Vivre ensemble et politique bisounours : des femmes archéologues en débardeurs insultées par les habitants du 93

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Alors que l’utilisation du burkini fait toujours autant de bruit et que les médias le considèrent comme une libération de la femme, en Seine Saint-Denis, des archéologues travaillant sous chaleur en short et en débardeur sont insultées et huées dans le silence de ces derniers. Le sexisme, tant décrié de nos jours, serait-il à géométrie variable ? C’est ce que le traitement de la nouvelle semble indiquer. Et le vivre-ensemble s’effrite chaque jour… à considérer qu’il ait jamais fonctionné.

Les faits

Dans le centre-ville de Saint-Denis, de vastes fouilles archéologiques sont menées. Sur un site de plus de 5 000 m2, naturellement, des femmes aussi travaillent. Cependant, ce « naturellement » qui semble couler de source ne l’est pas pour tout le monde : les archéologues féminins se sont plaintes d’avoir été victimes d’insultes à caractère sexiste et autres obscénités : leur tenue estivale composée de débardeur et de jambes découvertes, dérange. Pire, certains habitants jugent indigne et indécent que des femmes exercent un métier où il faut souvent se baisser ou s’accroupir et le leur ont fait savoir au son de « ce n’est pas un travail pour femme ». Ces dernières n’accusent pas seulement les riverains mâles, des habitantes du quartier aussi les auraient injuriées.

Dans une vidéo sur Cnews, un passant interviewé met en cause le caractère religieux de l’affaire, dans une ville, rappelons-le, qui a changé de population à force d’immigration.

 

Politique bisounours

Alors, pour tenter de mettre un terme aux insultes et de permettre ces professionnelles d’œuvrer en paix, la mairie a fait installer des affiches invitant au respect :

« Adoptez le bon comportement.

Nous vous demandons de respecter le travail

des femmes archéologues qui travaillent

chaque jours sur ce chantier de fouille.

Nous vous rappelons que tout manque

de respect à leur égard fera l’objet

d’une dénonciation et de poursuites,

comme le prévoit la loi. »

Affiches arrachées et jetées par terre !

Les choses semblent s’être calmées depuis. Grâce à « l’action » des pouvoirs publics ? Il ne nous est pas dit si le harcèlement a pris fin car les riverains se seraient habitués, ou si les archéologues ont modifié leurs tenues, ou si une bâche a effectivement été placée sur les grilles du chantier comme certains médias l’affirment.

Mais cela n’est pas sans rappeler l’agression d’une jeune fille de 19 ans, défigurée à coups de tessons de bouteilles récemment à Toulouse par quatre « jeunes », filles et garçons confondus, parce que sa tenue vestimentaire était jugée trop succincte. « Malheureusement encore une fois des maghrébins et pourtant j’en suis aussi une et ça me déchire le cœur de devoir dire que ce soit des gens de ma communauté qui ont fait ça » s’est elle plainte le 20 juillet sur Twitter.

« Saint-Denis bashing »

Au micro de France Inter, Oriane Filhol, adjointe au maire en charge des droits des femmes, a quant à elle, dénoncé des « propos racistes, islamophobes » tenus sur les réseaux sociaux à l’encontre des habitants de Saint-Denis. Cette dernière, ne voit rien d’autre dans le harcèlement, les insultes et les obscénités reçus par des femmes en débardeurs qu’un « sexisme ordinaire », « très représentatif ce qui se passe tout le temps, avec des hommes qui commentent la tenue des femmes ». Regrettant que « la fachosphère s’en empare, et explique tout par le fait que c’est un territoire qui serait islamisé. Alors que le sexisme est un problème universel. »

En attendant, en France en 2023, sur un des hauts lieux de sa glorieuse histoire, les institutions doivent intervenir pour protéger des femmes et les permettre d’exercer leur profession. Mais le heurt entre des civilisations qui n’ont pas la même conception de la femme ne doit surtout pas être mis en cause.

Audrey D’Aguanno

Crédit photo : Capture d’écran CNews (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2023, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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8 réponses à “Vivre ensemble et politique bisounours : des femmes archéologues en débardeurs insultées par les habitants du 93”

  1. Hadrien Lemur dit :

    Encore et toujours le même refrain de la soi-disant « fachosphère » qui récupèrerait l’incident. Mais que dire de la « merdeauxyeuxsphère » qui veut toujours innocenter ses petits protégés alors que tout le monde constate que ce genre de chose n’arrivent qu’avec la concentration d’une certaine population ? Bien sur que le sexisme existe partout mais là où ça peut se régler généralement avec une baffe dans la gueule, il n’en vas pas de même lorsque c’est un précepte religieux.

  2. Le Celte dit :

    Ça vous étonne !
    Les Français à géométrie variable tentent d’imposer ce qu’ils veulent.
    Un jour pour mon travail j’ai été dans ce secteur .
    Trois personnes de la minorité intrusive m’ont dit « casse toi le Gaulois  » et m’ont menacé, j’ai répondu je suis Celte et je t’emmerde.
    J’ai défait ma ceinture et j’ai claqué la gueule du plus virulent , ces deux copains sont partis en courant .
    Un passant à appelé la police, mon genoux et mes 110 kg étaient en appuit entre ces omoplates.
    Les FDO ont trouvés dans sa sacoche du stup , un couteau .
    Une autre fois c’est à la Porte de la Chapelle au niveau de Maréchaux un racisé voulait une cigarette ( pretexte) que je n’avais , pareil menaces le malheureux à finit la tête la première dans un mur.
    Mauvais choix !

    • kaélig dit :

      Le celte applique les méthodes qui étaient en usage par nos parents dans les années 1950-60, et ça marchait…Les p’tits cons étaient vite mâtés. Les villageois avaient leur propre police citoyenne.

    • xavier dit :

      t’as bien fait !!

  3. Le Celte dit :

    Cette anecdote dit long sur la conduite de certains hommes à l’encontre des femmes.
    J’étais à Slough en Angleterre, je cherchais où se trouvait mon client.
    Je me suis arrêté pour demander à une dame , elle n’a pas eut le temps de répondre elle a prit une gifle par un homme. Ça été instinctif j’ai mis une baffe monumentale à cet individu.
    Cette dame était d’origine Pakistanaise et selon leur mœurs elle n’avait pas le droit de me parler .
    L’idiot qui l’a agressé était son cousin.
    La police est arrivée et j’ai expliqué la situation. Pour ma chance le policier était d’origine Indienne ( les Pakis et les Hindous ne s’aime pas ) le Pakistanais à menti sur le déroulé de la scène manque de chance j’ai deux caméras sur les véhicules que j’utilise et de plus il y a des caméras de vidéo surveillance dans cette rue et il a finit au poste de police.
    Même sans plainte il a dû prendre pour son grade .
    En GB la police et la justice font leur travail consciencement.
    Il est temps de faire le ménage et apprendre à ces connards qu’il faut respecter les femmes .
    Oui j’ai une fâcheuse tendance à me trouver face à des imbéciles, des connards, des crétins sans cervelle et mon gros problème je ne pas rester sans rien faire.

    • Franck dit :

      Bonne méthode, après dans ce cas les 110 kg sont un atout. Les gens n’ont pas compris que l’on était en guerre.

  4. patphil dit :

    elles auraient du se vétir d’une burqa, comme en afghanistan et même rester chez elles plutot que d’aller travailler! le vivre ensemble n’est qu’une invention, un slogan pour blancs naifs

    • Jean dit :

      Ce sont les connards de blancs dont tu parles qui ont invente cette connerie du vivre ensemble perso je ne fréquente pas les QI de moules qu ils ont en général

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