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La tentative de meurtre d’un officier de police de haut rang en Irlande du Nord a été planifiée et exécutée conjointement par des membres de la Nouvelle IRA et un gang de loyalistes trafiquants de drogue. Le gang a fourni les armes utilisées lors de l’attaque, qui avait été planifiée depuis des mois, et des informations sur le ciblage de l’inspecteur principal John Caldwell.
Quatre hommes restent en détention en relation avec la fusillade. Dix coups de feu ont été tirés sur M. Caldwell, dont quatre l’ont touché au torse. Il était en train de charger du matériel dans le coffre de sa voiture après une séance d’entraînement avec les moins de 15 ans de Beragh Swifts lorsque deux hommes armés se sont approchés de lui.
Selon des témoins oculaires, il a crié « cours » à son jeune fils, qui était avec lui à ce moment-là, avant de tenter de s’enfuir, la plupart des coups de feu l’ayant touché dans le dos. Il est toujours dans un état critique mais stable à l’hôpital.
Huit personnes ont été arrêtées en relation avec la fusillade jusqu’à présent. Quatre sont des républicains dissidents bien connus dans le comté de Tyrone et de la région de Belfast. Les quatre autres sont issues de la communauté protestante, bien qu’elles aient des liens de longue date avec des membres du groupe dissident. Au moins un d’entre eux a d’anciens liens avec les paramilitaires loyalistes. Un autre est lié par mariage à un républicain dissident de haut rang.
Les suspects sont connus pour avoir eu des relations avec le groupe dissident New IRA depuis de nombreuses années.
Les policiers pensent qu’ils ont agi dans le cadre d’une entreprise commune avec le gang terroriste et ont fourni les armes utilisées dans les attaques passées. La police a déclaré : « À ce stade, nous ne sommes pas en mesure de commenter davantage les spécificités des armes utilisées. Les deux hommes armés qui ont tiré sur le commissaire Caldwell étaient membres de la Nouvelle IRA. Cependant, aucun des deux n’avait été impliqué dans une fusillade telle que celle d’Omagh auparavant. On pense que leur inexpérience a sauvé la vie de M. Caldwell, la majorité des tirs l’ayant manqué alors qu’il tentait de s’enfuir »
En Irlande du Nord, la loi sur le terrorisme permet à la police de détenir des suspects jusqu’à 14 jours sans inculpation si des prolongations régulières sont demandées. Elle ne permet pas aux suspects d’être libérés sous caution dans l’attente d’une enquête plus approfondie. Bien que les quatre hommes arrêtés aient été libérés sans condition en raison de l’impossibilité de verser une caution en vertu de la loi sur le terrorisme, ils restent des suspects.
La victime, le policier Caldwell a précédemment dirigé des enquêtes sur les républicains dissidents et sur la grande criminalité impliquant des gangs du crime organisé.
Il est de plus en plus courant en Irlande du Nord que des membres de gangs républicains et loyalistes, dont certains se servent de ces étiquettes politiques et militantes pour se livrer à du racket et du trafic de drogue tout en terrorisant leurs communautés respectives, s’allient pour mettre en oeuvre leurs activités criminelles. A la clé, une explosion de la consommation de drogue dans les communautés ouvrières (mais pas que) du Nord, aussi bien chez les Républicains que chez les Unionistes. Face à ce fléau, des groupes communautaires s’organisent, et critiquent une certaine forme de passivité des autorités à mettre fin à la criminalité organisée.
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