Débunkage. Non, les tampons et serviettes hygiéniques ne sont pas « gratuits » en Écosse

C’est ainsi que ces deux derniers jours, est apparue une nouvelle « passionnante » pour le public français (ou plutôt pour des journalistes de plus en plus massivement sensibles à tous les dérivés du wokisme et du gauchisme) : les tampons et serviettes hygiéniques seraient désormais gratuits en Écosse, sous l’égide du gouvernement indépendantiste Ecossais.

Qu’en est-il en réalité ?

Effectivement, dès ce lundi, et dans le cadre de la « loi sur la précarité menstruelle », tampons et serviettes périodiques seront gratuitement disponibles en Écosse pour toutes les femmes (on ne sait pas si les Hommes se sentant Femmes auront le droit également de se servir). Pour le SNP au pouvoir en Ecosse et, comme son équivalent du Plaid Cymru gallois, particulièrement en pointe sur le wokisme (et l’immigrationnisme, cela va souvent de pair) il s’agit d’une mesure « fondamentale en terme d’égalité et de dignité ».

Une mesure en forme de première mondiale qui fait fantasmer notre petit monde médiatique, d’autant plus que la mesure sera suivie en Nouvelle-Zélande, et en Corée du Sud, tandis qu’en France, les établissements scolaires et universitaires ont légalement l’obligation de fournir des protections périodiques à ceux qui en demandent.

Mais contrairement à ce qu’affirme une certaine presse, tout cela n’est pas gratuit. A la fin, ce sont tous les contribuables qui payent. En Ecosse comme ailleurs. Via leurs impôts, via les charges, via les taxes diverses et variées qui ne cessent de se multiplier et/ou d’augmenter. En 2021 en France, le budget « pour lutter contre la précarité menstruelle » fût ainsi porté à 5 millions d’euros, pris dans la poche des contribuables.

Que ce soit les femmes, étudiantes ou non, ou les hommes, au final, chaque contribuable finance donc cet étatisme forcené, en Ecosse comme en France. Tout comme n’ont jamais été gratuites les distributions de préservatifs. Tout comme ne sont pas « gratuits » les évènements subventionnés sur fonds publics organisés ici et là en France durant cet été. Hormis l’air que nous respirons (et encore certains seraient bien capables de vouloir le privatiser un jour….) rien n’est « gratuit » dans notre monde, quoi qu’en disent certains utopistes. A la fin, il y a toujours quelqu’un qui sort son portefeuille.

Ces effets d’annonce, ces mesures très clientélistes (électoralistes), semblent surtout de plus en plus masquer la tiers mondisation galopante d’une partie de l’Occident. Un Occident dans lequel les « jeunes » n’ont plus les moyens de se payer une boîte de serviettes hygiéniques, ou de tampons, et à qui l’Etat, ou des associations financées par l’Etat mettent (un peu comme dans certains pays pauvres d’Afrique) ces produits à disposition. Quelle est la prochaine étape ? Des distributions de couches « gratuites » à la population ? Le retour des tickets de pain ?

Un beau futur en perspective….

Photo : DR
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2 réponses

  1. J’adore: »on ne sait pas si les Hommes se sentant Femmes auront le droit également de se servir »
    Et bien entendu, il faut bien que quelqu’un paye; donc le con tribuable…comme d’habitude.

Les commentaires sont fermés.

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