Holodomor, la grande famine ukrainienne. Un film au cinéma le 22 février 2023

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Le 22 février 2023 sortira le film Holodomor, la grande famine ukrainienne signé George Mendeluk et qui revient sur un épisode dramatique de l’histoire européenne du 20ème siècle, dans une Ukraine tombée sous le joug communiste et ses conséquences, déjà évoquées au cinéma par l’excellent film L’ombre de Staline.

Synopsis : Une évocation de la période dite de l’Holodomor, la grande famine qui a eu lieu en Ukraine en 1932 et 1933 et qui a fait plusieurs millions de morts. La vie d’un jeune homme est changée à jamais quand l’armée de Staline envahit l’Ukraine lors de cette période.

Le film complètera la lecture du livre de Philippe et Anne-Marie Naumiak, enfants d’un survivant du Holodomor qui a vécu en France pendant plus d’un demi-siècle, qui avaient fait le choix de témoigner pour l’Histoire : « Notre démarche n’est pas une quête de racines que nous n’avons, du reste, jamais oubliées. C’est un retour que nous savions inévitable aux sources d’une tragédie familiale, politique, mémorielle, nationale et religieuse dont nous sommes les témoins et les héritiers. » Après avoir retracé l’itinéraire de leur famille, ils livrent au lecteur des récits authentiques, recueillis en Ukraine, dans lesquels les derniers témoins du Holodomor racontent l’horreur – inimaginable, indicible, absolue – qu’ils ont connue.

Le terme Holodomor (ukrainien : Голодомо́р, littéralement « famine ») désigne la grande famine qui eut lieu en RSS d’Ukraine et dans le Kouban (RSFS de Russie), en URSS, en 1932 et 1933, et qui fit, selon les estimations des historiens, entre 2,6 et 5 millions de morts. L’événement se produisit dans le contexte plus général des famines soviétiques de 1931-1933 et fit un nombre particulièrement élevé de victimes.

Depuis l’ouverture des archives soviétiques après la dislocation de l’URSS en 1991, la négation de la famine a cessé, mais son ampleur et le caractère intentionnel de cette famine sont contestés. Bien avant que le nom de « Holodomor » ne soit forgé, la famine avait été décrite, dès 1935, par Boris Souvarine, et faisait partie de la mémoire collective mais clandestine des populations concernées (seules les publications dissidentes, les samizdats, l’évoquaient par écrit). Quarante ans plus tard, elle est à nouveau révélée par la publication de L’Archipel du Goulag d’Alexandre Soljenitsyne.

Au début du xxie siècle, la responsabilité des autorités soviétiques dans la genèse et l’ampleur de la famine (à travers la collectivisation, les campagnes de « dékoulakisation », les réquisitions excessives de denrées alimentaires auprès des paysans et les limitations aux déplacements imposées en pleine famine) est généralement reconnue.

Fin 2006, l’Ukraine indépendante qualifie officiellement le Holodomor de génocide, qualification reconnue par un certain nombre de pays dont les États-Unis, mais le caractère génocidaire de cette famine est contesté par le Kazakhstan et la Russie.  Le Parlement européen a reconnu en 2008 le Holodomor comme un crime contre l’humanité, jugeant qu’il s’agissait d’une famine provoquée et d’un « crime contre le peuple ukrainien et contre l’humanité », et le qualifie de génocide en 2022.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2023, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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11 réponses à “Holodomor, la grande famine ukrainienne. Un film au cinéma le 22 février 2023”

  1. Bisalli dit :

    Selon certains c’est de la Pure propagande américaine diffuser au début des années 80., Diviser pour mieux reigner la spécialité des « zentils américains ».

    • Wiilputte dit :

      Je pense qu’avant de vous aventurer dans une critique aussi acerbe, vous pourriez reconnaître de part l’accent des acteurs, qu’ils parlent anglais et non américains… La guerre en Ukraine a attiré le regard vers ce pays de l’est qui a souffert d’un énorme génocide, l’Holodomor, qui fit des millions de morts. Je fais partie d’une association française que vous pouvez retrouver sur FaceBook Pour l’Ukraine, leur Liberté et la Nôtre. Vous y trouverez un texte écrit par plusieurs professeurs universitaires en histoire sur ce fait historique. J’espère que ce film vous sensibilisera à l’atrocité qu’à déjà vécue les ukrainiens, en n’oubliant pas non plus la Shoah qui fit aussi des milliers de morts. Merci de vous intéresser à l’histoire de ce pays martyr.

  2. Cougar dit :

    On était moins friand de ce genre de qualificatif et de souvenirs lorsque la Russie s’appelait Union des républiques Socialistes Soviétiques!!!

  3. Francis Dufresne dit :

    j’ai vu un film anglais qui raconte l’enquête d’un jeune journaliste en URSS sur cette famine et la fin est édifiante : pas de publication et accident mortel car le monde anglo-saxon vendait des machines-outils contre du blé (Si non è vero, è bene trovato)

    Le fait que ce film sort en ce moment est normal à quoi sert Hollywood

    comme toujours les marxistes passeront à travers les gouttes salauds de russkoffs si le blé était moissonné en Sibérie cela aurait les sibériens qu’auraient fait les frais du merveilleux système

  4. Louis A F v Wetzler dit :

    Le Genocide a été genérale pas seulement en Ukraine, mais dans toute la Russie Soviétique aussi. D’accord aux archives de l’Etat Russe ánciens archives de la KGB et l’Etat Soviétique les gens qui on été massacrés de Lénine à Staline sont plus de 40 million de personnes qui on été tués par le Communisme. Il faut lire à Hélène Carrère d’Encausse de l’Academie Française, le professeur à Oxford Nicolas Tostoï, Alexandre Sozhenytsine, l’ex general de la KGB Vladimir Volkoganov, le journalist Serge Schmemann Prix Pulitzer, “Former People” the destruction of the Russian elites by Professor Douglas Smith comme tout l’oeuvre de Solzhenytsine. La terreur rouge a été pire que la terreur de l’autre état totalitaire le Nazi de Hitler. L’Occident a refusé pendant 70 ans de reconnaitre le genocide communiste par l’immense influence des intelectuels pro Sovietiques comme Jean Paul Sartre, Simone de Beauvoir, George B Shaw, Hemingway, Neruda, etc, etc. Mais après la chute de l’URSS, a été impossible à cacher la verité sur les crimes du Communisme dans tout le monde

  5. Dominique dit :

    La bande annonce révèle que ce film est une véritable intox américaine contre la Russie d’aujourd’hui.

    Est il produit par Hollywood ?

    Cette famine fut une famine parmi celles qui ravagèrent l’URSS, le résultat de l’incurie du régime communiste qui détruisit les structures agricoles de la Russie, et non la volonté d’exterminer des populations, pour cela les Soviets avaient des cartouches et le goulag.

  6. Philippe NAUMIAK dit :

    Merci de me citer en référence !
    Philippe Naumiak – mère malouine et père ukrainien.

  7. Brun dit :

    Comment est il possible qu’il subsiste des gens pour déclarer que ce crime contre l’humanité avéré ne soit somme toute pas grand chose et qu’un film qui lui est consacré n’est que de la propagande américaine ?

    • Erwan Berric dit :

      @Brun, cela fait partie des bizarreries de ce site infesté par des trolls anti US et pro URSS.

    • Wilputte dit :

      Entièrement d’accord avec vous. Je fait partie d’une association que vous retrouverez sur FaceBook @Pour l’Ukraine, leur Liberté et la Nôtre. Nous avons édité un article écrit par plusieurs professeurs d’université en Histoire sur l’Holodomor, fait avéré et génocidaire. Si vous voulez plus de renseignements, n’hésitez pas à visiter notre page. Nous avons aussi donné un dossier de 86 éléments (pour génocide, par enlèvement d’enfants de manière délibérée, russification de ces derniers et adoption à la hâte) à la CPI par l’intermédiaire de l’avocat Maître Daoud, spécialiste en droit international. Merci pour votre réaction!

  8. Nicolas CUZIN dit :

    On voit de la graine de négationnistes dans certains commentaires. Raphaël LEMKIN lui-même ( le Père de la convention de 1948 ) a qualifié cette famine artificielle de génocide, dès 1953. Y a-t-il parmi les commentateurs de meilleurs spécialistes que lui ?

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