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Aux élections régionales de juin 2021, les écolos avaient obtenu six sièges au conseil régional de Bretagne. Leur groupe « Les Ecologistes de Bretagne (Ekologourien Breizh) » était formé par Claire Desmares-Poirrier, Julie Dupuy, Loïc Le Hir, Goulven Oillic, Ronan Pichon et Christine Prigent ; la première présidait le groupe.
Mais tout n’allait pas pour le mieux puisque mardi 18 octobre, dans un communiqué, trois annoncent quitter le groupe : Christine Prigent, Ronan Pichon et Goulven Oillic. Cette rupture est la conséquence « de prises de position parfois surprenantes de Claire Desmares en sa qualité de présidente du groupe Les Ecologistes de Bretagne, positions ou décisions souvent peu ou mal concertées avec nous » (Ouest-France, Bretagne, mercredi 19 octobre 2022). « Nous avions demandé, depuis début juillet, que le mode de fonctionnement du groupe au sein du conseil régional soit revu profondément. En vain. Nous avons décidé de tourner la page Claire Desmares pour sortir d’une stratégie frontale qui ne fait pas avancer la cause de l’écologie et enfin travailler conformément aux valeurs pour lesquelles nous nous battons », ajoutent-ils (Le Télégramme, Bretagne, mercredi 19 octobre 2022). Evidemment, Mme Desmares a raison de rappeler des « conflits d’intérêts » municipaux. C’est le cas de Ronan Pichon à Brest. Au premier tour des élections municipales de mars 2020, il dirige la liste « Brest Ecologie Solidarités « (4 831 voix, 15,74 %). N’arrivant qu’en troisième position, il fusionne avec la liste de François Cuillandre (PS), maire sortant, « Brest au cœur ! » (8 146 voix, 26,54 %). Ce qui lui permettra de figurer au second tour en troisième position sur la liste gagnante (François Cuillandre). Et de devenir adjoint au maire.
Autant dire qu’au conseil régional, dans ses prises de position et dans ses votes, il est contraint de se souvenir qu’il défend les intérêts de Brest. Il ne peut pas non plus jouer à l’opposant systématique car sa ville a besoin des subventions de la Région ; il faut donc faire preuve de « réalisme ». A coup sûr, Loïg Chesnais-Girard a rappelé ces vérités premières à François Cuillandre. Un dossier récent ne pouvait qu’opposer Claire Desmares et Ronan Pichon : la fermeture de la ligne aérienne Brest-Orly par Transavia (filiale d’Air France). Président de Brest métropole, François Cuillandre a évidemment condamné cette décision qui « va à l’encontre du Pacte d’accessibilité et de mobilité pour la Bretagne, signé en février 2019 par le Premier ministre et la Région Bretagne. Ce pacte consacrait l’aéroport de Brest comme ayant un rôle fondamental dans l’accessibilité du Finistère nord « (Le Télégramme, Brest, jeudi 8 septembre 2022).
Or, la position de Mme Desmares est claire. Elle préconise d’abord l’interdiction des jets privés : « Quand une solution en train en moins de 2 h 30 existe, on interdit les vols intérieurs. » (Le Télégramme, mercredi 24 août 2022). Elle a eu également l’occasion de s’attaquer à Jean-François Garrec, président de la Société Aéroport de Cornouaille, qui invitait les chefs d’entreprise à utiliser la liaison aérienne Quimper-Orly (Chalair) qui est menacée – « Je vous invite (…) à utiliser l’avion plus régulièrement lors de vos déplacements professionnels » (Le Télégramme, Bretagne, mercredi 21 septembre 2021). Lequel en prend pour son grade : « Bien sûr qu’il faut une bonne desserte ferroviaire pour la pointe finistérienne. Il faut se battre pour ça. Mais je dis que ce type de discours est irresponsable et climaticide. Cette position est contre la COP, contre les recommandations du Giec », souligne Mme Desmares (Le Télégramme, Bretagne, mercredi 21 septembre 2021).
On comprend que les élus, les responsables économiques et tous les « gens importants » de Brest détestent Claire Desmares qui veut les empêcher de prendre l’avion… Entre Cuillandre et Desmares, Ronan Pichon devait choisir… En attendant, les « dissidents » discutent avec les six élus du groupe « Breizh a-gleiz – autonomie, écologie, territoires » (Gael Briand, Nil Caouissin, Aziliz Gouez, Christian Guyonvarc’h, Ana Sohier, Valérie Tabart) « pour relancer une coopération active au sein du conseil régional » (Le Télégramme, Bretagne, mercredi : 19 octobre 2022).
Bernard Morvan
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2 réponses à “Région Bretagne. Il y a écolo et écolo…”
tous ces ecolos ringards me font hurler ! interdire des jets privés, ou les grands patrons s’en servent de bureaux pour les affaires, gagner du temps entre les rendez vous, ils oubient ces cretins que ce sont eux qui font vivre des milliers de travailleurs !! ! comme dans la parodie: » il n’est pas bon à rien, il est mauvais en tout » bande de C…!
Il n’est pas étonnant que certains élus de la liste de Claire Desmares-Poirier et non les moindres comme Ronan Pichon, excédés par ses prises de positions irréalistes, la quitte pour rejoindre d’autres groupes au Conseil Régional. Loïg Chesnais-Girard, qui s’y attendait sûrement et qui doit détester cordialement cette pauvre Claire, doit bien rigoler car il est finalement le grand gagnant de cette querelle dans le panier de crabes de l’écologie politique bretonne. Quoi qu’on en pense, on ne peut que constater que ce sacré Loïg a du ressort.
Pour ceux qui en doutaient encore, Claire Desmares-Poirier n’est que la principale représentante du wokisme et des bobos en Bretagne. Elle n’est pas bretonne, elle aurait mieux fait de rester chez elle et c’est bien dommage qu’elle ait choisi de migrer chez nous pour tenter d’y développer son idéologie hors-sol, d’une manière générale, néfaste pour les intérêts de la Bretagne et des Bretons. Un souhait qu’elle retourne d’où elle vient pour aller s’occuper de ses chers migrants comme elle le faisait auparavant dans la jungle de Calais.