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Figure de la Tradition à Nantes et de la résistance catholique, l’abbé Guépin est décédé subitement ce 7 février, une semaine avant ses 72 ans. Les obsèques sont prévues ce samedi 11 février à 9 heures, en sa chapelle du Christ Roi, rue d’Allonville, qu’il desservait depuis juin 1980. Il sera ensuite inhumé au cimetière de la Bouteillerie, situé un peu plus au nord.
Né le 13 février 1951 au Busseau, aux confins des Deux-Sèvres et de la Vendée, quatrième d’une famille de 8 enfants, il a été élève à la Péraudière, puis est entré au séminaire d’Ecône peu après son ouverture, en 1971. Après sa prise de soutane, il fait son service militaire chez les parachutistes, puis revient achever son séminaire où il est ordonné en juin 1977 – il restera proche de deux autres séminaristes ordonnés la même année, les abbés Coiffet et Bonneterre, ce dernier sera un emblématique desservant de la FSSPX à Nantes.
Après son ordination, il dessert la communauté de fidèles attachée au rite traditionnel à la Mongie, près de Bordeaux, mais quitte la FSSPX par conviction non una cum – sédévacantiste – en 1980, avec l’abbé Belmont, et peu après l’abbé Seuillot. En juin 1980, après trois mois aux Etats-Unis, l’abbé Guépin s’installe à la chapelle du Christ Roi à Nantes, rue d’Allonville.
L’abbé Guépin rachète au franc symbolique la chapelle Notre-Dame des Dons (XVe) à Treillières, alors en ruines et la restaure ; avait fondé une communauté religieuse à Saint-Aubin des Châteaux près de Châteaubriant ; il desservait aussi un foyer et une communauté religieuse à Montauban-de-Bretagne (35), des fidèles à la Baule (44), en Vendée et aux confins de la Bretagne et de l’Anjou. Après le rachat du bâtiment qui abritait la chapelle du Christ Roi en 2012 par la communauté, il l’a complètement restaurée.
Depuis septembre 2021 il avait un vicaire, l’abbé Henry de la Chanonie. C’est ce dernier qui prend la suite des dessertes assurées par l’abbé Guépin.
L’abbé Guépin entretenait une dévotion très fervente pour sainte Jeanne d’Arc, et comme aumônier du cercle national des combattants (CNC), allait chaque année sur l’île d’Yeu célébrer une messe pour l’anniversaire de la mort du maréchal Pétain et le repos des morts des deux guerres mondiales. Chaque année, il rendait aussi hommage au roi martyr Louis XVI, et après la messe du souvenir, allait sur la place Louis XVI avec ses fidèles lire son testament et déposer une gerbe.
Figure de la résistance catholique, il était en 1985 à la prière publique organisée devant le Katorza contre la projection du film Je vous salue Marie de Godard, et en 2021 avec les catholiques nantais qui empêchèrent, la veille de l’Immaculée conception, un concert profanatoire à Notre-Dame de Bon Port. « Sur les marches de l’église, sous les huées du public et de l’extrême-gauche qui essayait de forcer le passage en criant »à mort les curés », avec son vicaire, il récitait les paroles de l’acte de réparation solennel, avec un jeune homme pourvu d’une bonne voix qui en reprenait les paroles », se rappelle un de nos lecteurs qui était sur place.
Ouest-France lui rend ce 8 février l’hommage du vice à la vertu : «opposé à l’avortement, au dialogue interreligieux ou encore à la Séparation de l’Eglise et de l’Etat, il rejetait en bloc la société d’aujourd’hui, qu’il jugeait décadente et le criait parfois haut et fort ».
En mars 2020, il fut un des rares ecclésiastiques à estimer que la messe primait sur la dictature sanitaire, et à maintenir ses messes, dans sa chapelle, sans en changer les horaires, malgré les pressions du pouvoir et les délations. « A ce moment, il y avait des gens qui faisaient 100 kilomètres pour venir à sa messe, et pourvoir communier. L’abbé Guépin disait, lui, qu’il avait parcouru près de 8000 kilomètres en voiture lors de ce premier confinement, pour porter les secours de son ministère », se remémore un de ses fidèles occasionnels.
Louis-Benoît Greffe
Crédit photo : DR
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3 réponses à “Nantes : rappel à Dieu de l’abbé Philippe Guépin”
Monsieur l’Abbé Guépin était un saint prêtre et un excellent sujet de la France, Royaume de Jésus et Marie.
Que Jésus et Marie l’accueillent en Paradis.
Un « saint prêtre » en effet, que cet abbé Guépin, charitable et miséricordieux . J’ai le souvenir d’une de ses interventions en 1988 lors d’un diner du Cercle National Santé animé par le docteur Bachelot alors député
Front National. Il interrompit l’orateur quand celui-ci évoquait la pandémie du SIDA. Se levant, éructant presque, l’index tendu vers le conférencier : » il ne faut pas soigner les malades du SIDA car c’est dieu qui les a ainsi puni de leur infamie » !
Merci Monsieur l’Abbé ! Reposez en Paix. R.I.P. Je ne vous connaissais pas mais je vous aimais pour votre charisme et vos positions si franches et si honnêtes. J’espère de tout mon coeur que la Très Sainte Trinité vous a accueilli avec joie.