis la droite nationale sert d’épouvantail pour cette deuxième gauche, qui est tout sauf sociale. Un cercle vicieux dans lequel la fin du mois se retrouve éclipsée par la « fin du monde ». Quant à la fin de la France, s’agirait-il d’un sujet secondaire ? Car tous les partis politiques sont voués à prêter le flanc à cette propagande mondialiste, lobbying exponentiel du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat oblige (le GIEC est financé par les 195 États membres de l’Organisation des Nations unies). Le GIEC, notre nouveau centre de gravité.

Paradoxalement, les paroles du Christ résonneraient encore dans notre inconscient collectif, pourtant, savamment déchristianisé  depuis le temps des Lumières : « Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, les nations seront dans l’angoisse, épouvantées par le bruit de la mer et des vagues », selon l’Évangile de Luc (XXI, 25). Assurément, ce n’est pas seulement la nature mais aussi la culture qui a horreur du vide : aucune civilisation n’a vu le jour sans angoisse, tant à l’endroit de l’existence que de la vie. Alors, le ciel serait en passe de nous tomber sur la tête. Comme dans un film d’Al Gore (ancien vice-président des États-Unis), de Nicolas Hulot ou de Yann Arthus-Bertrand. Autant de films riches en sensations fortes, où le sublime dynamique se déchaîne, nous convainc que le climat est en pleine mutation. Le retour de l’a priori pour qui la météo du jour – pluie diluvienne, rafraîchissement ou canicule – est nécessairement inhérente au Grand réchauffement (climatique), lui seul justifiant, d’ailleurs, le « Grand remplacement ».

Ainsi, rien ne peut arrêter cette culture de l’angoisse, surtout dans sa configuration politique ; la stratégie écolo-sociétaliste, celle de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, de la « Nouvelle Union populaire, écologique et sociale », une gauche plurielle qui vient de liquider des vérités essentielles. Ou, plutôt le Parti unique, totalitaire, écologiste  (et sociétaliste)… Un transhumanisme plus cru que le Macronisme s’il en est. En réalité, un green business qui fait le bonheur et des nouvelles technologies et de la finance internationale. Le but avéré : la désindustrialisation intégrale, la mort du travail. Une arnaque intellectuelle totale. Enfin, une folie qui détruira véritablement notre écosystème à travers la géo-ingénierie2. L’homme, l’autre trou noir.

Henri Feng

1 Dans un entretien accordé au Figaro, publié le 19 juin.

2 cf. article intitulé « La géo-ingénierie va-t-elle faire disparaître le bleu du ciel ? », de Clara Degiovanni, publié le 16 juin sur le site de Philosophie Magazine.

3 réponses

  1. Le dérèglement climatique ne date pas d’aujourd’hui. Pour preuve, L’expression : « Noël au balcon, Pâques aux tisons » dont la première trace remonte vraisemblablement au XVe siècle. Gardons-nous de tomber dans le catastrophisme climatique. Notre société est plus sûrement menacée par le dérèglement de l’humanité.

  2. il y en a ras le bol de tous ses ignorants, ils pensent tout savoir sur des mesures qui ne datent que depuis plus d’un siècle ! en 1990 la terre avait une vibration en accord avec les hommes de 7000 unités Bovis, aujourd’hui la terre vibre à plus de 15 000 unités Bovis et l’homme est toujours entre 6500 et 7500 unités, la terre suit son rôle, seul l’homme ne sait pas vivre avec la nature et détruire ce qui est fait au pire de se détruire lui même, en quelques sorte ! la connerie de penser tout savoir à la place d’écouter la nature et vivre en harmonie, le co2 fait par l’homme ne représente que 0,5 % !!!!
    .

    1. Le prétexte de l’écologie politique, c’est d’imposer le totalitarisme écologiste à l’échelle de la planète, basé sur la « décroissance » et des vieilles lubies marxistes comme la dictature du prolétariat (traduisez : dictature du parti écolo) et l’avènement d’une société sans classes (traduisez : un gigantesque prolétariat misérable, dominé par une caste « éclairée »). 80% des politiciens écolos viennent de l’extrême-gauche marxiste, en particulier des chapelles totalitaires trotskistes. Les trotros, désemparés par la chute du Mur, l’implosion de l’URSS et la conversion du PC chinois en mafia capitalisto-communiste, ont rallié l’écologisme, tout en gardant leurs vieux réflexes basés sur la domination, la coercition et le contrôle.

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