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La présence policière numériquement plus importante depuis la rentrée de septembre a fait baisser les yeux des délinquants et réduit un peu les atteintes à l’ordre public, mais visiblement pas assez. Dans le centre-ville de Nantes, plusieurs agressions violentes ont eu lieu, y compris dans les bars, ces derniers jours.
Dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 novembre, vers 2 h et demie du matin, une voiture roule à fond dans la rue saint Vincent et frôle un piéton – ce dernier fait signe au conducteur de ralentir et se fait passer à tabac illico par le conducteur et ses trois passagers, des nazairiens, âgés entre 18 et 21 ans, qui ont fini la nuit au trou – ils ont été interpellés à 2h55. Le premier conduisait, fin saoul.
Un peu plus tôt ce samedi 19 novembre, rue des Trois Croissants dans le haut du Bouffay, un homme entre dans un bar et commence à boire les consommations des clients, puis les agresse – le barman et une autre employée s’interposent et reçoivent des coups.
Avec l’aide de clients et de patrons d’établissements voisins, l’intrus est maîtrisé au sol, mais parvient à s’échapper – il agresse dans un second bar, au coin du cours des Cinquante Otages, un gérant d’établissement qu’il mord au coude. Rond comme un boulon, l’agresseur est interpellé à 22h35 et finit en salle de dégrisement. Le dimanche au petit matin, l’agresseur – qui a un travail et un domicile fixe – déclare ne plus se souvenir de rien, sinon qu’il a consommé de l’alcool et de la cocaïne.
D’autres agresseurs en réunion – âgés de 18, 19 et 20 ans, inconnus de la justice – ont été jugés ce 17 novembre pour une dizaine de faits d’extorsion et de vols avec violence, du 10 juin au 5 août dernier, commis principalement en bande avec l’aide de deux adolescents de 15 ans qui seront jugés l’année prochaine, et ce à Saint-Joseph de Porterie, chez eux, et les communes voisines.
Ils s’attaquaient principalement à des adolescents qu’ils dépouillaient de leurs vêtements et chaussures de marque, et de leurs smartphones – et ont tenté un cambriolage le 5 août dernier, où ils ont agressé les propriétaires. Le chef de bande a été condamné à cinq ans dont un an et demi ferme, avec maintien en détention, et les autres à trois ans dont un ferme et deux ans dont quatre mois ferme.
Par ailleurs suite à de gros problèmes d’ordre public – notamment des regroupements de personnes alcoolisées et des agressions – la maire de Nantes s’est finalement résolue à fermer la nuit deux des jardins publics ouverts 24h/24 cet été à cause de la canicule – le jardin Say derrière le nouvel ilot construit à la place des Salons Mauduit rue Désiré Colombe et le parc des Capucins situé rue Noire – certains bâtiments récemment construits près de la rue Russeil donnent directement dessus.
Louis Moulin
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