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L’UFAP – un des syndicats de la pénitentiaire – présente le budget de l’administration pénitentiaire en 2024 et les créations d’emploi prévues. Il suffit de comparer les sommes et les emplois prévus aux programmes budgétaires 303 (asile et immigration) et 104 (intégration et accès à la nationalité française), qui augmentent d’ailleurs de 6% et tutoient les 1.9 milliards d’euros, pour comprendre aisément où sont les priorités du gouvernement… alors qu’un détenu sur quatre est de nationalité étrangère.
Le budget de l’administration pénitentiaire se monte à 3.9 milliards d’euros mais n’augmente pas. Donc, en période d’inflation, il baisse. Il est prévu de créer 599 emplois : « 208 emplois de personnels de surveillance pour les nouvelles structures et établissements, 217 emplois de personnels de surveillance pour les PREJ (reprise de l’intégralité des établissements encore sous compétence FSI, circulaire de 2017), 3 emplois à l’ENAP ; 22 emplois pour les SSI, rattrapage de 149 emplois non pourvus en 2023 (dont 62 pour les surveillants, nous n’avons pas de détail pour les 87 emplois restants) ». Les salaires étant peu attirants – comme le métier et les conditions de travail – il est fort à parier que nombre de ces 599 nouveaux emplois ne seront pas pourvus cette année aussi.
Pour la sécurisation des prisons, la faiblesse des sommes allouées – c’est à peine plus que ce que la ville de Nantes compte dépenser pour la rénovation de la place de la Petite Hollande (70 millions d’euros) laisse présager que là aussi, il y a d’autres priorités pour les politiques.
« 29 millions € pour le déploiement des dispositifs de brouillage et de détection des communications illicites, 3 millions € pour la lutte contre les drones, 18,3 millions € pour la dotation progressive des personnels en système SAGEO, 10 millions € pour améliorer les systèmes de sureté informatique, 4 millions € pour la généralisation des caméras individuelles pour les personnels de surveillance, 14,4 millions € pour l’achat d’équipements ».
La mise en place dudit système SAGEO – des téléphones géolocalisés, robustes, reliés par Wifi et équipés d’une alarme, traîne depuis le printemps 2021, entre défauts des téléphones, batteries pas assez autonomes, manque de Wifi dans les prisons et les tribunaux, et autres problèmes techniques – sans oublier les craintes des syndicats quant au bon usage de la géolocalisation des agents en temps réel. Elle semble néanmoins décoller après l’annonce du remplacement de l’appareil originellement prévu par un Crosscall Z5 doté d’une batterie portative à coller derrière l’appareil.
Louis Moulin
Crédit photo : DR
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6 réponses à “Prisons : 84 millions d’euros pour le renforcement de la sécurité et 599 emplois”
1 étranger sur quatre en comptant les français d e papier on va dire en gros 3 sur 4 non ? , maintenant si le s salaires n’attirent pas , je conseille de les proposer aux taulards qui se surveilleront eux meme ! (elle est pas bonne mon idée !??)😁
Et si on expulsait les délinquants de tout bord au lieu de les garder, avec déchéance de nationalité ?
Trop difficile ?
Les finances de la France sont dans le rouge foncé…il serait temps d’arrêter d’augmenter le déficit !! Non??
Les expulser ou les foutre au travail 8h / jour avec pelle et pioche le long des routes, sous haute surveillance ?
Tout est dans le commentaire de DANY.
Je ne saurais dire mieux.
Mais il y a des pays qui ne les veulent pas et qui ne les reconnaissent pas comme leurs ressortissants.
Alors qu’est-ce qu’on en fait ? On les met aux requins ?
Si on renvoyait dans »leur » pays les prisonniers d’origine étrangère…cela libèrerait des places dans nos prisons!…Les musulmans de nos anciennes colonies ont chassé TOUS les non-musulmans de leur pays natal et…maintenant ils encombrent nos prisons et les lits de nos hôpitaux!…