Pendant ce temps-là, le génie organisationnel de l’Homme blanc… [L’Agora]

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Les migrants sont toujours issus, dit-on, de pays terrifiants. Il y fait trop chaud, trop froid, il y a des lions qui mangent le monde et des guerres atroces. Le migrant est donc immanquablement une victime des conditions de vie infâmes qu’il subit héroïquement. Ah là là… Et d’ailleurs, d’une manière ou d’une autre, l’Européen est toujours un peu responsable de son malheur. Il « pille » ! En fait, il faut dire la vérité à tous les culs blancs : Si le Nigéria est une gigantesque poubelle, c’est la faute de Marcel Delmas, garagiste à Tarascon ! Et le pire c’est que dans 2000 ans, ce sera toujours sa faute !

Pourtant, le fait de vivre dans un milieu hostile réussit plutôt bien à certaines populations qui ont la particularité d’être toujours… blanches. Pour égayer votre semaine avec une rubrique bonne humeur, Breizh-Info vous fait découvrir quelques paradis où s’épanouit le génie organisationnel des Blancs.

1/ ORANIA (Afrique-du-Sud). Communauté 100% blanche en plein désert du Karoo, endroit pratiquement privé d’eau. Les habitants d’Orania ont choisi de se couper de l’Afrique du Sud multiraciale qui, comme chacun sait, est un paradis asibonanga. Ayant choisi de vivre entre eux et en afrikaans, la langue des Afrikaaners, ils veulent surtout que personne ne vienne les faire chier dans leur bout de toundra. Spécialisée dans la culture des noix de pécan bio, Orania ne demande rien à l’Etat et vit dans le selfwerksaamheid  (l’autosuffisance) tout en ayant un des niveaux d’éducation (en afrikaans exclusivement !) les plus élevés d’Afrique du Sud et d’Afrique tout court.

2/ TRISTAN DA CUNHA (Océan Atlantique). « L’île de la désolation » est l’endroit le plus isolé au monde. A l’est, Le Cap en Afrique-du-Sud (2790 km), à l’ouest le Brésil (3222 km), entre les deux : les vents de l’Atlantique ! 244 personnes vivent à Tristan da Cunha en presque totale autonomie. La première autorité compétente (l’île est sous contrôle britannique) est à 2420 km au nord-nord-est dans l’île de Sainte-Hélène, où est mort Napoléon, là où son fils Léon lui a crevé le bidon.

Après une éruption volcanique dans les années 60, les Tristanais furent évacués en Angleterre mais, lassés de la société de consommation et des Rolling Stones, ils organisèrent eux-mêmes leur rapatriement alors que les autorités voulaient les garder. Si nos Maliens pouvaient prendre exemple…. En 2001, un ouragan dévaste l’île. En 2008, la conserverie de homard est en feu. Rien à foutre, les Tristanais rebâtissent !

La population est composée de Blancs, descendants de paysans anglais, de français, d’italiens et d’autrichiens plus quelques ancêtres métis et de vigoureux marins naufragés qui en avaient sûrement plein les douilles. Les habitants de Tristan da Cunha n’émigrent pas, ne commettent pas d’actes de délinquance (il y a un seul policier qui ne branle rien) et ne coûtent pas grand chose à la couronne britannique vu qu’ils sont largement autonomes, une usine de langouste employant pratiquement tout le monde (il n’y a pas de chômage sur l’île).

Seul problème : ça picole dur à Tristan da Cunha.

3/ OÏMIAKON (Russie). La ville la plus glagla du monde. Il fait rarement au dessus de 0°c même si certains jours d’été, le thermomètre peut monter jusqu’à 30°c. L’hiver, par contre, les écoles restent ouvertes, même quand le mercure descend à -55°c, le record enregistré étant tout de même de -72°c. Les habitants sont souvent obligés de mettre des masques pour sortir, non pas à cause de la grippe 19 mais en raison de la température de l’air absorbé. S’il n’était pas filtré et réchauffé, il gèlerait dans les poumons ! Pourtant, une population d’un millier de Blancs (avec quelques Asiatiques sibériens) continue d’y vivre. Personne ne couine et ne vient barboter dans les eaux de Lampedusa. Au contraire, tout ce petit monde travaille avec force et empressement pour la très grande gloire de la sainte Russie.

4/ ILES FEROË & ISLANDE (Danemark et Pays indépendant). Qui peut m’indiquer quel est le dernier féroïen à avoir été pris en train d’agresser des passants dans les rues d’une grande ville française ? Les îles Féroé, comme l’Islande, certaines îles irlandaises ou écossaises sont aussi extrêmes que bien des coins du Mali ou du Congo. Et là-bas, il n’existe aucune mine de diamant ou de terres rares et la nature est loin d’être une richesse. Pourtant, les locaux s’en sortent sans ne rien demander à personne. Les îles Féroé demandent d’ailleurs leur indépendance et l’Islande n’a obtenu son indépendance qu’en 1918 (et encore, ils étaient toujours sous domination danoise jusqu’en 1944 !) Est-ce que les descendants d’Islandais installés aujourd’hui au Danemark font chier le monde et réclament des réparations ? Non, parce que les Vikings ne sont pas de pleurnicheurs et quand ils émigrent, ce qui est rare, ils n’emmerdent personne.

5/ ISRAËL (Pays indépendant). Israël organise des élections démocratiques, connaît l’alternance, a un niveau de vie 5000000 fois supérieur à ses voisins, ne vit pas sous assistance extérieure permanente et les Israéliens n’émigrent pas, ils importent même des Juifs d’ailleurs !

A comparer avec les 23 pays arabes environnants où il y a pourtant les mêmes déserts… au-delà des postures idéologiques, la réalité est souvent cruelle !

Sur les bords du Zambèze ou dans le centre-ville de Dakar, qu’on ne vienne pas me dire que la vie est intrinsèquement plus difficile que dans ces riantes contrées ! Partant, on pourrait peut-être conseiller aux populations blanches vivant dans des conditions extrêmes de venir donner quelques leçons de développement endogène aux immigrés pleurnichants se bousculant à l’entrée de nos pays… Cela nous coûterait moins cher que de leur offrir des motopompes et des écoles depuis 60 ans !

Mais ne serait-ce pas perçu comme une odieuse initiative dictée par la « supériorité blanche » ?

Anne-Sophie Hamon

[email protected]

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5 réponses à “Pendant ce temps-là, le génie organisationnel de l’Homme blanc… [L’Agora]”

  1. Hadrien Lemur dit :

    Superbe article bourré d’humour.

  2. Laurent Pottier dit :

    Juste un petit défaut technique. Anne-Sophie s’est un peu emmêlée dans la géographie : Tristan da Cunha est à l’OUEST de l’Afrique du sud et à l’EST du Brésil pas l’inverse !

    • Franck dit :

      Elle a peut-être confondu avec les bouées de navigation rouges ou vertes qui voient leurs couleurs s’inverser dans l’hémisphere Sud. Mais on lui pardonne, son talent peut l’affranchir de cette érreur

  3. Hadrien Lemur dit :

    Ce qui semble un peux dingue et paradoxal c’est qu’au plus fort de l’hiver ces habitants du patelin de Sibérie orientale peuvent trouver une sensation de chaleur en s’allongeant dans leur congélo !

  4. Arthur dit :

    excellent texte !

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