Nantes : Un chercheur récompensé pour ses travaux sur les soins des arthroses des genoux ou des disques intervertébraux

La Fondation pour la Recherche Médicale, institut reconnu d’utilité publique, soutient depuis plus de 75 ans la recherche médicale et remet chaque année des prix aux personnalités du monde scientifique. A Nantes, M.Jérôme Guicheux, qui dirige le laboratoire Médecine régénératrice et squelette (RMeS) et Directeur de recherche à l’Inserm, recevra le 29 novembre un prix pour sa contribution exceptionnelle au progrès de la connaissance scientifique dans le domaine médical.

Ce prix sera décerné au chercheur Nantais pour son projet de recherche concernant la médecine régénératrice pour les articulations comme les arthroses des genoux ou des disques intervertébraux. Il travaille à la fois sur des systèmes destinés à délivrer les médicaments directement dans les articulations et sur le développement de thérapies régénératrices à base de cellules. En utilisant la combinaison des biomatériaux, de l’ingénierie tissulaire et de la thérapie cellulaire au laboratoire RMeS,

Ce Prix, d’un montant de 20 000 €, provient d’un don de Louise Guillaumat. Il est destiné à soutenir des travaux de recherche bio-médicale sur les maladies ostéoarticulaires.

Directeur de recherche à l’Inserm, Jérôme Guicheux dirige le laboratoire Médecine régénératrice et squelette (RMeS), à Nantes. Il y poursuit ses recherches à la tête de l’équipe « Régénération et physiopathologie des articulations ». Sa thématique est dédiée au développement, au vieillissement et à la régénération des tissus articulaires, ainsi qu’au devenir des cellules souches durant le développement embryonnaire et la croissance de ces tissus. Le chercheur s’intéresse notamment aux maladies inflammatoires et dégénératives des articulations, comme les arthroses des genoux ou des disques intervertébraux – les « amortisseurs » situés entre les vertèbres.

De la recherche fondamentale à la recherche clinique, son équipe réunit des biologistes, des chimistes et des cliniciens de divers horizons (chirurgiens vétérinaires, rhumatologues, orthopédistes, etc.) pour trouver des solutions thérapeutiques innovantes. Depuis plusieurs années, Jérôme Guicheux travaille à la fois sur des systèmes destinés à délivrer les médicaments directement dans les articulations et sur le développement de thérapies régénératrices à base de cellules. Il a ainsi contribué à montrer l’intérêt des cellules souches et des biomatériaux pour la régénération des tissus articulaires. Son équipe développe en particulier des approches basées sur l’administration de cellules souches à l’aide de gels biomimétiques injectables pour régénérer les disques intervertébraux.

Ceux-ci en effet se déshydratent avec l’âge et perdent leur élasticité, entraînant la compression des nerfs partant de la colonne vertébrale et l’apparition de douleurs. Il est l’auteur de 9 brevets dans ce domaine. En utilisant la combinaison des biomatériaux, de l’ingénierie tissulaire et de la thérapie cellulaire, Jérôme Guicheux veut relever l’ambitieux défi de régénérer nos articulations.

Crédit photo : DR

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4 réponses

  1. La régénération des cartilages a toujours été un rêve des chercheurs et certaines injections d’acide hyaluronique soulageaient et retardaient un peu les effets du vieillissement des tissus. On pratique aussi des piqûres de PRP ( plasma riche en plaquettes ) sur les tendons abîmés avec un excellent résultat.
    Pour les disques intervertébraux, on pourrait donc éviter certaines hernies discales en intervenant au début du problème ?
    Bravo à nos chercheurs français récompensés par ces 20.000 € ( le centième du salaire d’un footballeur ! )

  2. Injecter des médicaments et autres substances bénéfiques en laissant perdurer la dysharmonie articulaire c’est commencer par la fin. Le regretté Raymond SOHIER, mathématicien de formation, a mis au point des manoeuvres extrêmement « subtiles » – quasiment les « mains dans la crème » – de normalisation articulaire à tous les niveaux et je crois que son fils médecin et enseignant à l’école de kinési de La LOUVIERE (Belgique) continue de faire connaître sa technique. Vieux kiné de 88 ans ayant jadis suivi tous ses stages et admiratif pour sa vision non conformiste des dysharmoines articulaires je ne puis que déplorer l’oubli dans lequel c’est tombé en France.

  3. Sohier suite et fin. Pourquoi est-ce oublié si c’est tellement efficace ? Parce que nous sommes friands de nouveautés : c’est valable pour la « nouvelle méthode  » de drainage lymphatique où l’on n’oublie que les vaisseaux lyphatiques « collapsent » sous une pression infime et que hardi petit on exerce des pressions contre-indiquées. Expérience perso où j’entends me dire « J’te fais mal ? C’est pour ton bien ! » Voilà la nouvelle mode !

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