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Un dysfonctionnement de la station d’épuration de Carnac serait à l’origine d’un rejet d’eaux usées non traitées en baie de Quiberon voilà quelques jours.
À Carnac, la station d’épuration a débordé…
Le réseau d’assainissement du littoral breton devient-il insuffisant face a l’augmentation de la population ? La question doit fatalement être posée après qu’un débordement de la station d’épuration de Carnac a été constaté en mer, face à la plage du Men Du (située sur la commune de la Trinité-sur-Mer) le 2 août dernier.
En effet, ce sont pas moins « de 240 m³ d’eaux usées non traitées, chargés de matières solides » qui sont venus polluer l’océan après qu’un débordement de la station de Kergouellec a eu lieu « de 21 h 40 à 0 h 30 », entraînant un « rejet direct en baie de Quiberon », ont précisé dans un courrier conjoint adressé le 8 août au préfet du Morbihan et au président de l’intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique (AQTA) l’association La Vigie et l’Association pour la protection de la rivière de Crac’h (APRC).
Par la suite, l’information révélée par les deux associations a été confirmée le même jour par Julie Manceau, directrice Cycle de l’eau à l’intercommunalité, celle-ci déplorant le caractère « vieillissant » et « trop vétuste » de la station d’épuration de Carnac. Et ce, tandis que le nombre d’habitants ne cesse de croître chaque été dans la station balnéaire morbihannaise.
Au quotidien le Télégramme, Julie Manceau confie que, lorsqu’arrive la saison estivale, la station d’épuration carnacoise « doit traiter 6 000 m3 d‘eaux usées par jour, pour une population estimée à plus 45 000 personnes », concédant que la structure « n’arrive pas à faire face ». Un constat un peu tardif au demeurant…
Des inquiétudes en attendant 2024
Par ailleurs, l’absence de communication de la part des collectivités locales entre le 2 et le 8 août (date de la révélation des faits par les deux associations) interroge et témoigne d’une certaine fébrilité de ces mêmes collectivités sur le sujet, polémique s’il en est !
À ce titre, si du côté des services de l’eau de l’ACTA, on évoque un impact « relativement minime » de cette pollution qui ne « va pas forcément impacter les eaux de baignade, qui sont suivies », le ton est sensiblement différent chez les deux associations à l’origine de la missive envoyée au préfet.
Dans ce même courrier, on peut effectivement y lire que « cet incident impacte grandement l’exploitation et la commercialisation des huîtres de la Baie de Quiberon, la pêche à pied sur les gisements naturels de coquillages du Men Du et la pointe Churchill, mais également la qualité des eaux de baignade sur ces plages prisées pendant l’été ».
Quant aux solutions à venir, une nouvelle station d’épuration présentée comme « sécurisée » doit venir supplanter l’actuelle en 2024. L’investissement chiffré à environ 7 millions d’euros verra la structure traiter, en plus des eaux usées de la Trinité-sur-Mer et de Carnac, celles de la commune de Plœmel. D’ici là, l’intercommunalité ne va pas faire de miracle et se contentera de réaliser des pompages des eaux par camions-citernes jusqu’à la fin de l’été dans le bassin tampon de la station de Kergouellec afin de les transférer vers Plouharnel.
Un appel à manifester sur la plage de Carnac
Suite à la révélation de cet incident, plusieurs associations ont appelé à manifester le mercredi 10 août à 15 h sur la grande plage de Carnac afin de dénoncer ces débordements de la station d’épuration, d’alerter les pouvoirs publics et de sensibiliser les touristes. D’autant plus que des problèmes similaires ont déjà été signalés par le passé à Carnac.
Parmi les entités participant à l’appel figurent plusieurs associations environnementales du secteur de la Trinité-sur-Mer mais aussi la Fédération conchylicole, l’association Eau et Rivières de Bretagne, les syndicats ostréicoles d’Etel, de Carnac, des deux rivières et de la rivière d’Auray.
Crédit photo : Capture Facebook (photo d’illustration)
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2 réponses à “Carnac. Débordement de la station d’épuration : des eaux usées non traitées rejetées en mer [Vidéo]”
En principe, nos politiques locaux doivent anticiper…
Ici c’est l’inverse, on a autorisé, ces dernières années, un nombre très important de permis de construire et sur des terrains de plus en plus petit ( voir la Trinité sur Mer)
La modification du PLU, permettant ces « abus » aurait dû être suivie, a minima, des équipements permettant ces constructions.
Il y a de l’argent (de la dette) pour construire une « salle de spectacle » somptuaire et inutile et pour mettre des ralentisseurs partout, mais pour investir dans une station d’épuration performante et adaptée…
« Gouverner c’est prévoir », mais ça c’était avant…