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Le cancer du poumon est le 3e cancer le plus fréquent en France. Alors que l’incidence du cancer du poumon est globalement stable, voire diminue chez l’homme, l’évolution des cas de ce cancer dans la population féminine pose question. En effet, il progresse fortement chez la femme avec plus de 15 000 nouveaux cas par an.
Ce phénomène est en grande partie expliqué par l’augmentation ces dernières années, de la consommation de tabac chez les femmes. Dépisté de façon précoce, la mortalité de ce cancer pourrait être réduite. La ville de Rennes est l’une des quatre villes en France sélectionnée pour participer à l’étude Cascade pour évaluer le dépistage des cancers du poumon chez les femmes.
L’étude clinique CASCADE, à l’initiative du professeur Marie-Pierre REVEL de l’AP-HP, co-financée par le ministère de la Santé et des Solidarités et par l’Institut National du Cancer, est une étude de cohorte prospective sur 2400 femmes volontaires, âgées de 50 à 74 ans, pour étudier la faisabilité d’un dépistage du cancer du poumon par scanner faible dose.
Lancée en Mars 2022 à Paris, l’étude CASCADE s’est d’abord déployée à Rennes depuis juillet 2022, puis à Béthune et Grenoble. Pour la Bretagne, c’est le centre d’imagerie CIM Laënnec, adossé à la Polyclinique Saint-Laurent, qui a été choisi.
En quoi consiste l’étude Cascade ? La réponse du Dr Virginie ANTOINE, radiologue du CIM Laënnec qui participe à l’étude Cascade
« Au sein du centre d’imagerie CIM Laënnec de Rennes, 3 médecins radiologues ont été préalablement formés au dépistage du cancer du poumon et au logiciel d’Intelligence Artificielle. En effet, plusieurs études ont démontré que la réalisation d’un scanner thoracique à faible dose chez les fumeurs âgés de 50 ans et plus permet la détection de tumeurs pulmonaires débutantes et réduit le risque de décès par cancer du poumon. Avant de pouvoir mettre en place des campagnes de dépistage, il est important de déterminer au préalable les modalités de lecture des scanners : faut-il organiser une double lecture par expert ? Quel rôle peut jouer l’intelligence artificielle dans la détection des anomalies ? L’étude Cascade a pour objectif principal de répondre à ces questions mais l’originalité de cette étude est qu’elle permettra également de dépister d’autres pathologies liées ou favorisées par le tabac, comme la détection d’un emphysème (destruction silencieuse du poumon), de calcifications coronariennes (facteur prédictif d’infarctus du myocarde) ou d’une ostéoporose. L’étude Cascade évaluera aussi l’impact psychologique que représente l’adhésion à un dépistage organisé, grâce à une échelle d’anxiété que les patientes devront remplir. »
Au centre d’imagerie CIM Laënnec de Rennes, 3 médecins radiologues – les Docteurs ANTOINE, ROUSSET et VERNET – participent à l’étude Cascade. Copyright @CIM_Laennec
On recherche 2400 femmes pour participer à l’étude Cascade. Pourquoi les femmes en particulier ? La réponse du Dr Virginie ANTOINE
« En France, il existe un dépistage organisé contre le cancer du sein, contre le cancer colo-rectal mais rien contre le cancer du poumon qui est pourtant la première cause de mortalité par cancer avec 31000 décès par an ! L’épidémiologie de ce cancer chez la femme est particulièrement inquiétante. L’incidence du cancer du poumon chez la femme ne cesse d’augmenter (+ 5% par an depuis 2010). En 2010, 16 % des malades atteints d’un cancer du poumon étaient des femmes ; en 2020, elles représentent 34,6 % des malades. Il est vraisemblable qu’aujourd’hui les Françaises meurent autant voire davantage de cancer du poumon que du cancer du sein. On est passé d’une maladie qui n’existait pas chez les femmes avant 1970 à leur première cause de décès par cancer !
Par ailleurs, il faut savoir qu’à tabagisme égal, les femmes ont un risque 1,7 fois plus important de développer un cancer du poumon que les hommes. »
Scanner basse dose : quels sont les avantages de la technique employée ?
A Rennes, comme dans les trois autres centres sélectionnés, le protocole d’examen est strictement identique. Le scanner est réalisé sans aucune préparation au préalable, sans injection de produit de contraste et à faible dose de rayons. C’est le seul examen permettant d’établir rapidement un bilan de santé très pertinent d’un patient fumeur. Aujourd’hui, la puissance des supercalculateurs permet de développer des logiciels d’analyse d’image, basés sur le deep learning, c’est-à-dire des logiciels qui ont appris, à partir de milliers d’images annotées par des experts, à caractériser et quantifier automatiquement l’anatomie normale des organes et leurs anomalies. Ainsi, ces logiciels d’intelligence artificielle sont capables de détecter des tumeurs pulmonaires à un stade très précoce.
A partir d’un simple scanner thoracique, le radiologue, aidé de l’intelligence artificielle, pourra détecter un cancer débutant. Il aura également accès à un nombre considérable d’indicateurs permettant par exemple d’identifier d’autres conséquences du tabagisme telles que les maladies coronariennes (calcification des artères coronaires, facteur de risque d’un infarctus du myocarde ), l’emphysème ou l’ostéoporose.
Fumeuses / anciennes fumeuses : comment participer à l’étude Cascade ?
Pour participer à l’étude Cascade, il faut être une femme âgée de 50 à 74 ans, avoir fumé au moins 20 paquets-années (le calcul sera fait par le pneumologue) et/ou avoir arrêté depuis moins de 15 ans.
Il faut être affiliée à la sécurité sociale. Les femmes ayant un antécédent de cancer du poumon ou un cancer extra pulmonaire encore en évolution ne peuvent pas participer.
Cette étude est non rémunérée mais « consultations et scanners sont gratuits ».
Après une pré-sélection téléphonique et une information sur les modalités de l’étude, ses bénéfices et inconvénients, une visite d’inclusion sera organisée auprès d’un des trois pneumologues de la polyclinique Saint Laurent formés à cette étude, les docteurs LURAINE, PRIGENT et LOTHE CARTIER. Cette visite permettra de faire le point sur les antécédents médicaux, d’évaluer la condition respiratoire et les différents facteurs de risques ainsi que le degré de dépendance tabagique avec une aide au sevrage tabagique systématiquement proposée. Les femmes ont bien sûr le choix de l’accepter ou non.
Un premier scanner faiblement irradiant sera effectué au sein du CIM Laënnec, puis deux autres scanners seront effectués à +12 et + 24 mois.
Pour un premier contact : appelez le 06 15 06 58 35 du lundi au vendredi de 9 h à 17 h, ou par mail sur [email protected]
Crédit photo : CIM Laennec
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Une réponse à “Les rennaises invitées à participer à une étude inédite pour dépister le cancer du poumon chez les femmes”
PAS LU mais enfin çà suffit messieurs les scientifiques vous véhiculez des PEURS de toutes les façons nous sommes TOUS MORTELS !!! a vous de choisir votre route !!!!
surtout n’oubliez pas de REMERCIER celui qui vous donne votre journée
AMITIES