Claudiu Târziu (Roumanie) : « Plaidoyer pour la défense de la normalité »

Les 12 et 13 novembre 2022, une conférence internationale s’est déroulée à Bucarest en Roumanie sur le thème « Cette Europe en laquelle nous croyons ». Des députés nationaux et européens, ainsi que des influenceurs venus de différents pays, y ont participé. Les partis politiques suivants y ont été représentés : AUR (Roumanie), Droit et Justice (Pologne), Frères d’Italie, Chega (Portugal), les (Vrais) Finlandais, Dveri (Serbie), Vlaams Belang (Flandre-Belgique) et Likoud (Israël). Nicolas Bay de Reconquête (France) a adressé un message vidéo. Notre partenaire d’El Correo de Espana Álvaro Peñas, ainsi que Francesco Giubilei (Italie), président de la fondation Tatarella et de Nazione Futura, y étaient également présents.

Les organisateurs de l’événement estiment qu’il est crucial de travailler ensemble et de développer un partenariat durable pour assurer l’existence et le développement d’un bloc conservateur et patriotique fort à travers l’Europe.

Face au risque que représente le totalitarisme néo-marxiste promu avec force par l’Union Européenne, ils estiment que le projet européen doit être ramené sur les rails, c’est-à-dire vers ses racines et ses fondements.

Voici le discours, intitulé « Pour la défense de la normalité », prononcé par le coprésident du parti roumain AUR Claudiu Târziu à cette occasion : 

L’Europe se trouve aujourd’hui dans une phase de dégénérescence – aussi bien physiquement que, surtout, moralement. Son déclin a de nombreuses causes, bien sûr, mais une seule grande : l’idéologie néo-marxiste.

Cette dernière, née en Europe au siècle dernier, s’est réfugiée aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, développée dans les universités et les institutions publiques, puis a été réexportée, avec tout son arsenal, en Europe, et a, aujourd’hui, atteint son potentiel maximum.

La gauche mondiale et mondialiste agit seulement sous l’impulsion de la pensée néo-marxiste.

Le néo-marxisme, ou marxisme culturel, est également à l’origine des politiques destructrices de Bruxelles.

Le néo-marxisme vise à démolir le « vieux monde », le monde normal, fondé sur des valeurs pérennes, tel que nous le connaissons.

Et pour atteindre son objectif, le néo-marxisme frappe les piliers de la résistance : la famille, la nation, la foi religieuse et la liberté.

Dans cet effort de destruction, le néo-marxisme utilise le plus souvent les minorités : ethniques, culturelles, raciales, sexuelles…

Ce n’est pas pour elles qu’il impose une discrimination positive à leur égard, mais par haine du « vieux monde » avec ses traditions, ses mœurs et ses mentalités.

Dans l’arsenal du néo-marxisme se trouvent : 

– la dissolution de l’identité nationale,

– l’annulation de la souveraineté des États,

– l’idéologie du genre,

– la destruction de l’effigie des héros et des saints,

– l’invocation d’un égalitarisme utopique pour ouvrir de conflits entre différentes catégories sociales,

– la culpabilisation de la majorité européenne, qui est blanche, chrétienne et hétérosexuelle, précisément pour ce qu’elle est : blanche, chrétienne et hétérosexuelle.

En manipulant le langage et en dictant des interdictions dont la violation est sévèrement punie, le néo-marxisme retourne la normalité et la condamne en tant que réactionnaire, raciste, extrémiste, discriminatoire et, à la limite, inhumaine.

En fait, le néo-marxisme est extrémiste et inhumain ! 

Parce que :

– Sous le prétexte de défendre la liberté, le néo-marxisme apporte la mort : avortement, euthanasie, eugénisme. Il pratique une politique de la mort !

– Sous le prétexte de défendre la vie, le néo-marxisme est liberticide. Cela a été particulièrement visible dans les années de la soi-disant lutte contre la pandémie : 2020 et 2021.

– Sous le prétexte de préserver un environnement propre, elle démantèle des industries, appauvrit des pays entiers, provoque d’énormes déséquilibres dans l’économie mondiale et met en danger la vie de millions de personnes.

– Sous couvert d’aide humanitaire, elle crée d’énormes problèmes sociaux, dont certains deviennent chroniques ou potentiellement explosifs – comme la vague de migrants illégaux.

– Sous le prétexte de protéger les minorités sexuelles, elle pervertit et minimise l’idée de la famille et intervient brutalement dans les rituels religieux, dont elle se moque.

En bref, au lieu de la normalité – qui est l’expression d’un mode de vie éprouvé depuis des centaines, des milliers d’années – le totalitarisme néo-marxiste nous promet une « nouvelle normalité » qui préfigure un « nouveau monde ». 

Une « nouvelle normalité » dans laquelle l’individu est dépouillé de sa spécificité et de sa liberté et devient un simple numéro dans une foule sans horizon et : 

– sans Dieu au-dessus de lui,

– sans famille autour de lui,

– sans aucun devoir envers les ancêtres et les générations à venir,

– sans aucun respect pour les institutions qui régissaient nos vies : école, Église, armée.

Une « nouvelle normalité » dans laquelle le sentiment dominant est la peur :

– La peur des sanctions pour « politiquement incorrect » – c’est-à-dire pour avoir enfreint les dictats idéologiques.

– La peur d’être exclu des rangs des désirables.

– La peur de la mort sociale ou physique.

Une « nouvelle normalité » dans laquelle l’opposition à ceux qui sont au pouvoir est interdite.

Le néo-marxisme vise à installer une dictature sur le vieux continent. Une dictature surnommée la « nouvelle normalité ». 

Les conservateurs sont les plus conscients du danger du néo-marxisme, qui menace également l’Europe en s’insinuant à la tête de certains pays et au sommet de l’Union européenne.

Seuls les conservateurs n’ont pas abandonné les anciennes valeurs de leur peuple et perdu le contact avec la réalité objective.

Ils sont aujourd’hui dans la situation de défendre la normalité et, le cas échéant, de la rétablir.

Nous, les conservateurs européens, sommes les anticorps contre la maladie appelée néo-marxisme.

Le renouveau du mouvement conservateur en Europe est dû au fort instinct de conservation des populations.

Une révolution conservatrice, au sens d’un retour à la normale, est en cours depuis des années en Pologne, en Hongrie et dans d’autres pays européens.

Récemment, cette révolution conservatrice a également remporté des victoires historiques en Italie et en Suède.

Elle gagnera sans aucun doute en Roumanie en 2024.

En travaillant ensemble, en tant que conservateurs européens, nous pouvons gagner dans toute l’Europe.

C’est pourquoi, il est très important d’apprendre à se connaître, de débattre, d’harmoniser nos visions – car, comme nous le savons, le conservatisme a des principes généraux, mais aussi des spécificités nationales – ,de fixer des objectifs communs et de les poursuivre à travers un plan d’action.

Notre réunion d’aujourd’hui est une étape sur cette route. Et je vous remercie d’avoir rendu cela possible par votre présence.

Que Dieu nous aide !

Claudiu Târziu

Crédit photo : DR

[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

4 réponses

  1. Enfin une conférence internationale qui a le courage de vouloir défendre les identités culturelles, historiques, sociales de chaque pays contre le wokisme destructeur de l’UE et l’ultra gauche…..heureusement que EZ était là pour représenter la France, nos politiques préférant siéger à la COP 27 qui n’a obtenu aucun résultat significatif sue les enjeux climatiques.

  2. Si les peuples s’allient contre la DOXA néo marxistes et son fascisme intellectuel..et ses conséquences d’appauvrissement généralisé, il y a peut etre un espoir.

  3. L’AUR nous communique :

    Roumanie : création de l’Institut conservateur Mihai Eminescu.

    La fondation récente à Bucarest d’un institut conservateur est l’une des meilleures nouvelles de la fin d’année en Europe de l’Est. Elle a été annoncée lors de la conférence internationale intitulée « Cette Europe à laquelle nous croyons », qui s’est tenue dans la capitale roumaine les 12 et 13 novembre 2022.
    L’Institut conservateur d’études politiques Mihai Eminescu, qui porte le nom du plus grand poète et de l’un des hommes de culture les plus brillants de l’histoire de la Roumanie, a été fondé par le parti Alliance pour l’Union des Roumains (AUR). L’AUR est la seule force patriotique-conservatrice au Parlement roumain, avec, au total, 39 sénateurs et députés.

    Cet institut a été créé grâce à une loi roumaine qui permet aux partis parlementaires de fonder des instituts d’étude ayant le statut de fondation d’utilité publique.

    L’institut vise à étudier et à promouvoir les principes fondamentaux de la doctrine conservatrice et à former une nouvelle élite politique. L’activité de l’Institut sera basée sur les valeurs que le parti AUR a également adoptées : la famille, essence de la nation et base de toute société saine et viable ; la nation ; la foi chrétienne comme fondement de la civilisation européenne et la liberté, essentielle pour l’affirmation et le développement de l’homme.

    Selon certaines sources, l’Institut a entamé une vaste activité qui deviendra bientôt publique : des livres et des publications, le développement de contacts avec des organisations et institutions similaires dans le monde entier, avec des penseurs et des intellectuels conservateurs.

    À la tête de l’Institut se trouve le sénateur Claudiu Târziu, chef de file des élus de l’AUR au Sénat roumain, journaliste et figure représentative de la droite chrétienne et nationale.

  4. Roumanie : création de l’Institut conservateur Mihai Eminescu.

    L’AUR nous communique :

    La fondation récente à Bucarest d’un institut conservateur est l’une des meilleures nouvelles de la fin d’année en Europe de l’Est. Elle a été annoncée lors de la conférence internationale intitulée « Cette Europe à laquelle nous croyons », qui s’est tenue dans la capitale roumaine les 12 et 13 novembre 2022.

    L’Institut conservateur d’études politiques Mihai Eminescu, qui porte le nom du plus grand poète et de l’un des hommes de culture les plus brillants de l’histoire de la Roumanie, a été fondé par le parti Alliance pour l’Union des Roumains (AUR). L’AUR est la seule force patriotique-conservatrice au Parlement roumain, avec, au total, 39 sénateurs et députés.

    Cet institut a été créé grâce à une loi roumaine qui permet aux partis parlementaires de fonder des instituts d’étude ayant le statut de fondation d’utilité publique. L’institut vise à étudier et à promouvoir les principes fondamentaux de la doctrine conservatrice et à former une nouvelle élite politique. L’activité de l’Institut sera basée sur les valeurs que le parti AUR a également adoptées : la famille, essence de la nation et base de toute société saine et viable ; la nation ; la foi chrétienne comme fondement de la civilisation européenne et la liberté, essentielle pour l’affirmation et le développement de l’homme.

    L’Institut a entamé une vaste activité qui deviendra bientôt publique : des livres et des publications, le développement de contacts avec des organisations et institutions similaires dans le monde entier, avec des penseurs et des intellectuels conservateurs. À la tête de l’Institut se trouve le sénateur Claudiu Târziu, chef de file des élus de l’AUR au Sénat roumain, journaliste et figure représentative de la droite chrétienne et nationale.

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