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Pour lutter contre l’immigration clandestine, la Grèce a récemment annoncé le début des travaux visant à doubler la longueur de la clôture métallique de 5 m de haut le long de sa frontière avec la Turquie dans la région de l’Evros. Une zone où les autorités ont empêché 260 000 migrants illégaux d’entrer dans le pays en 2022.
Barrière « anti-migrants » : la Grèce prolonge l’effort
La Grèce poursuit le durcissement de sa politique concernant l’immigration illégale et la protection de ses frontières (et, par conséquent, celles de l’espace Schengen). Et le fait savoir !
À l’occasion d’une visite sur le sol grec samedi 21 janvier d’émissaires de l’UE, de la Suisse et du Royaume-Uni, le ministre grec de la Protection du citoyen Tákis Theodorikákos a en effet indiqué que l’actuelle clôture métallique de 5 m de haut disposée sur 37,5 km le long de la frontière avec la Turquie pourrait être prolongée sur 35 km supplémentaires afin de protéger davantage le pays ainsi que l’UE des assauts des migrants clandestins dans une région très prisée par ces derniers.
Cette déclaration d’extension du mur de clôture à la frontière nord-est de la Grèce avec la Turquie a été signée jeudi 12 janvier par Tákis Theodorikákos. Le projet prévoit ainsi la construction d’une barrière métallique dans la zone allant de Psathades Didymoteicho à Kornofolia Soufli.
Pour justifier cette prolongation, un communiqué du ministère grec de la Protection du citoyen a souligné que les suites de l’« instrumentalisation » de la question migratoire par la Turquie ont entraîné une augmentation des flux migratoires le long des frontières terrestres du pays, « avec des conséquences imprévisibles pour l’ordre et la sécurité publics ».
À noter que ces près de 200 km de frontières terrestres entre la Grèce et la Turquie sont tracés par une frontière naturelle, à savoir le fleuve Evros, qui se jette dans la mer Égée. À terme, les autorités grecques envisagent d’étendre cette clôture métallique sur une distance de 140 km.

Source : CFRP (centre français de recherche et analyse des politiques internationales)
La Grèce sollicite l’aide des Européens
Sur le plan financier, cette prolongation de 35 km de l’actuelle clôture coûtera environ 100 millions d’euros et sera financée par l’État grec.
Lors de la rencontre du 21 janvier qui a notamment conduit les émissaires européens à visiter le chantier dans la ville d’Alexandroupoli, dans le nord-est de la Grèce, Tákis Theodorikákos a déclaré que « cette tâche [de protection des frontières, NDLR] nécessite le soutien du public européen, de l’Union européenne elle-même et de ses membres constitutifs à titre individuel », le ministre ajoutant qu’Athènes était « fermement convaincue que les États membres de premier accueil ne peuvent pas être la seule destination européenne des migrants ».
« Il doit y avoir une solidarité entre les États membres et un partage équitable des tâches », a-t-il expliqué. En conséquence, il estime qu’une « coordination étroite » est « indispensable ». Pour sa part, Frontex (l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes) va contribuer à l’effort en augmentant ses effectifs en Grèce : 400 gardes-frontières supplémentaires viendront s’ajouter aux 1 800 membres actuels, 250 devant prendre leurs fonctions dès le mois de février 2023.
260 000 clandestins stoppés à la frontière en 2022
Cette nécessité de renforcer les dispositifs de protection des frontières dans la région de l’Evros est confirmée par les chiffres officiels. Tákis Theodorikákos a ainsi indiqué qu’en 2022, les autorités grecques avaient empêché 260 000 clandestins d’entrer dans le pays, tandis qu’environ 1 500 trafiquants d’êtres humains ont été arrêtés.
Et cette « menace » reste « active » selon le ministre grec de la Protection du citoyen, qui a déclaré qu’environ 400 migrants tenteraient chaque jour d’entrer illégalement en Grèce et donc dans l’UE depuis la Turquie. Mais ils sont heureusement contenus par les gardes-frontières grecs et les dispositifs de protection.
« La sécurité des États européens et de leurs citoyens présuppose de traiter l’immigration illégale et de protéger les frontières extérieures ici en Grèce », a ajouté Tákis Theodorikákos auprès de la vingtaine d’émissaires étrangers présents.
Enfin, depuis 2019 et l’arrivée au poste de Premier ministre de Kyriákos Mitsotákis avec la volonté de mettre fin au laxisme migratoire dans le pays, la nouvelle politique a fini par se révéler payante puisque le nombre de migrants arrivant en Grèce a chuté de manière spectaculaire au cours des années 2021 et 2022, comme l’a souligné le ministre grec des Migrations Notis Mitarakis le 17 janvier dernier.
Crédit photo : capture YouTube (photo d’illustration)
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Une réponse à “Grèce. Contre l’immigration clandestine, Athènes va presque doubler la longueur de sa clôture métallique à la frontière turque”
l’important c’est de ne pas accepter qu’ils puissent s’installer, expulsion automatique ! quand on veut, on peut, mais quand on n’a pas de courage…