Être inhumé aux côtés de son animal de compagnie ? Une liberté approuvée par 7 Français sur 10

Animal de compagnie

Actuellement, la loi française interdit d’être inhumé aux côtés des cendres de son animal de compagnie. Cependant, environ 7 Français sur 10 seraient favorables à cette possibilité.

Être inhumé avec son animal de compagnie : une idée pas tout à fait nouvelle…

Être enterré avec son animal de compagnie : une curieuse idée pour certains, une évidence pour d’autres. L’occasion de rappeler la découverte réalisée en 2019 en Angleterre d’une tombe à char remontant à la période 320-174 av. J.-C. Un rite funéraire propre au monde celtique. Outre les ossements du guerrier inhumé, des restes de chevaux accompagnant le char furent aussi mis à jour.

Cette perspective d’entrer dans la mort aux côtés d’un animal fétiche n’est donc pas une idée totalement nouvelle… Aussi, un sondage réalisé par l’IFOP à la demande du site d’informations animalières Woopets.fr a interrogé plus de  2 000 Français (dont plus de 1 000 possédant un ou des animaux de compagnie) sur la proposition de loi déposée le 8 février dernier par 27 députés, visant à autoriser toute personne en faisant la demande à être enterrée aux côtés des cendres de son animal de compagnie.

Si l’Allemagne, le Royaume-Uni ou encore la Suisse la permettent, cette pratique reste prohibée en France. Dans un pays qui compte plus de 7 millions de chiens et plus de 15 millions de chats pour ne citer qu’eux (source : FACCO/Kantar 2020), cette interdiction est considérée par nombre de leurs propriétaires comme une injustice et un non-respect des dernières volontés des défunts. D’autant que les animaux de compagnie sont perçus par une écrasante majorité de leurs propriétaires comme des membres à part entière de la famille.

Une majorité de français favorables

Quant aux résultats de l’enquête d’opinion, 68 % des Français sont favorables à ce que la possibilité soit légalement donnée à celles et ceux qui le souhaitent de partager leur dernière demeure avec les cendres de leur compagnon à quatre ou deux pattes.

Par ailleurs, si cette proportion de personnes favorables atteint 79 % chez les Français possédant un animal de compagnie, elle est également majoritaire (56 %) chez ceux étant non-propriétaires d’un animal.

À l’inverse, seules 12% des personnes interrogées se disent « très défavorables » à la mise en œuvre d’une telle mesure.

Par ailleurs, cette possibilité est davantage plébiscitée par les jeunes générations :8 Français sur 10 (80 %) âgés de moins de 35 ans y sont favorables quand à peine la moitié (52 %) des plus de 65 ans soutient la mise en place d’une telle loi.

Les catégories socio-professionnelles les moins aisées sont également celles qui soutiennent le plus fortement cette proposition de loi : les trois quarts (75 %) de ceux dont le revenu se situe entre 900 € et 1 300 € par mois approuvent cette idée contre 59 % de ceux qui gagnent plus de 2 500 €.

Sur l’échiquier politique, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et ceux de Marine Le Pen sont les plus en accord (75 %), suivis par ceux d’Éric Zemmour (68 %) et d’Emmanuel Macron (60 %). En revanche, les partisans d’une éventuelle loi de ce type sont minoritaires (42 %) chez les électeurs de Valérie Pécresse.

Des avis plus nuancés quant au passage à l’acte

S’ils sont près de 7 sur 10 à se dire favorables à une loi leur permettant de reposer aux côtés de leur animal, les propriétaires sont très partagés quant au fait de passer à l’acte. Les maîtres de chiens et les catégories socio-professionnelles les moins aisées sont légèrement majoritaires à être dans ce cas.

Dans le détail, 45 % des possesseurs d’animaux de compagnie envisageraient d’être inhumés à leurs côtés. C’est particulièrement vrai pour les 18-24 ans (63 % d’adhésion à cette éventualité). D’autre part, les détenteurs de chiens sont les plus nombreux à le dire (51 %) suivis par ceux de chats (47 %) et ceux d’autres animaux de compagnie (41 %).

Les propriétaires d’animaux de compagnie les plus aisés – plus de 2 500 € de revenus mensuels – sont les plus réticents : moins d’un tiers d’entre eux (30 %) partagerait ainsi sa dernière demeure avec les cendres d’un compagnon à quatre pattes, une proportion qui monte à 55 % chez les plus pauvres (- de 900 € par mois) de nos concitoyens.

Les habitants de la région parisienne sont plus nombreux (52 %) que les résidents de communes rurales (41 %) à envisager cette perspective.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Une réponse

  1. « Être enterré avec son animal de compagnie » ce n’est pas ce que l’on souhaite et de que l’on demande mais le contraire. Que notre animal soit enterré avec nous, dans la même sépulture.
    Moi, j’ai réglé le problème. L’administration du Père Lachaise m’ayant refusé l’ouverture de notre caveau pour y déposer les cendres de mon chien plutôt que d’attendre qu’une loi soit votée, j’ai agi. J’ai fait sauter le joint entre la pierre tombale et la stèle et grâce à cette ouverture j’ai fait glissé les cendres de mon chien dans le caveau familial où j’ai ma place. Les cendres de mon chien sont là et même si l’administration l’apprend… c’est trop tard. Je prendrai une prune? M’en fous!

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