Santé. Les cigarettes électroniques aromatisées dans le viseur de l’UE

cigarette électronique

Dans le cadre de son plan de lutte contre le tabagisme, l’Union européenne a proposé le 29 juin d’interdire la vente de certains produits aromatisés utilisés dans les cigarettes électroniques afin de rendre le vapotage moins attractif.

Créer « une génération sans tabac » se passant des cigarettes électroniques

La Commission européenne a déclaré que sa proposition faisait suite à une augmentation significative du volume de ces produits vendus dans les 27 pays de l’Union européenne.

Ainsi, une récente étude menée par l’UE a montré une augmentation de 10 % des volumes de ventes de « produits du tabac chauffés » dans plus de cinq pays membres. Parmi les États les plus concernés selon la Commission européenne, ces ventes de « produits du tabac chauffés » ont explosé en France (+ 406 %), au Portugal (180 %) et aux Pays-Bas (153 %) entre 2018 et 2020.

Toutefois, cette interdiction ne concernerait pas tous les dispositifs de vapotage puisque de nombreuses e-cigarettes ne contiennent que de la nicotine.

Stella Kyriakides, commissaire chargée de la santé et de la sécurité alimentaire, a déclaré : « Neuf cancers du poumon sur dix étant causés par le tabac, nous voulons rendre le tabagisme aussi peu attrayant que possible pour protéger la santé de nos concitoyens et sauver des vies. » L’objectif de la Commission européenne est de créer « une génération sans tabac » dans une Europe où « moins de 5 % de la population consommera du tabac d’ici 2040 ».

Cigarettes électroniques

3,5 millions de nouveaux cancers par an

Actuellement, toujours selon les chiffres de Bruxelles, le cancer est la deuxième cause de décès au sein des pays membres. Dans l’Union européenne, qui compte 450 millions d’habitants, on dénombre environ 1,3 million de décès par cancer et 3,5 millions de nouveaux cas par an.

On estime que 40 % des citoyens de l’UE seront confrontés au cancer à un moment ou à un autre de leur vie, avec un impact économique annuel estimé à environ 100 milliards d’euros.

Côté français, les autorités se sont montrées prudentes concernant les capacités de la cigarette électronique à aider les fumeurs cherchant à stopper leur consommation de tabac classique. En effet, au début du mois de janvier 2022, le Haut Conseil de la santé publique a indiqué dans un rapport que « les connaissances fondées sur les preuves sont insuffisantes pour proposer les SEDEN (système électronique de délivrance de la nicotine) comme aides au sevrage tabagique dans la prise en charge des fumeurs par les professionnels de santé » alors que cette e-cigarette était considérée jusqu’à présent comme « une aide pour arrêter ou réduire la consommation de tabac ».

Désormais, la proposition d’interdiction doit maintenant être examinée par le Conseil de l’UE (représentant les 27 États membres) et le Parlement européen. L’UE s’inspirera-t-elle des États-Unis où la commercialisation des vapoteuses à recharge avec des goûts aromatisés a été interdite en 2020 ? Outre-Atlantique, seuls les arômes tabac et menthol sont autorisés.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Une réponse

  1. Laisser uniquement les arômes tabac et menthol est une énorme bêtise à moins de vouloir que les gens replongent dès qu’ils en ont l’occasion et continuent à engraisser les assassins fabricants de tabac. Les enveloppes ont du circuler à tous les niveaux. Perso, j’ai totalement arrêter de fumer avec l’ecig.

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